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Notes de la saison de City : performances des gardiennes et défenseures

Les notes de la saison de City : un titre bâti ligne par ligne

Gardiennes

Ayaka Yamashita
Sept clean sheets en Women’s Super League, une place dans la course au Golden Glove et une sérénité qui a servi de socle au titre. La Japonaise n’a pas seulement gardé sa cage : elle a façonné le jeu. Sa qualité de relance a parfaitement épousé les idées d’Andrée Jeglertz, permettant à City de ressortir proprement sous pression et d’installer son football haut sur le terrain. Saison pleine, sans coup de mou notable.
Note : 7

Khiara Keating
Quatre apparitions en WSL, deux titularisations victorieuses contre Tottenham, une autre face à Brighton et un nul solide contre Aston Villa. À 21 ans, elle progresse, lit mieux les situations et montre qu’elle peut répondre présente. Mais l’heure des choix approche : accepter un rôle de doublure à long terme ou partir chercher un statut de numéro un ailleurs. Dilemme classique, mais décisif pour la suite de sa carrière.
Note : 6

Défenseures

Kerstin Casparij
Elle a tout simplement été l’un des piliers de ce City champion. Avec Bunny Shaw, elle fait partie des deux seules joueuses à avoir débuté chaque match de WSL. Une régularité impressionnante. La latérale droite néerlandaise a avalé les kilomètres, multiplié les chevauchements, offert des centres millimétrés. Sa constance et sa fiabilité en font l’une des joueuses les plus sûres du championnat. Quand City a accéléré vers le titre, elle était toujours là, au même niveau.
Note : 9

Alex Greenwood
Capitaine de glace dans une course au titre brûlante. Son calme, sa lecture du jeu et son leadership ont éteint bien des tensions. À 32 ans, elle décroche enfin son premier titre de WSL, elle qui était déjà là lors de la saison inaugurale en 2011 avec Everton. Elle a souvent frôlé la consécration avec City ; cette fois, elle a tenu la barre jusqu’au bout. Une patronne.
Note : 8,5

Rebecca Knaak
Pas la plus médiatisée, mais terriblement précieuse. Son but tardif contre Liverpool au début du mois restera comme un moment clé dans la course au titre. Solide dans les airs, propre dans ses relances, la défenseure allemande a permis à City d’absorber sans s’effondrer le départ de Laia Aleixandri à Barcelona. Une solution fiable, utilisée avec justesse.
Note : 7,5

Jade Rose
Recrutement intelligent, intégration rapide. L’internationale canadienne s’est fondue dans la ligne arrière et a développé des automatismes solides avec ses partenaires. Pour une première saison en WSL, à 23 ans, l’adaptation est impressionnante. Avec encore trois ans de contrat, elle a tout pour devenir l’un des visages centraux de cette défense sur la durée.
Note : 7,5

Leila Ouahabi
À 33 ans, elle apporte une vraie menace offensive côté gauche, avec des montées tranchantes et une volonté constante de participer au jeu. Mais l’écart avec le niveau défensif imposé par Casparij de l’autre côté reste visible. Elle n’a pas tout à fait trouvé le même équilibre entre prise de risque et sécurité. L’hypothèse d’un renfort estival à ce poste n’a donc rien de surprenant.
Note : 6,5

Gracie Prior
Utilisée avec parcimonie, mais jamais dépassée. La jeune défenseure de 21 ans a répondu présente lorsqu’elle a été sollicitée, montrant qu’elle peut devenir une pièce de rotation crédible. À elle maintenant de transformer ces apparitions en véritable concurrence la saison prochaine.
Note : 6,5

Naomi Layzell
Saison brisée. Une blessure à la hanche en octobre, en sélection U23 d’Angleterre, puis une opération en décembre ont stoppé net sa progression. Ses quelques minutes en début de campagne avaient été correctes, sans éclat ni faute majeure. Frustrant, mais pas rédhibitoire pour la suite.
Note : 5,5

Milieux

Yui Hasegawa
Un métronome avec des appuis de danseuse. Sa technique lui permet de changer de direction en une fraction de seconde, de sortir du pressing et de dicter le tempo. Cette saison, la capitaine du Japon a évolué un cran plus haut, multipliant les projections dans la surface. Ses courses ont ajouté une couche offensive au jeu de City, déjà redoutable. Quand elle touche le ballon, tout semble se calmer, puis s’accélérer au moment juste.
Note : 9

Laura Blindkilde Brown
Elle n’a pas fait les gros titres, mais elle a fait tourner l’équipe. Dans la première moitié de saison, elle a semblé verrouiller le poste de sentinelle, protégeant la défense et lançant les attaques avec sobriété. L’arrivée de Sam Coffey en janvier l’a un peu reléguée, mais ne doit pas masquer l’essentiel : à 22 ans, l’internationale anglaise vient de signer la meilleure saison de sa jeune carrière.
Note : 8

