Slovénie – Écosse : Pocognoli lance une nouvelle ère
Une nouvelle ère commence pour l’Écosse. À Ljubljana, face à la Slovénie en Nations League, les Tartan Army découvrent ce que vaut vraiment la révolution annoncée par Sébastien Pocognoli.
À 39 ans, l’ancien international belge a été choisi à contre-courant pour succéder à Steve Clarke, parti après une sortie de route en phase de groupes de Coupe du monde. Un départ amer, une nomination surprise, et un message clair : tourner la page, vite.
Un sélectionneur, une promesse : du jeu vers l’avant
Pocognoli n’a pas mis longtemps à imprimer sa marque. Pour cette campagne de Nations League – avec la Slovénie, la Suisse et la Macédoine du Nord au programme – il a convoqué un groupe largement remanié, chargé de relancer une Écosse redescendue en League B.
Son discours est sans détour : plus d’énergie, plus d’intensité, un jeu sur le front du terrain. L’objectif dépasse largement ce mois de septembre. Tout converge déjà vers l’Euro 2028, que l’Écosse co-organisera et qu’elle veut aborder autrement que comme simple figurante.
Mais avant les grandes ambitions, il y a un premier test, concret, samedi à 14h (heure britannique) à Ljubljana. Le match sera diffusé sur BBC One, avec une prise d’antenne à 13h45.
Une Écosse décimée mais rajeunie
Le décor est posé, mais la liste des absents rappelle la dureté du haut niveau. Scott McTominay, Che Adams, Lawrence Shankland ne sont pas là. Kieran Tierney et Kenny McLean ont eux aussi quitté le rassemblement. Et l’ombre de Lyndon Dykes, homme de confiance de Clarke, plane encore sur un secteur offensif à reconstruire.
Pocognoli, lui, ne recule pas. Il ouvre grand la porte.
Oli McBurnie, l’attaquant de Hull City, signe son retour en sélection et peut disputer son premier match avec l’Écosse depuis 2021. À ses côtés, une vague de nouveaux visages : Stephen Welsh (Swansea), Colby Donovan (Celtic), Luis Binks (Brondby), Luke Graham (Stoke), Josh McPake (Hearts) et Robbie Ure (Sevilla) reçoivent tous leur première convocation.
Ce ne sont pas de simples figurants. McBurnie et Ure peuvent être propulsés d’entrée en attaque, tant les absences devant sont nombreuses. Derrière, Welsh et Binks ont une vraie chance de s’installer tout de suite dans une défense remodelée, possiblement articulée en défense à trois.
Un groupe neuf, des automatismes à créer, une identité à imposer. C’est risqué. C’est aussi le prix d’un vrai renouveau.
Une Slovénie privée de son arme principale
En face, la Slovénie n’arrive pas au complet non plus. Benjamin Sesko, attaquant de Manchester United, manque à l’appel, toujours gêné par un problème au tibia. Une absence majeure pour les locaux, qui perdent leur point de fixation et leur principal finisseur.
L’Écosse ne s’en plaindra pas. Dans un match où tout est nouveau pour elle – le sélectionneur, les hommes, le projet de jeu – chaque détail compte.
Le coup d’envoi d’un cycle
Nations League ou pas, ce rendez-vous dépasse le simple cadre d’un match de septembre. Pocognoli joue déjà une partie de sa crédibilité, son groupe joue sa place dans le futur, et le pays scrute la moindre séquence pour deviner ce que sera cette Écosse version 2028.
À Ljubljana, ce n’est pas seulement une compétition qui redémarre. C’est une équipe qui tente de se réinventer, en direct, sous les yeux de toute une nation.



