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Van Dijk prévient Liverpool : le chaos arrive avec Araujo

Liverpool aborde la trêve internationale invaincu, porté par un succès étriqué mais précieux (1-0) sur la pelouse de Bournemouth. Neuf points sur neuf, une solidité retrouvée, un prêt qui ressemble déjà à un coup de maître : Ronald Araujo s’est fondu dans le onze comme s’il avait toujours porté le maillot rouge.

Virgil van Dijk, lui, voit plus loin. Il savoure, mais il sait ce qui arrive.

Araujo, faux latéral, vraie assurance

Au Vitality Stadium, le capitaine de Liverpool n’a pas cherché à minimiser l’impact de son nouveau partenaire de défense. Arrivé en prêt de Barcelona, Ronald Araujo a été aligné côté droit, loin de sa zone de confort habituelle dans l’axe. Le rendu, pourtant, frôle le sans-faute.

« C’est un grand joueur. Je ne pense pas qu’il ait été capitaine de Barcelona par hasard. C’est un joueur fantastique. Ce n’est pas un arrière droit de formation, mais il a comblé ce poste de la meilleure manière possible, et je suis content pour lui », a souligné Van Dijk, cité par le *Liverpool Echo*.

En quelques rencontres seulement, l’Uruguayen s’est imposé comme une présence rassurante, rugueuse dans les duels, propre dans les sorties de balle, disciplinée dans son couloir. Une pièce ajoutée tardivement au puzzle, mais déjà essentielle dans une défense en reconstruction.

Van Dijk l’a rappelé : « Ça a été quelques semaines intenses pour lui, donc j’espère que pendant cette trêve internationale, il pourra se reposer un peu avant que le chaos ne commence à notre retour. C’est le travail de toute l’équipe, mais évidemment, il a été excellent jusqu’ici. »

Le mot est lâché : chaos.

Un calendrier infernal pour Liverpool

À la reprise, Liverpool va plonger dans un mois démentiel. Neuf matchs en 29 jours, trois compétitions, des affiches à haute tension à la chaîne.

Au programme, des confrontations avec chacune des équipes actuellement dans le top 4 de Premier League, plus un déplacement brûlant à Istanbul pour y défier Fenerbahce en Champions League. Un enchaînement sans filet, sans véritable fenêtre pour souffler, où chaque rotation comptera et où chaque kilomètre dans les jambes se paiera.

Et pour Araujo, le repos espéré par Van Dijk ne viendra pas.

Araujo, la trêve… sans pause

L’Uruguayen ne va pas poser les crampons. Il a été convoqué avec la sélection uruguayenne pour une tournée de matches amicaux en Asie : Japon jeudi, Corée du Sud lundi prochain, puis Inde le 6 octobre. Trois rencontres, trois voyages, des milliers de kilomètres à avaler.

Autrement dit, le « petit peu de repos » espéré par son capitaine n’existera pas. Sauf si son sélectionneur décide de le ménager sur la dernière affiche, Araujo reviendra à Liverpool avec une charge physique et mentale déjà lourde, à la veille d’un bloc de rencontres qui ne pardonnera rien.

Entre le 11 octobre et le 8 novembre, avec notamment la réception de Man City à Anfield et un déplacement piégeux à Crystal Palace, chaque détail comptera. Et chaque joueur frais fera la différence.

Van Dijk, soldat du calendrier… mais pas dupe

Virgil van Dijk a choisi de poursuivre l’aventure avec les Pays-Bas sous les ordres de Xavi, nouveau sélectionneur. Il reste un cadre incontournable de sa sélection, mais ne cache plus son agacement face à l’inflation des matches au plus haut niveau.

Le défenseur néerlandais s’est déjà exprimé à plusieurs reprises sur la charge démesurée imposée aux joueurs : multiplication des compétitions, formats élargis, étés surchargés, saisons sans réel temps mort. Le mois qui attend Liverpool illustre parfaitement ce qu’il dénonce.

Le club de la Mersey devra espérer que tous ses internationaux reviennent indemnes de cette trêve. Pas de blessure, pas de coup de fatigue majeur, pas de mauvaise surprise à l’autre bout du monde.

Car à Anfield, au retour de la pause, il ne sera plus question de gestion tranquille ou de rodage. La saison va accélérer brutalement. Araujo, Van Dijk et les autres le savent : les semaines qui arrivent diront vite si ce Liverpool-là a les épaules pour tenir la cadence d’un calendrier devenu presque inhumain.