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Raphinha sous la pression de la concurrence à Barça

Hansi Flick ne lâche pas Raphinha. Le technicien allemand a toujours défendu le Brésilien, même quand son jeu s’est étiolé, même quand les blessures ont commencé à grignoter sa confiance et son explosivité. Dans le vestiaire, le message est clair : l’ailier garde la confiance totale de son entraîneur.

Mais le mercato raconte une autre partie de l’histoire.

L’arrivée de rivaux de très haut niveau sur son couloir illustre le saut de compétitivité exigé au sein de l’effectif. Le poste de Raphinha n’est plus verrouillé. Il est ouvert, disputé, presque assiégé.

Le Brésilien sort d’une période compliquée. Sa cuisse droite le trahit trop souvent : une lésion aux ischio-jambiers qui revient, qui freine, qui empêche d’enchaîner. Le plus inquiétant pour le club : ces douleurs sont réapparues lors de sa dernière sortie avec le Brésil en Coupe du monde. Pour un joueur dont le jeu repose sur la puissance et les changements de rythme, chaque alerte physique sonne comme un avertissement.

Barcelone veut retrouver le meilleur Raphinha, celui qui déborde, qui casse les lignes, qui renverse un match en un contre un. Le staff travaille à le remettre au sommet physiquement. Mais le club ne se contente plus de l’espoir. Il se couvre.

Anthony Gordon, un investissement qui change la donne

Anthony Gordon n’est pas une simple doublure. Ni un pari discret. Son profil technique se superpose presque à celui de Raphinha, et il arrive pour jouer exactement là où le Brésilien aime démarrer : sur l’aile gauche.

Le montant du transfert parle plus fort que n’importe quel discours. Environ 70 millions d’euros, plus 10 millions en bonus potentiels. Pour un Barça en quête permanente d’équilibre financier, un tel effort n’est pas un caprice. C’est un engagement lourd, presque une déclaration d’intentions : Gordon n’est pas un figurant, c’est un pilier annoncé.

L’Anglais peut occuper plusieurs rôles, y compris dans l’axe en pointe. Pourtant, la volonté affichée de Flick de recruter un vrai numéro 9 de métier indique bien comment il voit Gordon : d’abord et avant tout comme ailier gauche. Autrement dit, exactement sur la zone de confort de Raphinha.

Le message est brutal dans sa simplicité : la place se gagne, elle ne se protège plus.

La jeunesse frappe à la porte : Jesse Bissiwo

Sur ce même flanc, un autre nom commence à circuler avec insistance : Jesse Bissiwo. À 18 ans, le Belge est encore un projet, une promesse. Mais Barcelone ne veut pas le laisser mûrir à distance. Le plan est clair : l’intégrer dès maintenant à la dynamique du groupe professionnel, même si son numéro reste officiellement rattaché à l’équipe réserve.

S’il confirme en match ce qu’il montre à l’entraînement, Bissiwo deviendra très vite plus qu’un simple jeune à potentiel. Il deviendra une vraie menace sportive pour Raphinha… et pour Anthony Gordon. Une option fraîche, explosive, qui peut bousculer la hiérarchie sans attendre.

Dans un vestiaire de ce niveau, le futur ne patiente jamais très longtemps.

Karim Adeyemi, l’option caméléon

Comme si cela ne suffisait pas, une autre solution flotte dans l’air sur ce couloir gauche : Karim Adeyemi. L’Allemand préfère démarrer à droite, pour rentrer sur son pied fort et frapper ou combiner dans l’axe. Mais les chiffres de son passage au Borussia Dortmund rappellent qu’il sait parfaitement évoluer à gauche : 43 de ses 146 matchs y ont été disputés.

Ce n’est pas un bricolage. C’est une expérience solide, une corde supplémentaire à son arc… et un casse-tête de plus pour Raphinha.

Flick se retrouve ainsi avec une palette complète : un cadre fragilisé mais soutenu, une recrue majeure, un jeune en pleine ascension, un attaquant polyvalent capable de changer de côté selon les besoins. Pour un entraîneur, c’est un luxe. Pour un titulaire en quête de continuité, c’est un test de caractère.

Raphinha sait qu’il garde la confiance de son coach. Mais, à Barcelone, la confiance ne suffit jamais très longtemps. La prochaine saison dira s’il reprend son couloir… ou s’il le regarde peu à peu lui échapper.