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Simeone face à une crise défensive majeure

Simeone perd son patron de derrière au pire moment

Diego Simeone pensait enfin tenir son Atlético. Des automatismes devant, une arrière-garde stable, une équipe qui commençait à ressembler à ce qu’il réclame depuis des mois. Et c’est précisément là que le sol se dérobe sous ses pieds.

Selon le quotidien espagnol Sport, l’Argentin aborde le choc de Ligue des champions face à Stuttgart avec une vraie crise à gérer. Non plus dans les trente derniers mètres, où il avait longtemps tâtonné, mais au cœur de ce qui fait son identité : la défense.

De la disette offensive à la tuile défensive

Le début de saison avait déjà obligé Simeone à des choix forts. Incapable de trouver la bonne formule offensive, il avait dû « sacrifier » Lookman pour tenter de redonner de la cohérence à son attaque. Les buts tardaient, les solutions aussi.

Puis la machine s’est mise à tourner. Les performances se sont enchaînées, l’équipe a retrouvé de l’allant, et une ligne défensive s’est imposée comme une évidence : Grimaldo, Hancko, Romero, Pubill. Un quatuor solide, lisible, auquel le coach accordait une confiance totale.

Quand Simeone changeait quelque chose derrière, il touchait rarement à l’axe. Il se contentait de faire souffler ses latéraux : Pubill laissé au repos avec Marcos Llorente à droite, Grimaldo relayé à gauche par Daniel Martinez. Le cœur de la défense, lui, ne bougeait pas.

Cuti, le leader tombé à Espanyol

Tout a basculé lors d’un match âpre face à Espanyol. Une rencontre étouffante, finalement arrachée par un but d’Alex Baena dans les derniers instants. Victoire précieuse, mais victoire empoisonnée.

Cristian « Cuti » Romero y a laissé une blessure musculaire. Diagnostic : une dizaine de jours d’arrêt. Conséquence immédiate : forfait pour le déplacement en Allemagne contre Stuttgart, où il devait encore mener la ligne défensive.

Le coup est rude. L’ancien joueur de Tottenham s’était imposé comme le véritable patron de l’arrière-garde. Quelques jours plus tôt, il avait déjà offert trois points à son équipe au stade Mendizorroza, en signant le but de la victoire dans les dernières minutes face au Deportivo Alavés. Défenseur, buteur, leader : Romero cochait toutes les cases.

Une absence courte, mais lourde

Son absence ne se limite pas à la scène européenne. Cuti manquera aussi la rencontre de samedi au Metropolitano contre le Deportivo La Coruna. Atlético espère le récupérer une semaine plus tard, au stade Ciutat de Valencia, à condition que la cicatrisation se déroule sans accroc.

Le club refuse de prendre le moindre risque. Romero est devenu l’un des éléments les plus importants de l’effectif, et personne ne veut compromettre sa saison pour quelques jours gagnés sur le calendrier.

L’idée est claire : le remettre à 100 % pour la séquence la plus brutale qui attend les Rojiblancos. Deux rendez-vous qui peuvent redessiner leur saison.

Bayern, Barça : la vraie ligne de crête

Le 3 novembre, Atlético défiera le Bayern Munich en Ligue des champions. Cinq jours plus tard, ce sera Barcelona en Liga. Deux affiches qui pèsent lourd, sportivement comme symboliquement.

Simeone sait que ces matchs-là ne pardonnent rien. Il veut son patron de défense sur le terrain, pas à l’infirmerie. Cuti, lui, vise déjà cette semaine-là, déterminé à être prêt pour affronter les plus grands.

Reste une question, simple et tranchante : sans son leader défensif, Atlético saura-t-il tenir jusqu’à ce que Romero revienne reprendre le contrôle de la ligne de fond, là où se joue souvent le destin d’une saison ?