Qui prendra la relève dans la NBA ?
Qui prend la relève ? La question accompagne chaque saison NBA, mais rarement elle a semblé aussi brûlante qu’à l’aube de cet exercice 2026-2027.
La ligue sort d’une décennie folle : neuf champions différents en neuf ans, le dernier en date étant les New York Knicks, sacrés lors des Finals 2026. Le titre a braqué les projecteurs sur Manhattan, mais le visage qui domine déjà les conversations se trouve ailleurs, au Texas. Victor Wembanyama aborde cette nouvelle saison comme le symbole le plus éclatant de la génération montante, déjà installé comme la prochaine force dominante de la NBA avec les San Antonio Spurs.
Pendant ce temps, les monuments tiennent encore debout. LeBron James, Stephen Curry continuent de remplir les salles et d’aimanter les écrans. Autour d’eux, la caste des superstars en plein apogée – Shai Gilgeous-Alexander, Giannis Antetokounmpo, Nikola Jokic, Jalen Brunson – impose son rythme à la ligue. Mais sous cette couche dorée, une nouvelle vague gronde. Elle gagne du terrain saison après saison, au point de redessiner déjà le paysage, ce que confirme sans détour le Top 100 de USA TODAY Sports.
Vingt-cinq joueurs de moins de 25 ans se sont glissés dans ce classement global. Un quart de la ligue d’élite, ou presque, appartient déjà au futur. En tête de ce groupe : Wembanyama, évidemment. Autour de lui, trois adolescents, deux rookies issus de la draft 2026 et une série de talents appelés à marquer la prochaine décennie.
Les jeunes loups déjà dans le Top 100
Le bas de la liste raconte une histoire simple : la NBA n’attend plus que les joueurs soient « prêts ». Elle les jette dans le grand bain.
À 24 ans, Jalen Green (Phoenix Suns, 99e) ouvre ce Top 25. Juste devant lui, Darryn Peterson (Utah Jazz, 98e), 19 ans seulement, incarne la précocité assumée d’une ligue qui n’a plus peur de donner les clés du jeu à des ados. Donovan Clingan (Portland Trail Blazers, 22 ans, 97e) et Peyton Watson (Cleveland Cavaliers, 24 ans, 96e) complètent ce premier bloc de joueurs déjà installés dans une rotation, parfois encore en quête de rôle majeur, mais clairement identifiés comme des pièces d’avenir.
Un peu plus haut, Shaedon Sharpe (Portland Trail Blazers, 23 ans, 92e) reste l’un des extérieurs les plus intrigants de sa génération. Ajay Mitchell (Oklahoma City Thunder, 24 ans, 90e) et Cason Wallace (Oklahoma City Thunder, 22 ans, 87e) illustrent la profondeur du projet d’Oklahoma City, qui empile les jeunes talents sur les lignes arrière.
Dyson Daniels (Atlanta Hawks, 23 ans, 84e) poursuit sa montée en puissance, pendant qu’AJ Dybantsa (Washington Wizards, 19 ans, 82e) et VJ Edgecombe (Philadelphia 76ers, 21 ans, 79e) symbolisent cette nouvelle vague d’ailiers longs, polyvalents, prêts à tout faire sur le parquet.
La zone où tout bascule
À partir du Top 15, on ne parle plus seulement de promesses, mais déjà de joueurs capables de changer un match – voire une saison.
Keyonte George (Utah Jazz, 22 ans, 67e) et Josh Giddey (Chicago Bulls, 24 ans, 66e) s’installent dans ce créneau. Le premier comme scoreur en devenir, le second comme créateur atypique, déjà transféré dans un marché exigeant comme Chicago. Ausar Thompson (Detroit Pistons, 23 ans, 64e) s’impose comme un couteau suisse moderne, pendant que Brandon Miller (Charlotte Hornets, 23 ans, 57e) confirme le pari de Charlotte sur son tir et sa longueur.
Kon Knueppel (Charlotte Hornets, 21 ans, 51e) rejoint lui aussi cette montée en puissance des Hornets, qui misent clairement sur un noyau jeune. Juste au-dessus, Dylan Harper (San Antonio Spurs, 20 ans, 47e) vient renforcer encore un peu plus l’arsenal autour de Wembanyama, preuve que la franchise texane ne veut pas seulement construire lentement, mais frapper fort, tout de suite.
Les futurs visages de la ligue
Le Top 10 des moins de 25 ans ressemble déjà à une esquisse de All-Star Game du futur.
À Houston, Alperen Sengun (24 ans, 40e) réinvente le poste de pivot à sa manière, avec un jeu offensif créatif et une vision rare. Jalen Duren (Detroit Pistons, 22 ans, 39e) impose sa puissance brute et son activité dans la raquette, offrant aux Pistons un ancrage intérieur solide.
Paolo Banchero (Orlando Magic, 23 ans, 34e) avance à grands pas vers le statut de franchise player incontesté, tandis que Cooper Flagg (Dallas Mavericks, 19 ans, 31e) entre dans la ligue avec une hype rarement vue pour un adolescent. À 19 ans, le voir déjà si haut dans un Top 100 général en dit long sur les attentes.
Amen Thompson (Houston Rockets, 23 ans, 29e) ajoute une dimension verticale et créative à Houston, alors que Stephon Castle (San Antonio Spurs, 21 ans, 28e) renforce encore le projet Spurs autour de Wembanyama, avec un profil de deux-way player taillé pour les joutes de printemps.
Puis viennent ceux qui frappent déjà à la porte du très, très haut niveau : Jalen Johnson (Atlanta Hawks, 24 ans, 25e) s’impose comme un ailier complet, capable de tout faire avec le ballon. Juste devant, Chet Holmgren (Oklahoma City Thunder, 24 ans, 23e) incarne à la perfection cette nouvelle génération de grands mobiles, capables de protéger le cercle et d’étirer le jeu.
Et tout en haut de cette pyramide des moins de 25 ans, un nom manque encore à la liste publiée ici, mais plane sur tout le classement : Victor Wembanyama, point d’ancrage d’une NBA qui change de visage à vue d’œil.
Neuf champions en neuf ans, une constellation de talents de moins de 25 ans déjà installés dans l’élite : la question n’est plus de savoir si la relève est prête. Elle est déjà là. Reste à découvrir lequel de ces jeunes visages s’emparera du trône la prochaine fois que le trophée Larry O’Brien changera de mains.




