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Warriors – Lakers : Stephen Curry rassure son équipe

La saison des Golden State Warriors s’ouvre dans un mélange de soulagement et de fragilité. Soulagement, parce que Stephen Curry sera bien là pour défier les Los Angeles Lakers. Fragilité, parce que tout le reste de l’effectif ou presque ressemble déjà à un bulletin médical.

Annoncé incertain après s’être blessé lors d’un entraînement ouvert au public, Curry figurait d’abord comme « probable » sur le rapport des blessures. Une heure avant l’entre-deux, la nouvelle tombe : disponible. Pour Golden State, c’est plus qu’un simple feu vert, c’est une bouffée d’oxygène.

Curry, frayeur et dénouement

La scène avait fait trembler la Bay Area. Lors de cette séance ouverte aux fans au Chase Center, Stephen Curry quitte le parquet en boitant après avoir « tweaké » sa cheville droite sur une action sans contact. D’abord, la crainte d’une rechute au genou, déjà responsable de plusieurs absences la saison passée. Puis la clarification.

Steve Kerr rectifie rapidement : ce n’est pas le genou, c’est la cheville. Et surtout, le message qui compte : « he’s fine », assure-t-il aux journalistes. Le diagnostic ne change pourtant pas l’inquiétude de fond. Sans Curry pour démarrer l’année, la saison aurait pris une tout autre tournure.

Les heures précédant l’opener contre les Lakers entretiennent le suspense. Probable, puis finalement déclaré apte juste avant le match, le meneur superstar tient bien sa place dans le cinq de départ. Pour les Warriors, c’est la seule certitude dans un contexte déjà plombé par les absences.

Un cinq de départ bricolé

Le cinq aligné par Steve Kerr pour lancer la saison en dit long sur l’état des troupes : Stephen Curry, De’Anthony Melton, Yaxel Lendeborg, Draymond Green et Gui Santos. Une composition validée sur les réseaux sociaux du club puis confirmée par la ligue.

Ce n’est clairement pas le visage rêvé de Golden State pour une affiche d’ouverture face aux Lakers. On est loin du casting de gala que la franchise avait en tête. Mais avec Curry sur le parquet, le plan de jeu garde un sens, une direction, une identité. Sans lui, la soirée aurait ressemblé à un test de présaison prolongé.

Un rapport d’infirmerie qui fait froid dans le dos

Si le nom de Stephen Curry a disparu de la liste des blessés, celle-ci reste interminable et très lourde en talent.

  • Jimmy Butler et Moses Moody sont forfaits, tous deux touchés au genou et engagés dans des protocoles de longue durée. Aucune date de retour officielle n’est avancée, même si l’espoir demeure de les revoir en cours de saison.
  • Brandin Podziemski, fraîchement prolongé, manque lui aussi à l’appel pour cette première. Le jeune arrière souffre du dos. Rien d’alarmant à long terme selon le staff, mais assez pour l’écarter de ce choc d’ouverture.
  • Charles Bassey, lui, est stoppé net par un problème au genou. Un nom de plus sur une liste déjà bien trop fournie.

Et puis il y a le dossier le plus sensible : Kristaps Porziņģis. L’intérieur reste écarté pour une durée indéterminée, toujours perturbé par les effets persistants du syndrome POTS diagnostiqué il y a quelques saisons. Le club a pris la parole avant le début de l’exercice : le Letton a manqué le camp d’entraînement et les cinq premiers matches de présaison, puis a rencontré le general manager Mike Dunleavy et le responsable de la performance, le Dr Rick Celebrini, au centre d’entraînement. Le contenu précis de cet échange reste confidentiel, mais le verdict est clair : Porziņģis reste indisponible, sans calendrier de retour.

Des rumeurs de transfert ont récemment circulé autour de son avenir. La franchise les a sèchement démenties. Pour l’instant, le projet se construit avec lui… mais sans lui sur le terrain.

Une équipe entre deux mondes

Dans le scénario idéal, Jimmy Butler, Brandin Podziemski et Kristaps Porziņģis rejoignent un jour le cinq majeur aux côtés de Curry. Sur le papier, le potentiel saute aux yeux. Sur le parquet, rien n’est garanti, ni le timing, ni la capacité de tous à enchaîner.

En attendant, Golden State avance avec ce qu’il a, sous les projecteurs d’un opening night face aux Lakers, coup d’envoi à 19h, heure de la côte Ouest, retransmis sur ESPN. Curry est là, Draymond Green aussi, et autour d’eux, des rôles à saisir, des responsabilités à assumer.

La saison commence avec un frisson évité de justesse et une question simple, mais lourde : combien de temps les Warriors pourront-ils tenir dans cette ligue impitoyable sans être, enfin, au complet ?