Rayan Aït-Nouri : l'impasse à City et l'intérêt de United
Rayan Aït-Nouri a pris sa décision. Le latéral algérien prépare déjà la sortie de secours de Manchester City pour le mercato de janvier. En coulisses, les intermédiaires s’activent, les coups de fil s’enchaînent, et un nom revient avec insistance : Manchester United.
Un talent coincé dans l’ombre
Arrivé de Wolverhampton en 2025 avec l’étiquette d’un latéral moderne, agressif et porté vers l’avant, Aït-Nouri n’a jamais vraiment décollé sous le maillot de City. Pas une seule minute en Premier League depuis que Enzo Maresca a pris les commandes. Zéro apparition en championnat. Le constat est brutal.
En interne, le message de Maresca ne laisse aucune place au doute. L’entraîneur a clairement fait savoir à Hugo Viana, le directeur sportif, qu’Aït-Nouri ne figure pas dans ses priorités au poste. La hiérarchie est établie, et l’Algérien en est loin.
Maresca ne s’est pas contenté de le dire en privé. Plus tôt ce mois-ci, il a assumé publiquement sa position : Aït-Nouri n’est pas son premier choix et la concurrence devant lui est trop forte. Pour un joueur de 23 ans qui a besoin de rythme, c’est une condamnation sportive à court terme.
City prépare déjà la sortie
Face à cette impasse, City ne traîne pas. Hugo Viana travaille déjà sur le scénario de départ, avec un objectif clair : régler le dossier avant même l’ouverture officielle du mercato d’hiver.
Le club a fixé la barre. Environ 30 millions de livres seront réclamés pour un transfert définitif. Mais City se montre souple sur la forme : un prêt est possible, à condition qu’une clause d’achat obligatoire soit activée dès qu’Aït-Nouri atteint un certain nombre d’apparitions. Pas de cadeau, mais une porte entrouverte pour les clubs intéressés.
Pour City, l’idée est simple : ne pas bloquer un joueur qui ne joue pas, tout en sécurisant une future vente. Pour le joueur, c’est une question de survie sportive.
United, la piste brûlante
Dans ce dossier, Manchester United n’est pas un simple curieux. Le club d’Old Trafford a déjà eu l’occasion de passer à l’action. Lors du dernier jour du précédent mercato, United s’est vu proposer Aït-Nouri. L’intérêt était réel, la volonté présente, mais le temps a manqué pour finaliser l’opération avant la fermeture du marché.
Depuis, les lignes téléphoniques entre les deux Manchester n’ont pas refroidi. Les discussions ont repris, via des intermédiaires chargés de sonder les conditions d’un accord pour janvier. Le profil plaît, le contexte aussi : un joueur jeune, déjà habitué à la Premier League, disponible en prêt avec achat conditionnel.
Et il y a ce détail qui pèse dans l’histoire : si le transfert se concrétise, Aït-Nouri deviendrait le premier joueur à passer directement de City à United depuis Owen Hargreaves en 2011. Un mouvement rare, presque sacrilège, dans une rivalité où chaque traversée du pont est scrutée à la loupe.
Du côté du joueur, l’ouverture est nette. Aït-Nouri se montre prêt à ce changement de camp. Il sait qu’un tel transfert serait scruté, commenté, débattu. Mais il sait surtout qu’il lui offrirait ce qui lui manque cruellement aujourd’hui : du temps de jeu au plus haut niveau.
Everton en embuscade, mais pieds et poings liés
United n’est pas seul dans ce dossier. Everton a également manifesté son intérêt pour Aït-Nouri. Le profil colle aux besoins : un latéral capable de couvrir tout le couloir, de défendre dur et de se projeter vite.
Mais le club de Liverpool se heurte à un mur réglementaire. Les règles de la Premier League interdisent à un club de prendre en prêt deux joueurs issus du même club. Everton ne pourra donc bouger sur Aït-Nouri que s’il transforme au préalable le prêt de Jack Grealish en transfert définitif.
Tant que cette opération n’est pas réglée, la piste Aït-Nouri reste bloquée. Une contrainte lourde qui pourrait laisser le champ plus dégagé à United dans les semaines à venir.
Un hiver décisif
Pour l’instant, tout se joue en silence, loin des terrains que Rayan Aït-Nouri regarde trop souvent depuis le banc ou la tribune. City est prêt à le laisser partir, sous ses conditions. United se tient informé, Everton attend de pouvoir bouger.
Le décor est planté. Reste une question : en janvier, Aït-Nouri changera-t-il seulement de club, ou osera-t-il aussi changer de côté dans Manchester, en rejoignant l’ennemi historique pour relancer une carrière en suspens ?




