Rodri, la priorité de Mourinho pour le Real Madrid
Le dossier Rodri revient au premier plan à Madrid. Mis en pause le temps de boucler l’arrivée de Yan Diomande en provenance de RB Leipzig, il repasse brutalement en tête de liste à Valdebebas. Le transfert du milieu ivoirien est quasiment finalisé, et dès que l’encre sera sèche, la machine merengue se tournera pleinement vers le milieu de Manchester City.
Selon MARCA, le plan est déjà calé : Real Madrid présentera une offre officielle à City juste après la signature de Diomande. Les contacts ont repris, les lignes bougent. Et derrière cette accélération, un homme insiste sans relâche : José Mourinho.
Mourinho a fixé la priorité
Pour le technicien portugais, recruter un milieu cet été n’est pas une option. C’est une obligation. Un « non-négociable », glisse le média espagnol. Dans cette case, un nom domine tous les autres : Rodri.
Le profil du champion du monde colle parfaitement au cahier des charges de Mourinho. Leader naturel, capable d’orienter le jeu, de dicter le tempo, de fermer les espaces tout en offrant une vraie sortie de balle. Un patron de l’entrejeu, pas un simple relayeur de plus.
Longtemps, un obstacle majeur freinait ce rêve : Florentino Pérez lui-même. Le président madrilène était présenté comme le principal frein à l’arrivée de l’Espagnol. Ce verrou a sauté. Pérez a donné son feu vert. À partir de là, tout change : il ne manque plus qu’une offre formelle et un accord avec Manchester City.
City prêt à vendre… au bon prix
Sur le papier, céder Rodri juste après un Mondial bouclé avec un Ballon d’Or de la compétition en poche pourrait passer pour une hérésie sportive. Pourtant, à l’Etihad, les dirigeants regardent un autre paramètre : le contrat.
Le milieu espagnol entre dans sa dernière année d’engagement avec City. Dans ce contexte, le club anglais ouvre la porte à un départ, à condition de toucher une indemnité à la hauteur de son statut. La fourchette est claire : entre 50 et 60 millions d’euros.
À ce prix-là, Madrid estime l’opération abordable pour un joueur capable de devenir le cerveau de l’équipe dès la saison prochaine. C’est l’idée de Pérez et de Mourinho : faire de Rodri le métronome, le point fixe autour duquel tout s’organise.
Un joueur au sommet de son art
Les chiffres de sa dernière saison en Premier League ne racontent qu’une partie de l’histoire. Vingt-et-une apparitions, un but, 1,2 passe clé par match, 90 % de passes réussies. Secs, froids. Mais derrière ces données, il y a l’influence, l’emprise sur le jeu, la capacité à faire respirer une équipe.
Avec la sélection espagnole, Rodri a été le cœur et l’âme du milieu lors du dernier Mondial. Toujours disponible, toujours juste, toujours dans le bon tempo. L’un des meilleurs spécialistes au monde à ce poste, tout simplement.
À Madrid, on le voit déjà en blanc. À City, on sait qu’un départ est possible. Et le joueur, lui, a le regard tourné vers l’Espagne. Son envie de revenir jouer dans son pays pèse lourd dans la balance et devrait faciliter les discussions.
Les prochains jours s’annoncent décisifs. L’offre madrilène arrive, la position de City est connue, la volonté du joueur aussi. Reste une question brûlante : jusqu’où Real Madrid est-il prêt à aller pour offrir à Mourinho le patron de son milieu de terrain ?




