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Sandro Tonali au cœur d'une bataille entre Arsenal, Tottenham et City

Sandro Tonali, nouvel épicentre d’un mercato déjà électrique, se retrouve au cœur d’une bataille de prestige entre les géants de la Premier League. À deux ans de la fin de son contrat à St James’ Park, le milieu italien voit son avenir à Newcastle United s’entourer d’un léger brouillard… et attirer les prédateurs.

Arsenal, Tottenham, City : la chasse est ouverte

Selon Fabrizio Romano, Tottenham Hotspur s’est invité dans un casting déjà relevé, aux côtés de Manchester City et Arsenal. Roberto De Zerbi, fraîchement installé sur le banc des Spurs, aurait désigné Tonali comme le profil « idéal » pour faire grimper le club londonien d’un étage dans la hiérarchie anglaise. À Tottenham, on est convaincu que le joueur se montrerait réceptif à l’idée de rejoindre le projet.

Le problème, c’est que Londres n’a pas qu’un seul visage. Au nord, Arsenal garde un œil attentif sur le dossier. Mikel Arteta apprécie ouvertement le joueur, décrit comme une cible de très haut niveau. Mais la note pourrait être salée. D’après The Athletic, tout transfert risque d’être « prohibitivement coûteux » pour les Gunners, malgré leur capacité à dépenser lourd, comme l’a montré l’été dernier.

Manchester City, lui, avance à son rythme habituel : discret, méthodique, mais toujours présent quand un milieu de classe mondiale se met en mouvement. Le nom de Tonali figure dans leur radar, sans que le club n’ait encore dégainé une offre.

Newcastle, vendeur… mais seulement à prix fort

À Newcastle, on ne brade rien. Le club, qui avait déboursé environ 55 millions de livres pour l’arracher à l’AC Milan en juillet 2023, exige aujourd’hui un montant élevé pour envisager une vente. The Athletic parle d’un départ « possible », tout en précisant qu’aucune offre concrète n’a encore atterri sur le bureau des dirigeants.

Plusieurs clubs « d’élite » de Premier League surveillent la situation, Arsenal compris. Mais Newcastle garde la main : le contrat de Tonali, signé pour cinq ans à son arrivée, comporte une option d’extension. The Athletic évoque une prolongation potentielle jusqu’en juin 2030, quand ChronicleLive avance plutôt juin 2029. Quoi qu’il en soit, les Magpies disposent d’une marge de manœuvre confortable.

Tonali calme le jeu, son agent l’ouvre

Au printemps 2026, l’Italien avait d’ailleurs tenté de faire taire les rumeurs. Interrogé par Sky Sports, il posait un discours clair, presque clinique : lorsqu’un joueur performe, les rumeurs de transfert deviennent inévitables, expliquait-il, mais l’essentiel reste de se concentrer « à 100 % » sur le terrain, sans se perdre dans le bruit ambiant.

Son entourage, lui, s’exprime différemment. Son agent, Giuseppe Riso, avait détaillé auprès de Calcio & Finanza les coulisses de son départ en Angleterre. Selon lui, l’opération avec Newcastle s’est imposée parce qu’un club doté de « ressources financières illimitées » avait décidé d’investir massivement sur Tonali. L’idée, résumait-il, était de le voir évoluer dans un championnat d’un niveau supérieur.

Riso allait plus loin : l’objectif, en rejoignant l’Angleterre, consistait à faire de Tonali une « star » mondiale. Il le décrit comme l’un des joueurs italiens ayant la valeur marchande la plus élevée au monde. Un portrait qui colle parfaitement à la situation actuelle : un milieu au sommet de sa courbe, au centre d’un marché où chaque mouvement peut redessiner l’équilibre des forces.

Manchester United en embuscade, mais pas à n’importe quel prix

Dans ce jeu de chaises musicales, Manchester United refuse de rester simple spectateur. Le club suit également Tonali, même s’il ne représente qu’une option parmi quatre dans la short-list de Michael Carrick pour renforcer son entrejeu. Là encore, pas de surenchère publique, mais une présence constante dans les discussions.

Cette concurrence multiple pourrait jouer en faveur de Newcastle, qui sait que plus le nombre de prétendants augmente, plus la valeur perçue de son joueur grimpe. Mais elle complique aussi la donne pour les clubs qui, comme Arsenal, doivent arbitrer entre ambition sportive et gestion fine de leurs finances.

Arteta veut changer de dimension

À Londres, justement, les Gunners se préparent à un nouvel été agité. Malgré près de 250 millions de livres dépensés l’an passé, le club ne compte pas lever le pied. Après la défaite en finale de Ligue des champions face au Paris Saint-Germain, Mikel Arteta avait déjà ouvert la porte à une nouvelle phase de construction.

Le technicien espagnol expliquait vouloir d’abord prendre quelques jours en famille, avant de se plonger dans une revue complète de la saison. Puis, très vite, prendre « des décisions très importantes » pour franchir « un autre niveau ». Il insistait sur trois mots : ambition, rapidité, intelligence. Une feuille de route claire, qui colle parfaitement au profil de Tonali : un joueur capable de hausser le plafond technique et tactique d’une équipe déjà proche du sommet.

Reste une question, et elle est brûlante : qui osera – et pourra – payer le prix fort pour un milieu que Newcastle n’a aucune intention de laisser partir à la légère ? Arsenal pour priver Tottenham d’un renfort majeur, City pour renforcer encore son milieu impérial, ou un quatrième acteur prêt à bouleverser la donne ? La réponse, elle, pourrait bien redessiner une partie de la hiérarchie de Premier League pour les années à venir.