Trabzonspor vise Darwin Nunez pour reformer le duo avec Salah
Trabzonspor a lancé un énorme pari. Selon le journaliste turc Yagiz Sabuncuoglu, le club de la mer Noire a trouvé un accord avec Darwin Nunez. Reste maintenant à convaincre Al-Hilal, et c’est là que le dossier se corse.
Le club saoudien a déboursé 53 millions d’euros pour l’arracher à Liverpool l’été dernier. Le buteur uruguayen est sous contrat jusqu’en 2028, et Al-Hilal n’a aucune raison de brader un joueur qu’il considère encore comme un actif majeur. Sabuncuoglu ne dévoile pas le montant réclamé, mais il ne sera pas symbolique.
Sur le plan salarial, le choc est tout aussi violent. Nunez touche environ 15 millions d’euros nets par an en Arabie saoudite. Trabzonspor, troisième de la dernière Süper Lig, ne peut monter qu’à huit millions annuels. Pour rallier le bord de la mer Noire, l’Uruguayen devra accepter de perdre gros sur sa fiche de paie.
Mis au frigo à Al-Hilal, Nunez cherche une porte de sortie
Paradoxalement, Al-Hilal n’est pas fermé à une vente. Le club est même « complètement ouvert » à un départ, tant la situation sportive de Nunez s’est dégradée.
Tout a basculé au début du mois de février, avec l’arrivée de Karim Benzema. En raison de la règle stricte sur le nombre d’étrangers en Saudi Pro League, Al-Hilal a dû sacrifier un joueur dans sa liste pour le championnat. Le choix est tombé sur Nunez, brutalement écarté du groupe pour les compétitions domestiques.
La suite ressemble à une longue traversée du désert. L’attaquant n’a disputé que deux rencontres de plus en AFC Champions League jusqu’à la mi-février. Depuis, plus rien. Six mois sans le moindre match officiel, alors qu’il restait sur des statistiques honorables : neuf buts et cinq passes décisives en 24 apparitions pour Al-Hilal.
Salah, Nunez, et l’ambition de faire trembler Istanbul
À Trabzon, le décor serait radicalement différent. Nunez y retrouverait une vieille connaissance : Mohamed Salah. Les deux hommes ont partagé l’attaque de Liverpool entre 2022 et 2025, avant de se séparer. L’Égyptien vient tout juste de rejoindre Trabzonspor libre, accueilli comme une superstar après son départ d’Anfield.
Imaginer Salah et Nunez sous le même maillot, cette fois en Turquie, a de quoi électriser tout un club. Avec ce duo, Trabzonspor veut s’attaquer au pouvoir des géants d’Istanbul, menés par le champion en série Galatasaray, et viser un premier titre de Süper Lig depuis 2022.
Le plan des dirigeants est clair : privilégier un prêt avec option d’achat pour Nunez. Une formule qui limiterait le risque immédiat pour Trabzonspor tout en laissant une porte ouverte à un transfert définitif. Reste à savoir si Al-Hilal acceptera un montage de ce type, alors que le club saoudien peut légitimement espérer un gros chèque sec.
Un transfert qui ferait entrer Nunez dans un club très fermé
Au-delà de l’aspect sportif, le dossier touche aussi à l’histoire du marché des transferts. Si l’indemnité atteint le niveau attendu, Darwin Nunez rejoindrait un cercle ultra-restreint : celui des joueurs ayant dépassé les 200 millions d’euros de transferts cumulés dans leur carrière.
À ce jour, 184 millions d’euros ont déjà été dépensés pour l’Uruguayen. Il lui manque au moins 16 millions pour franchir cette barre symbolique et devenir seulement le neuvième joueur de l’histoire à y parvenir.
Le décor est planté, les protagonistes sont en place. D’un côté, un attaquant en manque de terrain mais encore en pleine force de l’âge, 27 ans. De l’autre, un club turc prêt à bousculer la hiérarchie nationale, armé de Mohamed Salah et peut-être bientôt de Darwin Nunez.
Reste une question brûlante : Al-Hilal laissera-t-il filer un tel actif pour relancer une carrière à l’arrêt… et réveiller un prétendant au trône de Turquie ?




