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Real Madrid avance sous Mourinho : Mbappé brille et l'équipe se soude

José Mourinho peut souffler. Son Real Madrid avance, et surtout il avance comme il l’avait imaginé : par paliers, avec des automatismes qui se soudent et des recrues déjà plongées dans le bain brûlant.

Mbappé frappe d’entrée, Madrid impose le ton

Le match n’a pas mis longtemps à pencher. À la 6e minute, une erreur grossière de Schallenberg en retrait vers Loris Karius, et Kylian Mbappé a sauté sur l’occasion. Pressing, interception, sang-froid : le Français a puni immédiatement, ouvrant le score et installant Madrid aux commandes.

Le contrôle s’est transformé en domination. Sur corner, à la 20e minute, Arda Güler a déposé un ballon parfait au premier poteau. Dean Huijsen a jailli et a catapulté sa tête au fond. 2-0, match sous cloche, et un Real déjà bien plus tranchant que ce que l’on attend habituellement à ce stade de la préparation.

Sur le banc, Mourinho observait, carnet mental ouvert, mais discours déjà collectif.

« En ce moment, c’est difficile de parler individuellement parce que nous grandissons en tant qu’équipe », a-t-il confié à Realmadrid TV. « Ici, nous n’avons que de bons joueurs, de très bons joueurs, et de très, très, très bons joueurs. À partir du travail de ces joueurs, nous devons créer une équipe très, très bonne. C’est ce que nous essayons de faire, et je pense que nous prenons les bonnes étapes pour y parvenir. »

Cucurella et Diomande lancés, Espí conclut

L’après-midi n’avait pourtant rien d’une promenade. Chaleur écrasante, séances doublées, rythme élevé : le staff a choisi de maintenir la pression physique. Les nouveaux, eux, n’ont pas été ménagés.

À l’heure de jeu, Marc Cucurella et Ousmane Diomande ont reçu leurs premières minutes sous le maillot madrilène. Entrées symboliques, mais déjà parlantes : Mourinho les intègre sans attendre dans le circuit, au cœur d’un bloc qui commence à respirer ensemble.

Le score, lui, a basculé définitivement à la 57e minute. Sur une action limpide, Carreras a trouvé de l’espace côté droit et délivré un centre tendu. Espí, entré en jeu, a coupé la trajectoire et scellé le 3-0. Simple, efficace, clinique.

Le technicien portugais, fidèle à ses principes, a ensuite géré les temps de jeu au millimètre : 45 minutes pour Mbappé et Konaté, 30 pour Jude Bellingham, Cucurella et Diomande. Pas une décision au hasard.

« La question des 45 minutes pour Mbappé et Konaté ou des 30 minutes pour Bellingham, Cucurella et Diomande, ce sont des choses que nous analysons scientifiquement avec les données que nous avons », a-t-il détaillé. « Et avec le facteur le plus important, qui est l’expérience du joueur lui-même, la connaissance qu’il a de son propre corps. »

Une semaine clé en ligne de mire

Derrière le sourire, le plan est clair. Mourinho parle de charge de travail, de chaleur, de séances à 17 heures « vraiment dures », mais il insiste sur l’attitude des nouveaux venus.

« Je suis aussi très content de ceux qui sont arrivés en dernier, a-t-il souligné. Ce n’est pas facile de sauter directement dans un entraînement à haute intensité comme ce que nous faisons. Ce n’est pas facile pour eux d’avoir des doubles séances matin et après-midi, parce qu’ils s’entraînent le matin avec le groupe et l’après-midi avec le petit groupe qui vient d’arriver. Avec une chaleur incroyable. La séance de 17 heures est vraiment dure, et ils sont arrivés avec une mentalité au top. »

Le résultat du jour n’est qu’un jalon, mais il tombe au bon moment. Les automatismes offensifs se dessinent, les coups de pied arrêtés portent déjà, et la rotation commence à ressembler à une arme plutôt qu’à une contrainte.

« Je pense que nous arrivons à cette bonne semaine, la prochaine, dans un état très acceptable pour ce moment de la saison. Allons-y », a conclu Mourinho.

Le message est lancé : le Real Madrid n’en est qu’au début de sa montée en puissance. Mais si cette préparation est un indicateur, la marge de progression, elle, risque de faire trembler plus d’un adversaire.

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