Richarlison, buteur décisif et incertitude pour Tottenham
Tottenham a remporté un amical de prestige à Sydney, 2-1 contre Chelsea, grâce à un but dans le temps additionnel de Richarlison. Un coup de tête rageur, un cri vers le banc, une accolade générale. L’instant ressemble à une déclaration d’amour au club. Pourtant, derrière ce moment de grâce, l’avenir du Brésilien reste totalement flou.
De Zerbi séduit, mais dans le brouillard
À l’Accor Stadium, Roberto De Zerbi n’a pas cherché à maquiller la réalité. Interrogé sur la situation de son attaquant, entré dans la dernière année de son contrat, l’Italien a coupé court à toute certitude.
« Je ne sais pas parce que je l’aime comme joueur et comme personne », a-t-il expliqué. Il insiste sur le personnage avant même de parler du buteur. « Il est incroyable en termes d’attitude et de comportement. Mais, au final, nous devons respecter ce qu’il veut faire. »
Le flou ne vient pas du club. Il vient du joueur lui‑même. Quand la question revient sur la volonté réelle de Richarlison, De Zerbi dépeint un attaquant tiraillé.
Parfois, le Brésilien dit qu’il veut rester. Parfois, qu’il veut partir. Rien de tranché, rien d’explosif non plus. « Nous devons parler de toute façon. Il n’y a aucun problème. C’est un gars adorable », glisse le coach, presque soulagé de rappeler qu’il n’y a ni conflit ni bras de fer, seulement une incertitude qui s’étire.
Un buteur qui a compté dans la tempête
Si De Zerbi s’accroche autant à Richarlison, ce n’est pas par simple affection. C’est sportif, brut, chiffré. Dans une saison chaotique où Tottenham a flirté avec la zone rouge, le Brésilien a planté 12 buts. Pas un détail, pas un hasard.
« Pour moi, il reste un joueur important parce qu’il n’est pas facile de trouver un autre attaquant comme Richarlison », martèle l’Italien. La phrase claque comme un avertissement à quiconque imaginerait le remplacer sans trembler. « Richarlison marque des buts. Il connaît le chemin. Avec un nouvel attaquant, on ne sait pas. »
L’argument est simple : la garantie. Le Brésilien ne vit pas de séries miraculeuses, il vit de réflexes de buteur. « Il a marqué 12 buts la saison dernière, pas par chance mais parce qu’il sait comment marquer », insiste De Zerbi. Dans un effectif en reconstruction, cette certitude pèse lourd.
Un vestiaire derrière lui, un club en plein chantier
À l’intérieur du club, le Brésilien fait l’unanimité. Le coach le répète, presque comme un mantra : tout le monde l’adore. « Les coéquipiers, le club, le staff… parce qu’il travaille dur chaque jour, sérieusement chaque jour, et on ne peut rien lui reprocher sur le terrain. »
Le contraste est saisissant. D’un côté, un joueur apprécié, respecté, décisif. De l’autre, une porte qui reste entrouverte sur un départ possible, alors même que Tottenham vient de signer un mercato record, à hauteur de 237 millions de livres, et ne compte pas s’arrêter là, avec la poursuite de deux nouveaux attaquants.
Le décor est posé : un club qui dépense massivement pour se reconstruire, un entraîneur qui veut garder son buteur, un joueur qui hésite. Et un but, à la dernière minute contre Chelsea, qui rappelle à tout le monde ce que Tottenham risque de perdre s’il finit par choisir de partir.