Sam Coffey
Recrutée en janvier, l’internationale américaine a apporté exactement ce qu’on attend d’une joueuse de ce profil : de l’expérience, du calme dans les grands rendez-vous, et un niveau international qui comptera en Ligue des champions la saison prochaine. Elle n’a pas tout révolutionné, mais elle a consolidé. Et dans un effectif qui vise l’Europe, ce genre de profil pèse lourd.
Note : 7

Laura Coombs
À 35 ans, elle a assumé le rôle discret mais essentiel de cadre de vestiaire. Ses minutes sur le terrain ont été utiles, mais c’est surtout son attitude et son investissement au quotidien qui ont compté, maintenant un haut niveau de cohésion dans le groupe. Elle a annoncé sa retraite récemment. Partir avec une médaille de championne autour du cou, difficile de rêver meilleure sortie.
Note : 6,5

Grace Clinton
Un début de conte de fées, puis la frustration. But dès ses débuts contre Tottenham, l’un de ses anciens clubs, en septembre. Tout indiquait qu’elle deviendrait l’une des figures de la saison après son passage de l’autre côté de la ville. Les blessures ont cassé l’élan. À 23 ans, elle a le temps de se rattraper, mais elle sait déjà qu’elle devra marquer plus fortement de son empreinte la prochaine campagne.
Note : 6

Sydney Lohmann
Arrivée de Bayern Munich avec un CV solide, elle avait séduit dès son premier match contre Chelsea lors de la soirée inaugurale. Puis les pépins physiques se sont enchaînés. Sa saison n’a jamais vraiment décollé. Une campagne à oublier, ou à utiliser comme carburant pour rebondir.
Note : 5

Attaquantes

Khadija “Bunny” Shaw
La meilleure buteuse du championnat, sans discussion. La meilleure attaquante du monde, sur la forme du moment. Elle va conserver le Golden Boot et devrait rafler une pluie de récompenses individuelles. Ses buts ont porté City vers le titre, dans les grands rendez-vous comme face aux équipes plus modestes. Dans la surface, ses déplacements rendent tout marquage quasiment impossible. Quand City avait besoin d’un but, elle était là.
Note : 10

Kerolin
Son entente avec Shaw s’est construite au fil des matches, jusqu’à devenir l’un des duos les plus redoutés du pays. Le point d’orgue ? Ce 5-1 face à Chelsea en février, victoire charnière, où la Brésilienne a signé un triplé somptueux. Une blessure au bas du corps l’a tenue à l’écart une partie de l’automne, et elle a parfois été utilisée comme joker de luxe. Mais son influence, elle, ne fait aucun doute.
Note : 8,5

Lauren Hemp
Quand elle est en forme, les latérales adverses passent une très longue soirée. Cette saison, l’ailière anglaise a créé en moyenne plus de trois occasions par 90 minutes, un chiffre qui dit tout de son impact. Sans une blessure à la cheville à l’automne, elle aurait sans doute terminé tout en haut du classement des passeuses de WSL. Depuis son retour, elle a repris son manège habituel : provoquer, déborder, centrer, faire reculer les défenses.
Note : 8,5

Vivianne Miedema
Dans presque n’importe quelle autre équipe, elle serait la star incontestée. À City, la meilleure buteuse de l’histoire de la WSL se fond dans le collectif, presque dans l’ombre. Et pourtant : elle atteint de nouveau la barre symbolique des dix buts, tout en empilant les passes décisives. Sa transition vers un rôle de numéro 10 plus reculé est une réussite. À 29 ans, elle reste au plus haut niveau mondial, mais avec un registre enrichi.
Note : 8

Aoba Fujino
À 22 ans, elle a déjà ce petit quelque chose qui fait se lever un stade. Dribbles courts, créativité, capacité à éliminer dans un mouchoir de poche : la Japonaise a souvent électrisé les tribunes. Une blessure mineure en janvier, puis une commotion en février, ont cassé le rythme et freiné l’élan pris en première partie de saison. Le talent, lui, ne fait aucun doute. L’avenir lui appartient.
Note : 7,5

Iman Beney
Ses minutes ont été comptées, mais son impact, lui, restera dans les mémoires. À 19 ans, elle inscrit un but tardif dans la victoire 3-2 contre Arsenal, moment clé de la saison. Une semaine plus tard, elle frappe encore lors du succès 2-1 à Anfield. Peu d’occasions, mais une efficacité chirurgicale dans des matches à haute tension. C’est le genre de traces qui restent dans l’histoire d’un titre.
Note : 7

Lily Murphy
Sa saison s’est quasiment arrêtée avant d’avoir commencé. L’internationale anglaise U20 se blesse à l’épaule dans le temps additionnel de la victoire inaugurale contre Chelsea, et ses chances avec l’équipe première disparaissent presque aussitôt. Revenue en décembre, elle est souvent restée sur le banc, sans entrer. De quoi nourrir une vraie frustration.

Une chose est claire : si ce titre porte le sceau de Bunny Shaw, il repose aussi sur un collectif profond, façonné par des choix forts et des trajectoires parfois contrariées. La question, désormais, n’est plus de savoir comment City a gagné. Mais jusqu’où cette équipe, avec cette base-là, peut aller en Europe.

Notes de la saison de City : performances des gardiennes et défenseures