QPR remporte 4-1 mais craint pour la blessure d'Amadou Mbengue
La soirée aurait dû être parfaite pour QPR. Un succès net, 4-1, face à Derby, du jeu, des buts, un stade qui se régale. Mais tout s’est figé au moment où Amadou Mbengue est resté au sol, la main sur le genou, avant de quitter la pelouse sur une civière. Le bruit du chariot a soudain couvert les applaudissements.
À 24 ans, le défenseur voyait sa soirée basculer en quelques secondes. Le staff médical est intervenu rapidement, les coéquipiers ont détourné le regard, et l’inquiétude a pris le dessus sur l’euphorie du score. Sur le banc, les visages se sont fermés.
Après la rencontre, Julien Stephan n’a pas cherché à masquer son anxiété. L’entraîneur de QPR a confirmé que Mbengue était en cours d’examens, mais que les premières impressions n’avaient rien de rassurant. Il a parlé d’un joueur « avec beaucoup de douleur », d’une scène qui ne trompe que rarement dans ce sport où l’on sait, d’un simple regard, quand une blessure est sérieuse.
Le contraste avec le contenu du match était saisissant. Stephan l’a reconnu : dans un autre contexte, une victoire 4-1 aurait déclenché un enthousiasme sans retenue. Son équipe a marqué, maîtrisé, imposé son rythme. Tout ce qu’un coach peut espérer sur 90 minutes. Mais la sortie de Mbengue a tout compliqué sur le plan émotionnel, laissant ce sentiment étrange d’un succès à moitié savouré.
« Normalement, quand vous jouez un match comme ça et que vous marquez quatre buts, vous êtes très heureux et très positif », a-t-il expliqué au micro de BBC Radio London, avant de rappeler immédiatement la réalité du moment : la blessure de son défenseur change tout dans l’atmosphère du vestiaire. Joie d’un côté, inquiétude de l’autre. Un mélange qui colle à la peau de ce sport.
QPR devra maintenant attendre le verdict médical pour savoir combien de temps il devra se passer de Mbengue. En attendant, la victoire reste au tableau d’affichage, mais dans les têtes, une seule question domine : combien de temps le club sera-t-il privé de l’un de ses hommes forts ?




