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Oklahoma City Thunder commence la saison avec une victoire contre San Antonio

La vengeance est un plat qui se déguste dès l’opening night. À San Antonio, l’Oklahoma City Thunder est revenu sur les lieux du crime, là où sa folle course de la saison passée s’était arrêtée en finale de conférence Ouest. Cette fois, pas de septième match, pas de suspense : un succès net, 116-104, pour lancer la saison 2026-27 et envoyer un message.

Shai reprend le contrôle

Au cœur de ce message, un homme : Shai Gilgeous-Alexander. Le MVP en titre n’a pas attendu pour rappeler pourquoi il domine aujourd’hui la ligue. 32 points, six rebonds, quatre passes, trois interceptions, trois contres. Et surtout, une régularité qui frôle l’absurde : 141e match consécutif à au moins 20 points, la plus longue série de l’histoire de la NBA, comme l’a rappelé la diffusion de NBC.

Sur le parquet, tout semblait simple. Shai contrôlait le tempo, attaquait les espaces, punissait chaque retard défensif. Le Thunder a mené la danse quasiment du début à la fin, sans véritable trou d’air, comme une équipe qui sait déjà très bien qui elle est et ce qu’elle veut.

Pourtant, dans ses mots après la rencontre, aucune euphorie déplacée. Sur NBC, Gilgeous-Alexander a calmé le jeu : ce n’est « qu’un match sur 82 », un simple « pas dans la bonne direction » et rien de plus qu’une victoire en octobre. Le ton est posé, mais le contenu est clair : Oklahoma City ne vit plus de coups d’éclat, mais d’ambitions installées.

Une rivalité déjà installée

Le contexte donnait à cette affiche un parfum de printemps. San Antonio avait brisé le rêve du Thunder en finale de conférence, au terme d’une série en sept manches. Avant cela, OKC surfait sur le deuxième titre de MVP de Shai et sur un sacre en 2025. En face, les Spurs sortaient d’un parcours prolongé jusqu’en NBA Finals, perdue face aux New York Knicks.

Ce mardi 20 octobre, le décor était donc planté : deux des équipes les plus jeunes et les plus attendues de la ligue, deux candidats annoncés au MVP – Victor Wembanyama d’un côté, Gilgeous-Alexander de l’autre – et une salle encore habitée par les souvenirs de la dernière campagne.

Mais le match, lui, n’a pas offert la dramaturgie de mai. Un seul vrai moment de tension : une échauffourée en troisième quart-temps après une faute dure de De’Aaron Fox sur Chet Holmgren. Quelques poussées, quelques regards noirs, puis le jeu a repris. Le Thunder, lui, n’a jamais vraiment lâché la mainmise.

Wembanyama, nuit glaciale en attaque, muraille en défense

Pour Victor Wembanyama, cette soirée restera comme un étrange mélange de frustration et de confirmation. Frustration, d’abord, devant le panier. Le Français a commencé par un terrible 0 sur 12 au tir, la plus longue disette de sa jeune carrière. Ses seuls points sur un panier de champ sont venus en toute fin de troisième quart-temps, sur un alley-oop qui a enfin fait exploser la salle.

Le bilan brut en attaque reste terne : 12 points. Mais le reste de la feuille rappelle pourquoi il a été élu meilleur défenseur de la ligue la saison passée. 13 rebonds, trois passes, six contres. Une ombre portée sur chaque pénétration, chaque tentative près du cercle. Même en panne d’adresse, Wembanyama change la géométrie d’un match.

San Antonio avait besoin de plus de son franchise player pour rivaliser sur la durée. L’adresse l’a fui, les rotations d’Oklahoma City l’ont cerné, et ses coéquipiers n’ont pas suffi pour combler l’écart. Reste que son impact défensif continue de justifier le statut : à 22 ans, il demeure l’un des deux visages les plus surveillés de la ligue.

Deux favoris pour un même trône

Le duel de ce soir dépasse le simple cadre du score. Dans le classement de présaison de USA TODAY, Gilgeous-Alexander pointe au premier rang des joueurs NBA, Wembanyama au troisième. Deux joueurs déjà au sommet, deux équipes encore affamées malgré les titres, les finales et les récompenses individuelles.

Le Thunder sort d’un titre en 2025, d’une saison de MVP pour Shai, et d’une élimination douloureuse signée Spurs. San Antonio, lui, reste sur une finale perdue face aux Knicks et sur un Wembanyama couronné meilleur défenseur. Ces trajectoires se croisent, se heurtent, et donnent naissance à une rivalité qui pourrait bien rythmer la conférence Ouest pour des années.

Cette nuit, l’avantage est pour Oklahoma City. Une victoire maîtrisée, une star qui confirme, un groupe qui assume son statut. Pour San Antonio, ce n’est qu’un accroc d’octobre, mais il rappelle une vérité simple : dans une ligue où tout va très vite, la marge d’erreur des prétendants est minuscule.

La saison vient à peine de commencer, et déjà une question s’impose : en mai prochain, quand l’enjeu sera maximal, qui tiendra encore le volant entre Shai Gilgeous-Alexander et Victor Wembanyama ?