Préparatifs pour la Ryder Cup à Adare Manor : hébergement et chaos à Manchester United
On a cru d’abord à une coquille. Muireann Duffy racontait les préparatifs d’hébergement pour la Ryder Cup de l’an prochain à Adare Manor, et au milieu de l’inventaire surgit cette annonce improbable : une maison de six chambres, capacité annoncée 26 personnes – plus de quatre par pièce – pour la modique somme de 19 000 € la semaine. Où ça ? Omagh. Oui, l’Omagh du comté de Tyrone.
À ce tarif, et avec le prix de l’essence qui flambe, les locataires risquent de dépenser la même somme rien qu’en allers-retours quotidiens de huit heures. Autant viser plus grand et plus près : une propriété à Gort, affichée à 99 000 € pour huit nuits, mais à seulement une heure du parcours. Une autre planète.
Ce genre de montants ressemble pourtant à de la petite monnaie pour Manchester City. Gavin Cooney s’est penché sur la façon dont le club encaisse sa condamnation pour violation systémique des règles financières du jeu. Le champion d’Angleterre se retrouve face à un dossier qui ne se règle ni par un joli communiqué, ni par un nouveau partenariat commercial.
Pendant que City se débat avec les comptes, Gianni Infantino affronte ses propres tourments. Le président de la Fifa s’est présenté jeudi devant le comité exécutif à Zurich, sans apporter de réponses à des dizaines de questions. De quoi pousser Debbie Hewitt, de la Fédération anglaise, à lâcher une phrase lourde de sens : « il n’est pas apte à être président de la Fifa ». Quand la défiance vient de l’intérieur, le fauteuil devient soudain beaucoup moins confortable.
Sur les terrains plus modestes mais tout aussi agités, Gavin Cummiskey se projette sur la nouvelle journée de League of Ireland. À St Patrick’s Athletic, Stephen Kenny fulmine. Le calendrier de fin de saison, qu’il juge « chaotique », écrase les joueurs, brouille la préparation et transforme chaque semaine en casse-tête. Les clubs se battent pour l’Europe pendant que l’organisation semble se battre avec elle-même.
Manchester United
Parlons justement de chaos. Comment ça va à Manchester United ? Roy Keane n’a pas cherché la nuance : « C’est le chaos, c’est comme un cirque. » L’ancienne icône du club résume en une phrase ce que des rapports entiers peinent à expliquer : une institution qui vacille, un vestiaire instable, une direction contestée. À Old Trafford, la tradition ne suffit plus à masquer le tumulte.
Rugby Européen
Rugby maintenant, avec un week-end européen qui s’annonce dense pour les provinces irlandaises. Les quatre sont sur le pont demain. Gerry Thornley a rencontré Craig Casey avant le déplacement de Munster face au Racing 92 à Páirc Uí Chaoimh, un rendez-vous chargé de symboles pour une équipe qui veut prouver qu’elle peut frapper loin de Thomond Park. John O’Sullivan, lui, a pris le pouls de Leo Cullen à l’heure où Leinster ouvre sa campagne de Champions Cup sur la pelouse brûlante de Clermont Auvergne, un des terrains les plus hostiles du continent.
Jeux Gaéliques
Dans les jeux gaéliques, la tension monte aussi. Malachy Clerkin dresse le panorama des prétendants dans chaque championnat senior de hurling au niveau des comtés, alors que 14 finales restent à disputer. Quatorze trophées, quatorze histoires à écrire, dans des stades où le voisinage, la famille et la fierté comptent autant que le score.
À Fossa, l’histoire a déjà pris un virage inattendu. Paul Keane s’est entretenu avec Paudie Clifford au terme d’une période mouvementée pour le club : le manager Jerome Stack a quitté son poste à cinq semaines seulement d’une demi-finale de Munster. Un séisme à cette échelle. Clifford revient aussi sur la nomination d’Éamonn Fitzmaurice à la tête de Galway, qu’il décrit comme « l’un des cerveaux les plus brillants du pays ». Une phrase qui en dit long sur les attentes autour du nouveau patron des Tribesmen.
Golf
Sur les greens, la météo a joué les trouble-fête lors du premier tour de l’India Championship, mais Tom McKibbin n’a pas attendu le soleil pour se mettre en lumière. Un 67 solide, et le voilà à un coup seulement du leader Niklas Noergaard. Rory McIlroy pointe trois coups plus loin, toujours en embuscade, alors que Shane Lowry, plombé par un 75, se retrouve déjà dos au mur. Dans ce genre de tournoi, rattraper un départ manqué relève plus de l’escalade que de la promenade.
À Cork, l’ambiance était tout autre. Pour célébrer ses 50 ans, Irish Guide Dogs a réuni un trio de légendes locales : Sonia O’Sullivan, Roy Keane et Jimmy Barry-Murphy, alignés non pas sur une pelouse mais sur une estrade. Curieusement, un thème est revenu sur la table, malgré le palmarès impressionnant des trois invités : la défaite, et la manière d’y survivre. Quand ceux qui ont presque tout gagné s’attardent sur ce qu’ils ont perdu, on comprend que la psychologie du sport va bien au-delà des médailles.
Hippodromes
Sur les hippodromes, enfin, Brian O’Connor regarde plus haut que la ligne d’arrivée. Il s’interroge sur l’orientation prise par l’instance dirigeante des courses en Irlande, peu convaincu par sa « ligne politique » au moment où les eaux deviennent « de plus en plus houleuses ». Quand la mer se lève, la moindre erreur de cap peut coûter cher.




