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Naples se prépare pour Villarreal avec McTominay en embuscade

Naples remet l’Europe au centre du jeu. Trois jours après avoir balayé Frosinone en championnat, le club partenopeo se tourne vers Villarreal avec une idée fixe : enclencher enfin une vraie dynamique en Champions League. Et dans ce décor européen, un nom revient avec insistance : Scott McTominay.

McTominay, de l’ombre à la porte du onze

Longtemps à l’arrêt, l’ancien milieu de Manchester United revient dans le paysage au meilleur moment. Massimiliano Allegri ne l’a pas caché : le Écossais est désormais un candidat sérieux pour débuter face à Villarreal.

« C’est possible, mais je n’ai pas encore décidé quels seront les onze qui entreront sur le terrain », a confié l’entraîneur à Sky Sport Italia, rappelant que plusieurs joueurs restaient sur une longue période d’inactivité. Il veut attendre la dernière séance, jauger les corps, sentir les jambes, puis imaginer le scénario du match.

McTominay sort de deux mois sans jouer. Ce n’est pas anodin. Allegri le sait, et avance avec prudence, sans pour autant le maintenir sous cloche. L’idée, clairement, est de le réintégrer vite… mais bien.

Le fantasme McTominay – De Bruyne, et la réalité du moment

Autour de Napoli, un autre sujet enflamme les conversations : la possible association entre McTominay et Kevin De Bruyne. Sur le papier, un duo taillé pour faire basculer des soirées européennes. Sur le terrain, l’équation est plus complexe.

Allegri ne se dérobe pas. Il encense les deux joueurs, tout en rappelant une vérité simple : le football ne se joue pas sur une feuille de noms. De Bruyne n’est arrivé que le 5 août et commence à peine à retrouver une condition acceptable. McTominay sort d’un long tunnel sans compétition. L’entraîneur refuse donc l’idée d’une formule magique immuable.

« Je crois que les bons joueurs doivent jouer ensemble, ensuite tout dépend des moments », glisse-t-il. Pas de « toujours », pas de dogme. Juste l’adaptation permanente : à l’adversaire, à la forme du jour, aux états de forme réels plutôt que supposés.

Allegri contre la dictature des schémas

L’Italien profite aussi de l’avant-match pour régler quelques comptes avec un débat qu’il juge stérile : celui des systèmes. Défense à trois ou à quatre ? Pour lui, la question frôle la caricature.

Il revendique une position « à contre-courant » : parler de modules, ce sont des « discussions de bar » plus que de terrain. Sa boussole, ce sont les caractéristiques de ses joueurs, pas les numéros alignés sur un tableau. Il insiste sur la richesse de son effectif, sur la variété des profils, sur ces joueurs qui reviennent peu à peu de blessure.

Le plan est clair : gérer, alterner, changer, pour ramener tout le monde à un niveau physique optimal. Avec un mot clé : patience. Anguissa, Olivera, Alisson doivent réintégrer le groupe dès mercredi, et d’autres suivront. Napoli avance encore en ordre dispersé, mais la ligne de mire est nette : retrouver une équipe complète et affûtée quand la saison entrera dans sa zone décisive.

Gilmour devant Lobotka, Milinkovic-Savic dans le but

Face à Villarreal, quelques certitudes émergent malgré tout. Dans les buts, Vanja Milinkovic-Savic tiendra sa place. Il revient de sélection, là où Meret sort d’une blessure : la hiérarchie, pour ce match-là, ne fait pas débat.

Au milieu, Billy Gilmour part avec une longueur d’avance sur Stanislav Lobotka. L’Écossais avait débuté sur le banc contre Frosinone après avoir enchaîné avec sa sélection, mais Allegri l’annonce clairement : face au Sous-Marin jaune, Gilmour est « favori » pour démarrer. Un signal fort envoyé à un joueur qui a gagné du poids dans la rotation.

La logique est brutale mais assumée : ceux qui sont prêts jouent, ceux qui reviennent patientent. Peu importe le statut, le passé ou le nom sur le maillot.

Lucca en panne, mais pas en danger

Reste le cas Lorenzo Lucca. L’attaquant italien traverse une période sèche devant le but. Les chiffres ne plaident pas pour lui, la confiance pourrait vaciller. Allegri, lui, refuse de s’alarmer.

Il souligne l’état d’esprit du buteur, son envie de travailler, sa disponibilité. Lucca vit « un moment de difficulté », reconnaît-il, mais la porte reste grande ouverte. Comme pour le rassurer sans le bercer d’illusions, l’entraîneur lui rappelle l’essentiel : garder son calme, accepter la traversée, les buts finiront par revenir.

Dans l’axe, la concurrence est claire : Lucca et Hojlund se partagent le rôle de numéro neuf. À l’Italien de tenir le choc, de ne pas se laisser avaler par le silence du filet.

Napoli arrive donc à ce rendez-vous européen avec une équipe en reconstruction dynamique, entre retours de blessure, états de forme fluctuants et choix forts. Pas de dogme, peu de certitudes, mais une conviction : cette Champions League peut devenir le théâtre où ce groupe, encore en rodage, trouvera enfin son vrai visage. Reste à savoir si ce déclic viendra déjà face à Villarreal.