Neymar rassure le Brésil : alerte au mollet avant le Mondial
Une grimace, une défaite, et aussitôt tout un pays qui retient son souffle. Sorti diminué lors du revers de Santos face à Coritiba dimanche dernier en Brasileirão, Neymar a vu ressurgir un vieux cauchemar brésilien : la star blessée à l’approche d’une Coupe du monde.
Cette fois, le scénario semble moins dramatique.
Une lésion minime, un calendrier serré
Le chef des services médicaux de Santos, Rodrigo Zogaib, se veut clair. Neymar souffre d’une « petite blessure » au mollet droit, un œdème léger, mesuré à seulement deux millimètres. Rien de spectaculaire, mais assez pour imposer une pause.
Le traitement est programmé sur une période de cinq à dix jours, en fonction de l’évolution. L’objectif est précis : livrer le numéro 10 à la CBF la semaine prochaine, apte à travailler sans restriction avec la Seleção.
Zogaib l’affirme : Neymar doit se présenter à la sélection brésilienne « sans limitations » pour le début de la préparation en vue de la Coupe du monde.
Entre prudence de club et inquiétude européenne
La blessure est survenue lors de la défaite contre Coritiba, un match sans éclat qui a soudain pris une dimension nationale. Chaque contact, chaque chute de Neymar est scruté, décortiqué, interprété.
À Santos, le discours reste optimiste. Le club estime même que l’attaquant pourrait être disponible pour la rencontre de Copa Sudamericana face à Deportivo Cuenca. Une indication claire : on parle d’un pépin gérable, pas d’un coup d’arrêt majeur.
Mais à des milliers de kilomètres, le ton change. Selon le journaliste Diogo Dantas, du quotidien O Globo, le staff de Carlo Ancelotti observe la situation avec davantage de réserve. L’entourage de l’entraîneur italien considérerait que cette lésion exige un « temps raisonnable » de récupération et suscite une vraie préoccupation. Le mot est lâché : inquiétude.
Granja Comary en ligne de mire
Le timing, lui, ne laisse aucune marge. La sélection brésilienne doit lancer sa préparation le 27 du mois, à Granja Comary. C’est là que Neymar est attendu, au centre de toutes les attentions, au cœur du projet de Carlo Ancelotti.
Quatre jours plus tard, le 31, le Brésil affrontera le Panama au Maracanã, pour un dernier au revoir au public brésilien avant de s’envoler. Un rendez-vous symbolique, presque rituel, que personne ne veut imaginer sans le numéro 10 sur la pelouse, ne serait-ce que quelques minutes.
Le 6 juin, déjà installé aux États-Unis, le groupe d’Ancelotti défiera l’Égypte pour son ultime test avant l’entrée en lice au Mondial. D’ici là, chaque séance, chaque sprint, chaque frappe de Neymar comptera.
Une gestion au millimètre
Deux millimètres d’œdème, dix jours de traitement possibles, un pays entier en alerte. Tout se joue désormais dans les détails : la charge de travail à Santos, la communication avec le staff médical de la Seleção, la prudence face à la tentation de le relancer trop vite.
Le Brésil connaît l’histoire par cœur. Il sait ce que représente Neymar à l’approche d’une Coupe du monde. Il sait aussi à quel point une micro-blessure, mal gérée, peut se transformer en problème majeur.
Pour l’instant, les médecins parlent d’une « petite blessure » et d’une remise à niveau rapide. Les dates sont fixées, le plan est tracé. Reste une question, simple et brutale : dans quel état exact Neymar franchira-t-il les portes de Granja Comary pour lancer, une nouvelle fois, le rêve mondial du Brésil ?




