Simone Inzaghi et son Al-Hilal : un plan offensif sur le flanc gauche
Simone Inzaghi trace déjà les lignes de son Al-Hilal. Et elles passent clairement par le côté gauche.
Vendredi soir, au SHG Arena, le technicien italien a vu son équipe dominer le derby de Riyad face à Al-Shabab (2-0) et enchaîner une cinquième victoire consécutive en Saudi Roshn League. Mais derrière ce succès, c’est surtout un plan offensif qui se dessine, avec une idée forte : associer Gabriel Martinelli et Crysencio Summerville.
Martinelli–Summerville, un duo pensé pour le flanc gauche
Interrogé sur la répartition des rôles entre les deux recrues, Simone Inzaghi n’a pas laissé de place au doute : il veut les voir ensemble, capables d’alterner et de déstabiliser les défenses, en particulier sur le côté gauche.
Martinelli a effectué ses débuts avec Al-Hilal en entrant en cours de jeu lors de ce derby remporté 2-0. Utilisé d’abord à droite, il a ensuite glissé à gauche après l’entrée de Sabri Dahl. Un premier aperçu de la rotation que prépare l’Italien.
À la question de savoir lequel des deux, entre Summerville et Martinelli, occupera le couloir droit lors des prochaines rencontres, Inzaghi a répondu que les deux pouvaient évoluer sans difficulté de ce côté. Il a détaillé avoir lancé Martinelli à droite avant de le repositionner à gauche, et annoncé qu’ils seraient régulièrement intervertis lors des matches à venir.
Un mercato encore ouvert, la défense en chantier
Si le secteur offensif semble riche et modulable, la ligne arrière reste la principale préoccupation du coach. Simone Inzaghi l’a répété : le marché des transferts est toujours ouvert et la direction sportive s’active pour combler les manques derrière.
Il a insisté sur un besoin clair en défense, notamment dans le couloir droit, tout en saluant le travail déjà effectué en coulisses. Al-Hilal est en tête du championnat, mais la marge de sécurité derrière est fine.
Le casse-tête du poste de latéral droit
Le poste de latéral droit concentre une bonne partie des soucis. Inzaghi parle d’une vraie difficulté à ce niveau. Il suit Mohammed Mahzari depuis la saison dernière et estime que ce dernier a largement compensé les manques à ce poste. L’entraîneur n’a pas ménagé ses éloges, décrivant un joueur qui donne absolument tout.
Le staff attend aussi le retour de Hamad Al-Yami, tandis que Sabri Dahl est progressivement préparé pour occuper ce rôle de latéral droit, alors que son poste naturel reste celui d’ailier droit. Une adaptation forcée par les circonstances, mais assumée.
Gestion des corps et défense sous tension
La gestion physique de l’effectif devient cruciale. La sortie de Hassan Tambakti a pu inquiéter, mais Simone Inzaghi a clarifié la situation : de retour d’une blessure de deux mois, le défenseur n’avait que cinq séances d’entraînement dans les jambes. Il souhaitait déjà jouer face à Al-Ahli, il a finalement débuté contre Al-Shabab, et son remplacement n’était dû qu’à la fatigue.
Autre dossier sensible : la blessure d’Ali Lajami. L’entraîneur espère son retour le plus vite possible. En attendant, il reconnaît une vraie lutte pour tenir la ligne défensive, tout en rappelant qu’il peut aussi compter sur Meshaal Al-Dawood pour couvrir ce secteur.
Un leader au classement, mais sous pression
Face à Al-Shabab, Inzaghi a mis en avant la concentration et l’entrée de match de son équipe. Al-Hilal a imposé son rythme, contrôlé l’atmosphère de la rencontre et répondu présent malgré l’énergie laissée lors du choc précédent contre Al-Ahli. En face, l’adversaire proposait une vraie densité au milieu et en attaque, ce qui donne encore plus de valeur à ce succès.
Avec cette cinquième victoire de rang, Al-Hilal caracole en tête de la Saudi Roshn League avec 15 points, trois longueurs devant Al-Nassr. Et pendant que le rival se prépare à un clasico piégeux face à Al-Ittihad, Simone Inzaghi, lui, avance avec une idée fixe : solidifier sa défense, libérer ses ailes, et faire de Martinelli et Summerville les aiguillons d’un leader qui ne veut plus regarder derrière.




