Real Madrid et le besoin urgent de Rodri : Zubimendi en ligne de mire
Real Madrid se mord les doigts : avoir laissé filer Rodri leur revient aujourd’hui en pleine figure. Leur milieu, exposé sans pitié face à l’Inter Milan, porte la marque d’une absence criante : celle d’un véritable régulateur, du calibre de celui qui dirige désormais le jeu du côté du Barça.
Le problème saute aux yeux : les adversaires récupèrent trop facilement le ballon, repartent en contre et se créent leurs propres occasions. Thibaut Courtois a évité une punition bien plus lourde. Et tout cela ramène à la même faute de casting : Madrid n’a pas tout tenté pour arracher Rodri.
Le club a préféré se tourner vers un profil plus offensif, Bernardo Silva, que le Barça a finalement recalé. Résultat, Mourinho continue de demander à Tchouaméni, Valverde et Camavinga de lancer le jeu. Trois milieux puissants, dynamiques, mais aucun ne possède la science du contrôle de Rodri.
La construction des attaques reste le chantier ouvert de ce Real. Arda Güler peut dépanner entre les lignes, Trent Alexander-Arnold offrir une solution hybride depuis l’arrière. Ce sont des rustines, pas une réponse structurelle. Rien qui se rapproche de l’impact qu’apporterait un vrai patron du milieu.
Zubimendi, l’occasion à ne plus rater ?
Conscients de cette faille, les dirigeants madrilènes ont déjà commencé à préparer le terrain en vue du mercato d’hiver. L’idée est claire : corriger ce manque à un poste clé. Un nom revient avec insistance, déjà coché l’été dernier et désormais perçu comme une opportunité plus accessible : Martín Zubimendi, aujourd’hui à Arsenal.
En Angleterre, les pronostics se multiplient sur son avenir, et ce n’est pas un hasard. Le rôle du milieu espagnol s’est nettement réduit chez les Gunners : il a débuté les cinq matchs officiels de la saison sur le banc. Le signal le plus fort est venu en Ligue des champions, sur la pelouse du Diego Armando Maradona. Choc face à Napoli, Zubimendi est resté assis presque tout le match, n’entrant qu’à huit minutes de la fin.
Cette lutte pour du temps de jeu ne date pas de ce début de saison. Lors de la finale de Ligue des champions contre le Paris Saint-Germain, il avait déjà passé les 90 minutes réglementaires sur la touche avant de n’entrer qu’en prolongation. Quand on l’appelle, il répond. Mais Mikel Arteta lui préfère systématiquement d’autres profils dans cette zone du terrain. À force, la situation finit par peser sur le moral de l’ancien de la Real Sociedad.
À Madrid, on le suit de près. On le tient en haute estime. Ses prestations avec la sélection espagnole ont renforcé cette conviction. Quand Rodri s’est gravement blessé, c’est Zubimendi qui a pris les commandes du milieu de la Roja. Et il ne s’est pas contenté de faire le nombre.
Il a assumé dans les grands rendez-vous : deuxième mi-temps de la finale de l’Euro 2024, prolongation de la finale de la Coupe du monde 2026. À chaque fois, il a tenu le ballon, orienté le jeu, donné du calme à une équipe sous pression maximale.
Arsenal avait déboursé 70 millions d’euros pour le recruter la saison dernière, en le blindant jusqu’en 2030. Son prix devrait rester dans cette fourchette. De quoi permettre aux Gunners de récupérer leur mise. Pour le Real Madrid, ce montant n’a rien d’insurmontable, surtout pour un poste aussi stratégique.
Rien ne dit pourtant que le chemin sera dégagé. Zubimendi ne manquera pas de prétendants. Chelsea est déjà sur les rangs, sous les ordres de Xabi Alonso, qui le voulait déjà lorsqu’il était cité comme possible entraîneur du Real Madrid. Florentino Pérez n’avait alors pas bougé.
Cette fois, avec un milieu en manque de patron et une fenêtre hivernale qui s’annonce décisive, peut-il se permettre de laisser passer l’Espagnol une deuxième fois ?




