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Trent Alexander-Arnold parle de son retour à Anfield après la perte de Diogo Jota

Trent Alexander-Arnold est revenu à Anfield avec un autre maillot sur le dos, celui du Real Madrid. Mais derrière le choc visuel, derrière les sifflets polis et les applaudissements reconnaissants, il y avait surtout autre chose : le besoin de dire au revoir.

L’ancien latéral de Liverpool a confié que ce retour sur les bords de la Mersey, après son transfert au Real Madrid en 2025, lui avait permis de trouver une forme de paix après la mort de son ancien coéquipier Diogo Jota.

L’attaquant portugais a perdu la vie en juillet 2025 dans un accident de voiture en Espagne, aux côtés de son frère Andre Silva. Une nouvelle brutale, tombée alors qu’Alexander-Arnold se trouvait de l’autre côté de l’Atlantique, aux États-Unis, pour disputer la Coupe du monde des clubs.

« Je crois que c’est ça qui a été difficile… traverser ça tout seul », a-t-il confié au Sunday Mirror. « Tous les autres qui le connaissaient depuis aussi longtemps étaient tous ensemble. »

Isolé, à distance du vestiaire où Jota avait laissé une empreinte profonde, Alexander-Arnold a dû continuer à jouer. Sans le groupe, sans Anfield, sans cette bulle si particulière qui entoure Liverpool dans les moments de choc.

« C’était difficile, et devoir continuer à jouer des matchs alors qu’ils étaient si loin, c’était dur », explique-t-il. « Mais revenir à Anfield, pouvoir aller au stade et déposer des fleurs, ça m’a vraiment aidé à trouver cette forme de clôture. »

Cinq saisons côte à côte

Trent Alexander-Arnold et Diogo Jota ont partagé cinq saisons sous le maillot de Liverpool. Cinq années de vestiaire, d’entraînements, de voyages, de buts et de blessures aussi, avant que l’international anglais ne rejoigne le Real Madrid en 2025.

Le lien entre les deux hommes dépassait largement le cadre du terrain. « On se parlait tous les jours », raconte Alexander-Arnold. Tous les jours, comme une routine, un fil invisible entre un latéral formé au club et un attaquant venu du Portugal, rapidement adopté par Anfield.

Il se souvient surtout de ces périodes de rééducation où les deux joueurs, blessés en même temps, se sont retrouvés à lutter côte à côte pour revenir plus vite, plus forts.

« J’ai été blessé plusieurs fois en même temps que lui, on faisait nos séances pour revenir ensemble, et on était tous les deux très compétitifs », détaille-t-il. Les deux hommes se lançaient des défis, transformant les exercices en duels permanents. « On avait toujours, vous savez, différentes compétitions entre nous. C’est ce genre de souvenirs que je garderai tout près de moi. »

Puis vient le portrait, simple, sans fioritures. « C’était vraiment un bon gars. Il était très honnête. C’est l’une des meilleures qualités que quelqu’un puisse avoir. Il travaillait dur. Il aimait ce qu’il faisait, et c’était un immense homme de famille. »

Anfield se souvient

Le club, lui, n’a pas laissé la mémoire de Jota s’effacer. En juillet, à la veille du premier anniversaire de la tragédie, Liverpool a inauguré un mémorial permanent à Anfield en hommage à Diogo Jota et à son frère.

L’œuvre, baptisée « Forever 20 », porte le numéro qu’arborait l’attaquant. Signée par la sculptrice Emma Rodgers, elle s’articule autour d’un cœur en mouvement, une référence directe à la célébration de buts de Jota, ce geste devenu familier pour le Kop.

Dans un communiqué, Liverpool a décrit « Forever 20 » comme « un symbole permanent d’amour, d’unité et de souvenir, et un lieu où chacun peut réfléchir, se souvenir et rendre hommage ».

Pour Alexander-Arnold, ce n’est pas seulement une sculpture. C’est un point de ralliement. Un endroit où un ancien de la maison, désormais au Real Madrid, a pu déposer des fleurs, prendre un instant, et laisser Anfield l’aider à tourner une page qu’il n’avait pas pu refermer à distance.