Paulo Dybala : choix de carrière entre Boca Juniors et Flamengo
Paulo Dybala vit sans doute ses derniers mois en Europe. À 32 ans, l’Argentin arrive à la fin de son contrat avec l’AS Roma, et le décor est déjà planté pour un été brûlant : un choix de carrière qui ressemble à un tournant définitif.
La romance Boca Juniors contre la puissance de Flamengo
Selon le journaliste de transferts César Luis Merlo, deux mondes s’affrontent pour séduire le gaucher : Boca Juniors et Flamengo.
D’un côté, Boca Juniors mise sur l’histoire, les sentiments, presque la nostalgie. La Bombonera comme scène finale, le retour au pays après quatorze saisons en Europe, l’Argentine qui l’a vu disputer quarante matches internationaux. Le club xeneize est convaincu que ce récit-là peut faire la différence, que la corde émotionnelle peut peser plus lourd que le reste.
De l’autre, Flamengo avance avec les chiffres. Et ils parlent fort. Le club carioca a montré l’hiver dernier qu’il savait frapper très fort sur le marché en déboursant 42 millions d’euros pour arracher Lucas Paquetá à West Ham United. Pour Dybala, libre de tout contrat, la promesse est claire : un salaire XXL, un rôle central, une équipe bâtie pour gagner tout de suite.
Le cœur contre le portefeuille. Le mythe contre la machine.
Une page qui se tourne à Rome
Une chose, surtout, semble acquise : l’histoire entre Dybala et l’AS Roma touche à sa fin.
Son contrat arrive à échéance après quatre saisons dans la capitale italienne. Aucune prolongation en vue, aucune négociation en cours. Le silence entre les deux parties en dit long. Il ne reste, pour reprendre l’expression qui circule en Italie, qu’un miracle pour le voir rester au Stadio Olimpico.
Les chiffres de son passage romain sont pourtant loin d’être anodins : 135 matches officiels, 45 buts, 26 passes décisives. Une influence directe sur le tableau d’affichage, saison après saison. Son dernier match avec la sélection argentine remonte à 2024, autre signe d’un cycle qui se referme doucement.
Rome s’éloigne, l’horizon se déplace.
L’option Süper Lig en embuscade
Si Dybala ne se sent pas encore prêt à rentrer en Amérique du Sud, une autre porte reste entrouverte : la Süper Lig.
Des clubs comme Galatasaray ou Fenerbahçe surveillent la situation. Ils savent qu’un joueur de ce profil, libre et encore capable de faire basculer un match, ne se présente pas souvent sur le marché. Surtout à ce niveau d’expérience.
Atout majeur pour la Turquie : Dybala n’aurait probablement pas à accepter une baisse de salaire. Son revenu actuel tourne autour de 8 millions d’euros, une somme que ces géants stambouliotes sont en mesure d’assumer pour une star de ce calibre.
Un dernier grand choix de carrière
Le décor est donc limpide : un joueur libre, un palmarès solide, un statut encore prestigieux, et trois trajectoires possibles.
La Bombonera et la promesse d’un retour presque romanesque. Le Maracanã et la puissance financière de Flamengo, prête à lui offrir un dernier contrat royal. Istanbul et la Süper Lig comme compromis entre exigence sportive et confort économique.
Reste une question, simple et brutale : à ce stade de sa carrière, Paulo Dybala choisira-t-il le cœur, le compte en banque, ou une dernière bataille européenne par la porte turque ?




