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Samuele Inacio, le pari de Mancini contre la Turkiye

Roberto Mancini a tranché. Pour le match de Nations League de ce soir à Bologne contre la Turkiye, le sélectionneur de l’Italie a réduit son groupe à 23 joueurs… et a décidé d’ouvrir la porte à l’un des noms les plus attendus du moment : Samuele Inacio.

Le jeune talent de Borussia Dortmund, 18 ans, figure pour la première fois de cette trêve internationale sur la feuille de match de la Nazionale. Jusqu’ici, il avait regardé de loin les trois rendez-vous face à la Belgique, la France et la Turkiye à l’extérieur. Cette fois, il est dedans. Dans le vestiaire, dans le groupe, au cœur du projet.

Sept sacrifiés pour un ticket

Mancini disposait de 30 joueurs. Il devait en envoyer sept en tribune pour cette dernière rencontre de la fenêtre internationale. Le couperet est tombé pour Massimo Pessina, Eddy Kouadio, Daniele Ghilardi, Diego Coppola, Samuele Ricci, Rolando Mandragora et Mohamed Alì Zoma, laissés hors de la liste.

Des noms lourds, des profils installés ou en pleine ascension, mais le sélectionneur a choisi une autre voie pour compléter son banc. Une place s’est libérée, Inacio l’a prise.

Le message est clair : Mancini veut voir le gamin de Dortmund au contact de la pression, de la compétition réelle, pas seulement à l’entraînement.

De Dortmund à la Nazionale, un dossier brûlant

On l’a vu cet été sous le maillot jaune et noir de Borussia Dortmund, virevoltant au Signal Iduna Park lors de la Franz Beckenbauer Supercup face au Bayern München. À 18 ans, Samuele Inacio s’est déjà fait une place dans un environnement où la concurrence ne pardonne pas.

La Nazionale l’a déjà testé. En juin, sous les ordres du sélectionneur intérimaire Silvio Baldini, il a connu sa première apparition avec l’équipe A lors d’un match amical. Une entrée discrète sur le papier, capitale dans les têtes.

Capitale, mais pas définitive. Parce que cette unique cape a été obtenue en amical, Inacio reste encore éligible pour le Brésil. Le dossier est sensible, presque politique. Chaque convocation, chaque minute jouée, compte dans la bataille silencieuse que se livrent les deux sélections.

Mancini accélère

Le fait de l’intégrer enfin dans le groupe pour un match officiel de Nations League n’a rien d’anodin. Mancini ne se contente plus de l’observer. Il l’installe dans le décor. Il lui montre le chemin vers un rôle plus concret.

Sur le terrain d’entraînement, le sélectionneur l’a déjà pris sous son aile, le poussant, le testant, l’intégrant aux circuits de jeu des cadres. Le voir aujourd’hui dans les 23 n’est pas un simple geste symbolique. C’est un signal envoyé au vestiaire, et au joueur lui-même : l’Italie compte sur lui.

Reste une question, la seule qui brûle vraiment les lèvres : ce soir, à Bologne, Mancini osera-t-il le lancer pour de bon dans l’arène, ou choisira-t-il de prolonger le suspense autour de l’avenir international de Samuele Inacio ?