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Tresoldi hésite entre l'Allemagne et l'Italie : un choix difficile

Le cœur de Tresoldi balance : l’attaquant repousse son choix entre l’Allemagne et l’Italie

Le bras de fer va durer. Une année de plus, au minimum. L’un des talents les plus prometteurs d’Europe, Tresoldi, a décidé de repousser sa décision finale concernant sa sélection A. Pas de bascule immédiate vers la DFB ou la FIGC : à 22 ans, le buteur veut d’abord aller au bout de l’aventure avec l’Allemagne U21, jusqu’à l’Euro 2027, avant de trancher entre les deux géants.

Un cœur coupé en deux

En Belgique, il empile les prestations de haut niveau. En Europe, il s’est déjà fait un nom sur la scène de la Champions League. Mais dans sa tête, rien n’est clair. Interrogé par Sky Germany, Tresoldi n’a rien caché de la tempête intérieure qui l’accompagne.

« Mon cœur est 50:50. Les deux pays comptent beaucoup pour moi », a confié l’attaquant, lucide sur l’ampleur du choix qui l’attend.

Né en Sardaigne, enfance en Italie, puis départ pour l’Allemagne à 13 ans : sa biographie raconte parfaitement ce tiraillement. Il ne s’agit pas seulement de passeport ou de filiation. C’est une vie partagée entre deux cultures, deux hymnes, deux identités footballistiques.

« Ce n’est pas juste que mon père vient d’Italie. Je suis aussi né là-bas, j’ai grandi là-bas », rappelle-t-il.

L’Italie n’est pas un simple souvenir de vacances. C’est une partie de lui.

Klopp, le sélectionneur qui parle comme un père

L’affaire a pris une autre dimension quand un certain Jürgen Klopp est entré dans la danse. Le nouveau patron de la Mannschaft ne s’est pas contenté d’un simple coup de fil protocolaire. Il a pris le temps. Il a pris les mots justes. Il a pris Tresoldi au sérieux.

L’attaquant raconte des échanges profonds, loin des discours standardisés.

« Nous avons eu de bonnes conversations. J’ai expliqué ma situation à Kloppo, et il l’a comprise. C’est une grande personne. Ce n’était pas une conversation entraîneur-joueur, mais comme une conversation père-fils. Il m’a dit que la porte serait toujours ouverte pour moi », a dévoilé Tresoldi.

Dans la bouche d’un jeune joueur, ce genre de phrase pèse lourd. Klopp sait qu’il tient peut-être là un futur cadre de la sélection. Un joueur déjà testé au plus haut niveau européen, capable d’apporter immédiatement une dimension offensive supplémentaire. Son message est clair : pas de pression, mais une invitation permanente.

L’Allemagne pose ses cartes sur la table, avec tact et ambition.

Mancini répond, l’Italie insiste

Face à cette offensive allemande, l’Italie ne reste pas immobile. Roberto Mancini, nouveau sélectionneur de la Nazionale, a lui aussi pris son téléphone. Même cible, même enjeu : ramener Tresoldi vers ses racines, vers l’azzurro.

Le buteur ne joue pas sur deux tableaux, il assume une ligne de conduite unique.

« Je lui ai dit la même chose qu’à Klopp », explique-t-il. Même transparence, même discours, même délai.

La FIGC sait qu’elle ne part pas de zéro. Le lien affectif avec l’Italie est profond, presque organique. Et si Tresoldi possède aussi une éligibilité pour l’Argentine via sa mère, le duel, pour l’instant, se joue à deux. Allemagne contre Italie. Nord contre Sud. Rigueur contre passion, pour caricaturer.

Les deux sélectionneurs ont compris une chose : la décision ne se gagnera pas à coups de promesses creuses, mais sur la capacité à respecter le temps et le cheminement du joueur.

L’Allemagne U21 comme refuge… et laboratoire

En attendant, Tresoldi a choisi son présent. Il s’appelle Antonio Di Salvo, il porte le maillot de l’Allemagne U21 et il vise l’Euro 2027. Le jeune attaquant veut aller au bout de cette aventure avant de tourner la page des sélections de jeunes.

« Je porte le maillot de l’Allemagne avec fierté, je suis très heureux d’être ici. Je veux encore jouer l’Euro ici. Après, nous verrons comment les choses évolueront », affirme-t-il.

Le message est limpide : l’engagement actuel est total, la réflexion sur l’avenir reste ouverte. La DFB peut compter sur lui dès maintenant, sur le terrain. La FIGC, elle, doit accepter de patienter.

Ce samedi, Tresoldi est attendu de retour sur la pelouse avec la sélection d’Antonio Di Salvo pour affronter la Lettonie U21 dans un match clé des qualifications à l’Euro. Une bonne nouvelle pour un groupe en quête de certitudes et de leaders offensifs.

Chaque but, chaque appel, chaque performance en U21 sera désormais scruté sous un autre prisme : celui d’un joueur qui sait qu’il joue aussi, quelque part, son futur maillot national.

Une décision reportée, pas esquivée

Repousser, ce n’est pas fuir. En annonçant qu’il ne tranchera qu’après l’Euro U21 2027, Tresoldi s’offre un espace rare dans le football moderne : du temps. Le temps de grandir, de sentir ce qui résonne le plus fort en lui, de voir comment évoluent les projets allemand et italien.

Entre la porte « toujours ouverte » de Klopp et l’appel du sang lancé par Mancini, le duel ne fait que commencer. La prochaine fois qu’il entendra un hymne national dans un grand stade, lequel chantera-t-il vraiment, du fond du cœur ?