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Tzolis s'impose chez Arsenal face à Vinicius Jr

L’été d’Arsenal a déjà pris une tournure singulière. Le club discute en coulisses d’un transfert qui ferait exploser tous les records de la Premier League, mais sur le terrain, c’est un ailier grec de 24 ans, arrivé pour 34 millions de livres, qui occupe la scène. Tzolis n’a pas l’intention de se laisser happer par le vacarme autour de Vinicius Jr. Il a un autre plan : s’installer, vite, et durablement, sur le côté gauche de l’attaque d’Arteta.

Lui, ne regarde ni les rumeurs ni les gros titres. Il regarde le terrain. Il le dit sans détour : il ne se projette pas sur ce que le club pourrait décider à son poste, il pense à « s’améliorer et se poser le plus vite possible » dans ce nouvel environnement. Il sait qu’il a un luxe rare à ce niveau : une préparation complète avec le groupe, des matches amicaux pour se montrer, puis les rendez-vous officiels qui décideront de son statut réel dans l’effectif.

La pression, il la transforme en opportunité. Selon lui, c’est « une chance de jouer directement dès le début » et ensuite, ce sera « à lui » de prouver ce qu’il peut apporter. Il se dit sûr de lui, persuadé qu’il montrera ses qualités dans les prochains matches. Le ton est posé, mais le message est clair : quiconque arrivera, il ne lâchera pas sa place facilement.

Vinicius Jr et la Concurrence

Pendant que Tzolis construit patiemment sa légitimité, les dirigeants d’Arsenal travaillent sur un dossier d’une tout autre dimension. Le club londonien cible Vinicius Jr, avec un prix évoqué à 150 millions d’euros, un montant qui pulvériserait le record de la ligue. Mikel Arteta se serait personnellement impliqué, discutant directement avec l’international brésilien pour lui présenter son projet et la place qu’il lui réserve dans son système.

Le contexte à Madrid ouvre une brèche. Au Bernabéu, un bras de fer contractuel s’installe, et la direction de Real Madrid envisagerait de vendre le joueur de 26 ans plutôt que de le voir partir plus tard pour une somme inférieure. Arteta, lui, joue la carte de la discrétion en public. Il admet que le club reste actif sur le marché, sans jamais prononcer le nom de Vinicius. Les rumeurs enflent, mais à Londres, un autre ailier marque déjà des points.

Car Tzolis n’a pas perdu de temps pour envoyer un message. Pour sa première apparition avec Arsenal, il a trouvé le chemin des filets lors d’une victoire 4-1 face à Girona. Un but, une prestation pleine de justesse, et un impact immédiat sur le vestiaire. Arteta, interrogé après la rencontre, n’a pas caché sa satisfaction devant l’intégration express de sa recrue grecque.

L’entraîneur met en avant la manière dont Tzolis s’est adapté « au club, à l’équipe », et surtout la connexion qu’il a déjà nouée avec « les garçons » du vestiaire. Il prévient les supporters : ils vont aimer ce joueur « très direct », qui joue « les yeux rivés sur le ballon », capable de se lier au jeu et d’occuper les mêmes zones qu’un Leo Trossard, avec lequel il partage plusieurs caractéristiques. Arteta insiste aussi sur son éthique de travail et sa faim. Un joueur qui arrive « avec tellement de faim » et pour qui ce transfert ressemble à un rêve. Arsenal, dit-il, est là pour l’aider à le prolonger.

Un Retour Attendu

Pour Tzolis, ce n’est pas une découverte totale du football anglais, mais une revanche. Il a déjà goûté à la Premier League avec Norwich City, où il a justement fait ses débuts dans le championnat face à Arsenal en 2021. Cette première expérience n’a pas suffi à l’installer dans la durée au plus haut niveau, mais elle l’a façonné. Il assure aujourd’hui qu’il n’est « plus le même joueur » que lors de son passage à Norwich, qu’il le sent « dans son corps » et dans son « état d’esprit ».

Il mesure parfaitement l’ampleur du défi. Rejoindre un club qui se présente comme « l’un des meilleurs du monde » n’a rien d’anodin. Cela le rend « très heureux », dit-il, mais surtout « plus affamé » pour continuer à se développer. Il est convaincu d’être « dans le bon club » pour atteindre « le plus haut niveau » et ne cache pas sa détermination à saisir cette chance.

Son discours tranche avec l’agitation qui entoure le dossier Vinicius. Là où le Brésilien cristallise toutes les spéculations, Tzolis parle de progression, de travail quotidien, de décision mûrie après Norwich. Il estime avoir fait « le bon choix » en construisant sa carrière pas à pas avant de revenir en Premier League. Désormais, il se sent « prêt » pour ce championnat, prêt à prouver qu’il est « capable » d’y exister pleinement.

Une Hiérarchie à Redéfinir

Arsenal, de son côté, se retrouve face à un luxe rare : la possibilité de recruter une superstar mondiale tout en découvrant qu’un ailier déjà sous contrat semble décidé à bousculer la hiérarchie. Si le club parvient à arracher Vinicius à Madrid, la concurrence sur l’aile gauche deviendra féroce. Si le deal échoue, Tzolis aura une autoroute devant lui pour imposer son nom. Dans les deux cas, il a déjà choisi son camp : celui de ceux qui ne regardent pas les gros titres, mais le ballon.