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Vinicius, le rendez-vous manqué du Barça avant le Clásico

À l’heure où le Barça de Hansi Flick s’apprête à jouer un Clásico qui peut sceller le titre, une confession du passé revient comme un boomerang en Catalogne. Josep Maria Bartomeu, ancien président blaugrana, a reconnu que le club avait eu Vinicius Junior entre les mains. Ou presque.

Un accord de principe… puis le coup de massue

Bartomeu l’a raconté à ESPN Deportes : le Barça avait avancé ses pions très tôt, alors que Vinicius brillait encore au Brésil avec Flamengo. Le club avait identifié l’ailier comme l’un des plus grands talents de sa génération et avait décidé d’attaquer fort, avant que la planète football ne se jette sur lui.

Les dirigeants catalans ont rencontré la famille, les représentants, posé les bases d’un accord. Un accord de principe, validé des deux côtés. Le Barça pensait tenir sa future star de couloir.

Puis Madrid est arrivé.

Le Real a frappé plus fort, plus vite, avec une offre supérieure. Flamengo a donné son feu vert en mai 2017, pour un joueur de 16 ans dont le transfert ne serait officialisé qu’à ses 18 ans, en juillet 2018. Bartomeu le reconnaît sans détour : le Barça avait fait une grande partie du chemin. Le Real a pris la route de la gloire.

De promesse brésilienne à arme fatale du Real

La suite appartient déjà à l’histoire récente. Vinicius s’est imposé comme l’un des joueurs majeurs du Real Madrid, l’un de ceux qui changent le destin d’un match en un dribble, une accélération, une frappe.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 372 matches avec l’équipe première, 127 buts, 100 passes décisives, toutes compétitions confondues. Une production offensive de très haut niveau, au cœur d’une ère jalonnée de Liga et de Champions League.

Son empreinte la plus marquante reste ce but unique en finale de Champions League 2022 face à Liverpool, celui qui offre le trophée au Real et consacre définitivement son passage du statut de grand espoir à celui de star mondiale. Ce soir-là, au Stade de France, le Barça a sans doute repensé à ce fameux « accord initial » perdu dans les méandres d’une négociation.

Le Clásico, un miroir cruel pour Barcelone

Ironie du calendrier : c’est au moment où le Barça peut conclure une Liga maîtrisée que ressurgit cette histoire de transfert avorté. L’équipe de Hansi Flick compte 11 points d’avance en tête du championnat, avec quatre journées à disputer. Un point lui suffit pour être sacrée.

Ce point, les Catalans peuvent aller le chercher face au Real Madrid, au Camp Nou, avec en face d’eux un Vinicius devenu le visage de tout ce qu’ils ont raté sur le marché des transferts ces dernières années.

Le décor est parfait. Ou impitoyable, selon le camp.

Le Barça arrive lancé, sûr de sa force collective, en position de conclure sa saison domestique devant son public. Le Real, lui, se présente avec un joueur que son rival avait ciblé, approché, quasiment sécurisé, avant de le voir filer à la dernière seconde.

Si Vinicius venait encore à frapper dans un match de ce poids, au moment où Barcelone peut décrocher le titre, la question résonnerait avec encore plus de force en Catalogne : combien de temps le club paiera-t-il ce rendez-vous manqué avec celui qui est devenu l’un des attaquants les plus redoutés d’Europe ?