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Reece James incertain pour Chelsea contre Everton

La question plane au-dessus de Cobham comme un nuage têtu : Reece James sera-t-il là à Everton samedi midi ? Capitaine, symbole, repère défensif et offensif à la fois, son nom reste entouré d’un point d’interrogation à l’heure où Chelsea prépare son déplacement au Hill Dickinson Stadium.

La semaine dernière, le scénario semblait pourtant idéal. À la veille du large succès 5-1 contre Bournemouth à Stamford Bridge, Xabi Alonso avait dressé la liste des bonnes nouvelles : Joao Pedro, Cole Palmer, Moises Caicedo, Marco Palestra et James, tous déclarés aptes et « prêts à jouer » face aux Cherries. Sur la pelouse, les quatre premiers ont tenu leur rang. James, lui, n’est même pas apparu sur la feuille de match.

Après la rencontre, Alonso a levé le voile : une petite blessure au genou, contractée à l’entraînement la veille du match. Rien de dramatique selon le technicien, mais suffisant pour écarter le capitaine au dernier moment. Depuis, une seule vraie inconnue : ce genou tiendra-t-il à temps pour le coup d’envoi de samedi, à 12h30 (BST) ?

Le manager de Chelsea doit s’exprimer à nouveau lors de sa conférence de presse d’avant-match à Cobham, prévue vendredi après-midi. C’est là que tombera, ou non, le verdict attendu par tout un club.

Henderson bouscule la hiérarchie au milieu

En attendant la décision pour James, Alonso doit trancher ailleurs. Notamment dans ce double pivot au cœur du jeu, où Moises Caicedo reste indiscutable. À ses côtés, les options ne manquent pas : Valentin Barco, Romeo Lavia… mais un homme s’est imposé avec fracas le week-end dernier.

Jordan Henderson, 36 ans, a signé une première à domicile en lettres capitales : deux buts somptueux, une passe décisive, une influence constante. Difficile, dans ce contexte, d’imaginer l’entraîneur renoncer à un tel niveau de maîtrise et d’expérience, surtout dans un déplacement piégeux chez l’équipe de David Moyes. Barco et Lavia devront sans doute patienter encore un peu. Le terrain, lui, parle pour Henderson.

Droite ouverte, concurrence à gauche

Sur le flanc droit de la défense, l’absence possible de Reece James ouvre plusieurs pistes. Alonso peut installer Wesley Fofana dans le couloir ou maintenir sa confiance à Josh Acheampong. Marco Palestra représente une autre solution, en piston droit, un rôle qu’il connaît bien. Pendant la blessure de l’Italien, Pedro Neto occupait souvent ce poste. Palestra revient désormais dans le jeu, avec la possibilité de redonner à ce côté droit une vraie dimension offensive.

En face, sur l’aile gauche, Jorrel Hato vient challenger Pep Chavarria. Deux profils, deux lectures du poste, et une vraie bataille interne pour s’installer durablement dans le onze. Là aussi, le message est clair : personne n’a de garantie.

Un trio offensif installé, des jeunes en attente

Devant, Chelsea ne change pas une formule qui frappe fort. Joao Pedro, Cole Palmer et Morgan Rogers forment ce trio menaçant, fluide, capable de permuter et d’étouffer les défenses par le mouvement. Ils seront encore attendus en première ligne face à Everton, avec la responsabilité de prolonger la dynamique offensive aperçue contre Bournemouth.

Derrière eux, certains talents patientent. Geovany Quenda et Estevao ont très peu joué lors des cinq premiers matches de Premier League cette saison. Alonso ne les oublie pas, mais la hiérarchie actuelle, portée par les performances, laisse peu de place aux expérimentations dans un match à l’extérieur de ce calibre.

Sur l’aile gauche, une absence pèse toujours : Jamie Gittens. Touché à la cheville avec l’équipe d’Angleterre U21, l’ailier reste indisponible pour « quelques semaines », selon les mots de son entraîneur. Un coup dur pour le joueur, mais aussi pour la profondeur offensive des Blues.

Le onze probable et une grande inconnue

À l’heure actuelle, la composition attendue de Chelsea face à Everton s’esquisse ainsi en 3-4-2-1 :

Martinez ; Fofana, Lacroix, Colwill ; Palestra, Caicedo, Henderson, Chavarria ; Rogers, Palmer ; Joao Pedro.

Jamie Gittens est forfait. Reece James, lui, reste classé « incertain ». Un mot, un simple feu vert médical, peut encore tout changer dans le couloir droit et dans le vestiaire.

Reste à savoir si le capitaine sera au rendez-vous pour mener ses hommes dans l’atmosphère toujours électrique du Hill Dickinson Stadium, ou si Chelsea devra une nouvelle fois avancer sans son leader.