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NWSL : Temwa Chawinga et le Best XI de mai

À New York, le mois de mai a laissé des traces. La National Women’s Soccer League a dévoilé son Best XI du mois, et la sélection respire la puissance offensive, la rigueur défensive… et la mainmise d’Utah Royals FC sur la période.

En tête d’affiche, sans surprise : Temwa Chawinga. Élue Joueuse du mois, la star de Kansas City Current a encore frappé fort, avec sept buts en six rencontres. Un rythme de buteuse en feu, qui confirme son statut de double MVP en titre et son influence écrasante sur l’attaque du Current.

Utah, invaincu, place trois joueuses… et son entraîneur récompensé

Derrière l’éclat individuel, une équipe impose son empreinte : Utah Royals FC. Invaincues sur tout le mois de mai, les Royals voient trois de leurs joueuses intégrer ce Best XI, tandis que leur entraîneur, Jimmy Coenraets, reçoit le trophée d’Entraîneur du mois. Une domination collective qui se lit ligne par ligne.

Dans les buts, Mandy McGlynn verrouille. Gardienne d’une défense qui a signé trois clean sheets en six matchs, elle a servi de socle à l’invincibilité d’Utah, multipliant les interventions décisives pour préserver les avantages et calmer les temps faibles.

Devant elle, Kate Del Fava incarne la constance. La défenseure centrale a empilé 16 tacles et six interceptions sur la période, tout en enchaînant sa 63e titularisation consécutive depuis la relance du club en 2024. Une série qui dit tout de sa fiabilité et de son importance dans le projet Royals.

Plus haut, Mina Tanaka donne le tempo offensif. Deux buts, trois passes décisives, et un rôle central dans un collectif où huit joueuses différentes ont marqué. Tanaka ne se contente pas de finir les actions : elle les crée, elle les relie, elle ouvre des brèches. Utah ne perd pas en mai, et ce n’est pas un hasard.

Une défense de fer, des profils tranchants

Autour du bloc d’Utah, la ligne défensive du Best XI raconte aussi l’équilibre de la ligue. Janine Sonis, avec Denver, a signé un mois de latérale ultra-offensive : deux doublés consécutifs en milieu de mois, un rendement rare pour une joueuse de couloir. Son apport offensif a transformé chaque montée en menace sérieuse.

À Portland, Sam Hiatt s’est imposée comme pièce maîtresse de la défense des Thorns. Sa présence dans l’axe a contribué à trois clean sheets en mai, une base solide qui a permis à Portland de respirer et de construire plus haut sur le terrain.

À Gotham FC, c’est la capitaine Tierna Davidson qui a tenu la barre. Trois matchs sur quatre sans encaisser de but, et un symbole fort : son premier but depuis 2019. Une récompense pour une joueuse qui mène par l’exemple, autant dans l’impact défensif que dans la capacité à se projeter.

Un milieu qui pèse sur les matchs

Au cœur du jeu, trois profils différents, mais une même influence sur les rencontres.

Avec North Carolina, Manaka Matsukubo a signé un mois plein : trois buts, deux passes décisives en six matchs. Elle casse les lignes, se projette, finit les actions. À chaque apparition, elle pèse sur le tableau d’affichage.

À San Diego, Kimmi Ascanio rappelle qu’on peut avoir 18 ans et déjà marquer la ligue. Treize tacles en six rencontres, une activité incessante dans l’entrejeu, et son premier but de la saison pour couronner le tout. Une jeune milieu qui ne se cache pas, qui va au duel et qui fait avancer son équipe.

À Kansas City, Croix Bethune confirme son statut de référence. Élue milieu de l’année 2024, elle a encore livré un mois de patronne : un but, trois passes décisives. Elle organise, elle oriente, elle trouve les décalages. Quand Bethune touche le ballon, le Current change de rythme.

Une attaque irrésistible

Devant, la ligne offensive du Best XI a tout d’un cauchemar pour les défenses.

Temwa Chawinga, d’abord. Sept buts en six matchs pour Kansas City Current. Une machine. Elle attaque la profondeur, frappe tôt, frappe fort, et transforme la moindre demi-occasion en danger réel. Tant qu’elle est sur le terrain, le Current a l’assurance d’une menace permanente.

À Orlando, Barbra Banda répond coup pour coup. Six buts en six matchs, un ratio parfait, une régularité glaçante. Elle marque, tout simplement. Chaque semaine. Chaque défense sait ce qui l’attend, aucune ne parvient à l’éteindre complètement.

Mina Tanaka, côté Utah, complète ce trio avec un profil plus créateur. Ses deux buts et trois passes décisives racontent une attaquante qui sait autant finir que servir. Dans un collectif où les responsabilités sont partagées, elle reste le point d’ancrage, la joueuse par qui passent les temps forts.

Huit clubs représentés, une ligue dense

Huit équipes différentes placent au moins une joueuse dans ce Best XI de mai. La répartition souligne la profondeur de la NWSL, où les individualités brillent sans écraser totalement la concurrence. Derrière les chiffres, une impression nette : la ligue s’équilibre, les talents se multiplient, et chaque mois redessine la hiérarchie.

Sélectionné par la NWSL Media Association, ce onze récompense celles qui ont le plus pesé sur les résultats, sur le rythme des matchs, sur les dynamiques de leurs clubs. De la solidité d’Utah à la puissance offensive de Kansas City et Orlando, en passant par les retours en grâce individuels, mai a installé un décor clair.

La question est désormais simple : qui parviendra à maintenir ce niveau quand la saison entrera dans le dur et que chaque point pèsera un peu plus lourd ?