Shankland et Nedeljkovic : Les Nouveaux Défis des Rangers
Derek McInnes ne doute pas. Lawrence Shankland restera, selon lui, une pièce maîtresse des Rangers, qu’il débute les matches ou non.
Shankland, brassard en jeu mais statut intact
L’attaquant écossais a suivi son entraîneur de Hearts à Ibrox cet été, emportant avec lui le brassard de capitaine qu’il portait déjà sous les ordres de McInnes à Édimbourg. À Glasgow, même rôle, mêmes responsabilités. Mais pas encore les mêmes sensations.
Le buteur n’a pas vraiment décollé à Govan. Dimanche, lors du large succès 5-1 en League Cup contre St Mirren, il a commencé sur le banc. Sur le terrain, c’est le milieu Nico Raskin qui a hérité du brassard. Un détail pour certains, un débat tout trouvé pour d’autres.
McInnes, lui, coupe court :
« J’ai dit à Lawrence, être capitaine ne garantit rien, et il l’a accepté. Il ne va pas taper du pied pour ça. Il faut bien un capitaine de club et, pour avoir déjà travaillé avec lui, c’est un capitaine brillant et un garçon brillant. »
Le message est clair : le statut ne protège pas des choix sportifs, mais il ne retire rien à l’influence du joueur dans le vestiaire.
« Les gens peuvent trop analyser ça. Tu veux que ton capitaine ait une grande influence sur et en dehors du terrain, et je crois que Lawrence aura ça. Pour moi, ce n’est même pas une question, même si je comprends que certains y voient plus. »
Entré en seconde période contre St Mirren, Shankland n’a pas ajouté à son unique but sous le maillot des Gers, un penalty inscrit face aux Polonais de Jagiellonia en qualification de l’Europa League. Les chiffres sont maigres, la confiance de son coach, elle, ne bouge pas.
« Quand tu as un joueur comme Lawrence, qui connaît la surface de réparation et sait marquer, je ne m’en fais pas trop, insiste McInnes. Il est trop bon pour ne pas marquer régulièrement. Il l’a montré en Premiership avec ses vingt et quelques buts par saison à Hearts. Parfois, on surjoue ces choses-là. Pour moi, il faut juste le laisser jouer son football naturel. Les meilleurs attaquants ont ce côté instinctif, tout paraît fluide. Je n’ai aucun doute, il fera bien ici. »
Jeudi, contre Jablonec à Ibrox en barrage aller de l’UEFA Conference League, Shankland jouera peut-être encore avec la pression d’un buteur attendu. Mais certainement pas avec celle d’un brassard remis en cause par son entraîneur.
Nedeljkovic, onzième pièce du puzzle de McInnes
La journée n’a pas tourné qu’autour du numéro 9. Les Rangers ont officialisé l’arrivée de Kosta Nedeljkovic, prêté par Aston Villa avec obligation d’achat. Le latéral droit serbe de 20 ans devient la onzième recrue estivale de McInnes.
Le couloir droit était une priorité identifiée dès la préparation.
« C’était un poste ciblé dès le début, explique le coach. On a étudié plusieurs options. Le club dépendait beaucoup de Dujon, qui a un historique de blessures, donc on voulait un profil différent de latéral. »
Nedeljkovic arrive pour bousculer la hiérarchie et se mesurer à Dujon Sterling et Ross McCrorie. Un vrai duel à trois pour verrouiller le flanc droit.
McInnes apprécie déjà le profil de son nouveau défenseur :
« J’ai une haute opinion de Dujon, mais avec Kosta tu obtiens un joueur similaire à Vanja Dragojevic au milieu, transposé au poste de latéral : une vraie énergie, de l’athlétisme, la capacité à avaler les mètres sur le côté. Il montre de la qualité et une vraie envie de jouer ce rôle. En tant que jeune joueur, il aura encore des choses à améliorer, mais on a hâte de l’aider à se développer. »
Entre un capitaine en quête de buts et un latéral prêt à se faire une place, McInnes façonne peu à peu son Rangers. Les questions autour du brassard peuvent bien tourner. Sur le terrain, ce sont les performances de Shankland et l’intégration express de Nedeljkovic qui diront jusqu’où ce groupe peut aller cette saison.




