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Philippine Taekwondo League 2026 : Finale ce week-end

Manille — Le rideau tombe ce week-end sur la saison 2026 de la Smart/MVP Sports Foundation Philippine Taekwondo League (PTL). Après des mois de combats tendus, de cris dans les gradins et de plastrons qui claquent, les meilleures écoles du pays vont se disputer les derniers titres et, surtout, le droit de dire qu’elles ont régné sur le tatami.

Une ligue devenue référence

Créée en 2011, la PTL s’est imposée, sous la direction du Grandmaster Hong Sung-chon, comme le terrain d’apprentissage idéal pour les jeunes taekwondoïstes philippins. On n’y vient pas seulement pour gagner. On y forge des techniques, des caractères et une culture de discipline, de persévérance et de respect qui colle à la peau de ce sport.

L’édition 2026 a démarré le 6 juin. Elle s’achèvera en deux actes : demi-finales samedi à Ayala Malls, Manila Bay, puis finales et cérémonie de remise des prix dimanche, au PTA Taekwondo Gymnasium du Rizal Memorial Sports Complex. Deux jours pour faire basculer une saison entière.

Kyorugi : UP et NU en patrons chez les hommes

Chez les hommes, le tableau de Kyorugi annonce des chocs électriques. University of the Philippines et National U arrivent invaincus, avec des cartes parfaites de 5-0. Deux trajectoires sans accroc qui les placent en favoris naturels… mais pas intouchables.

Juste derrière, Far Eastern U (4-2) et San Beda (4-1) guettent la moindre ouverture. University of Santo Tomas suit avec un solide 3-1, tandis que St. Benilde (3-3) reste en embuscade. La Salle (2-2), Emilio Aguinaldo College (2-1) et Polytechnic University of the Philippines (1-5) complètent un peloton où chaque victoire a été chèrement payée.

Les écarts existent, mais la dynamique d’un tournoi à élimination directe ne pardonne rien. Une erreur de distance, un coup de pied mal géré, et la hiérarchie peut s’effondrer en quelques secondes.

Kyorugi féminin : NU et La Salle côte à côte

Chez les femmes, National U et La Salle se partagent le devant de la scène avec des bilans identiques de 4-0. Deux équipes impeccables, deux styles, deux ambitions, et une seule certitude : l’une d’elles au moins sortira de ce week-end avec le sentiment d’avoir laissé passer quelque chose si le titre lui échappe.

UST pointe au troisième rang avec une fiche de 2-1, suivie de San Beda (2-2) et FEU (2-1), tandis que UP (2-1) reste dans le coup. Derrière, DLS-CSB (1-2), EAC (1-2), PUP (0-4) et EARIST (0-4) ferment la marche. Pour certaines, ce week-end sera l’occasion de sauver l’honneur, pour d’autres, de confirmer une montée en puissance.

L’événement s’appuie sur un soutien institutionnel de poids, avec la Philippine Sports Commission, le Philippine Olympic Committee et Milo en partenaires. Le décor est posé, l’enjeu dépasse largement la simple médaille.

Poomsae : FEU mène la danse

Sur les tapis de Poomsae, la précision et la grâce remplacent les impacts violents, mais la pression reste la même. Les jins de Far Eastern U dominent pour l’instant la compétition avec un impeccable 4-0. Une série qui impose le respect.

Derrière, NU suit avec un bilan de 4-1, tandis que UST affiche un prometteur 3-0. UP est à l’équilibre (2-2), alors que DLSU et DLS-CSB, toutes deux à 1-3, devront frapper fort si elles veulent inverser la tendance dans les derniers instants.

Dans cette discipline où le moindre déséquilibre coûte cher, le titre se jouera autant dans la tête que dans les jambes.

Juniors : la relève frappe déjà

Chez les juniors hommes, National U mène le bal avec un parfait 3-0, talonné par San Beda à 2-0. EAC et La Salle Greenhills se partagent la troisième place, tandis que UST, avec un bilan de 0-2, cherche encore le déclic. Ces chiffres disent tout : NU a pris l’ascendant, mais le moindre faux pas peut relancer tout le tableau.

Chez les juniors femmes, UST s’installe au sommet avec une fiche de 3-0. EAC suit de près (2-1), devant SBU (1-2). FEU (1-1), NU (1-0) et Diliman Preparatory School (1-0) restent en position de menace. Autant d’équipes capables de transformer un bon parcours en titre majeur en un seul week-end.

Un week-end pour marquer une génération

Tout se jouera donc en quarante-huit heures, entre le centre commercial animé de Manila Bay et l’enceinte historique de Rizal Memorial. Deux lieux, une même tension : celle d’une ligue où des étudiants, devenus athlètes, cherchent à inscrire leur nom dans une histoire commencée il y a plus d’une décennie.

Au bout du compte, qui sortira de cette édition 2026 comme nouvelle référence du taekwondo universitaire philippin ? Les prochains combats donneront la réponse. Sur le tatami, il n’y a plus de calculs. Seulement des coups, du sang-froid, et un titre à aller chercher.