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PSG vise Mateus Fernandes : West Ham fait grimper les enchères

Le Paris Saint-Germain ne lâche pas son idée fixe : bâtir un effectif capable d’enchaîner un troisième sacre consécutif en Ligue des champions. Luis Campos affine son puzzle, Luis Enrique réclame des profils précis, et un nom revient avec insistance dans les bureaux parisiens : celui de Mateus Fernandes.

Le milieu portugais de 21 ans sort d’une saison paradoxale avec West Ham : relégation pour le club londonien, mais statut de cadre pour lui. Formé au Sporting, passé par Southampton, il ne sera pas du voyage au prochain Mondial avec la sélection de Roberto Martinez. Cela n’empêche pas son marché de s’enflammer.

Un nouveau Portugais dans le projet Enrique ?

Le PSG regorge déjà de talents venus du Portugal, au point de faire grincer des dents du côté de Florentino Perez. Pourtant, Luis Enrique en redemande. Dans son plan de jeu, Fernandes coche plusieurs cases : volume, projection, capacité à tenir un milieu sous pression.

Selon le journaliste anglais Ben Jacobs, spécialiste de la Premier League, Paris prépare une offre à West Ham. Le club londonien, lui, a très vite donné le ton : il visait initialement autour de 55 millions de dollars pour son joueur, considéré comme l’un des meilleurs Hammers cette saison.

Mais Paris n’est pas seul sur le dossier. Arsenal s’est positionné, et le PSG connaît trop bien la capacité des Gunners à se montrer agressifs sur le marché. Manchester United, de son côté, a pris des renseignements et a déjà entamé des discussions avec la direction de West Ham.

De 55 à 100 millions : West Ham renverse la table

La situation a basculé au moment où l’intérêt du PSG a filtré. D’après CaughtOffside, West Ham a décidé de durcir le ton : de 55 millions de dollars, la barre est soudainement montée à 100 millions, soit environ 92 millions d’euros.

Une inflation brutale. Et un montant que Manchester United refuse clairement d’atteindre, même si Michael Carrick apprécie particulièrement le profil du Portugais. Le dossier est donc à l’arrêt à Old Trafford, où l’on attend de voir jusqu’où Paris est prêt à aller.

Pour l’instant, malgré l’intérêt appuyé de Luis Enrique, aucun document officiel n’a quitté les bureaux parisiens. Pas d’offre formelle, pas de négociation ouverte au grand jour. Juste une pression latente qui fait monter les prix.

La ligne de conduite Campos–Enrique mise à l’épreuve

Le PSG n’a jamais prétendu renoncer aux gros investissements. Mais la ligne fixée par Luis Campos et Luis Enrique est claire : sortir un chèque XXL n’a de sens que pour un joueur jugé absolument indispensable.

L’exemple le plus récent reste celui de Khvicha Kvaratskhelia. Paris a bataillé des mois avec Napoli, échoué à le faire venir l’été, puis a fini par boucler l’opération en janvier 2025 pour 88 millions de dollars. Une exception assumée, parce que le Géorgien était considéré comme central dans le projet.

Dans ce contexte, la question est simple : Mateus Fernandes appartient-il à cette catégorie-là pour le duo Campos–Enrique ? Si la réponse est oui, le PSG a déjà montré qu’il savait aller au bout de ses idées, quitte à faire sauter la banque.

Paris, Real Madrid et la bataille des milieux portugais

Pendant que le dossier Fernandes s’échauffe, Paris a fermé la porte à d’autres convoitises. Les rumeurs venues d’Espagne autour d’un possible mouvement de Vitinha ou de Joao Neves vers le Real Madrid ont été balayées. Florentino Perez a promis une recrue à 164 millions de dollars, les regards se sont tournés vers le PSG, mais les deux Portugais ont réaffirmé leur volonté de rester à Paris.

Le message est limpide : le cœur du milieu parisien ne bougera pas. Si Mateus Fernandes arrive, ce sera pour renforcer une base déjà solide, pas pour panser une plaie ouverte.

Reste donc l’inconnue majeure : jusqu’où le PSG est-il prêt à monter pour un joueur relégué avec West Ham mais courtisé par l’élite européenne ? Si Paris décide que Fernandes est une nécessité et non un simple caprice de mercato, la prochaine surenchère pourrait bien venir de la capitale française. Et là, ce sera à West Ham de décider jusqu’où il veut tester la patience d’un club qui vise un triplé historique en Ligue des champions.