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David Moyes insiste sur un latéral droit pour Everton

David Moyes insiste : Everton veut un vrai latéral droit avant la fin du mercato.

Le manager des Toffees ne se cache pas. Oui, il dispose de solutions de secours dans son effectif. Non, cela ne lui suffit pas.

Un bricolage qui ne peut pas durer

Face à Crystal Palace et dans la victoire 2-0, c’est Merlin Rohl qui a occupé le couloir droit. Une prestation solide, dans la lignée de sa bonne préparation estivale. Moyes l’a salué, mais le message derrière le compliment est clair : ce n’est pas un plan à long terme.

« Nous voulons définitivement un latéral droit. On le veut », a-t-il martelé.

Le problème, pour lui, n’est pas seulement le poste, c’est tout l’équilibre de son équipe : en installant Rohl côté droit, il se prive d’une option au milieu.

« Aujourd’hui, en jouant Merlin latéral droit, je ne pouvais pas le mettre au milieu en même temps. Ça me laisse court en nombre au milieu, et je dois jongler avec ce qu’on veut faire », a-t-il expliqué.

Everton a d’autres solutions d’appoint : Nathan Patterson, James Garner, ou encore Jake O’Brien. Moyes l’a rappelé : O’Brien peut dépanner à droite, il l’a déjà montré, notamment face à des ailiers rapides. Mais là encore, on parle d’adaptation, pas de vocation.

« Jake O’Brien peut jouer latéral droit. Il l’a prouvé, surtout contre des garçons très rapides, il est vraiment bon et il nous donne quelque chose si on en a besoin à ce poste. Mais il préfère être défenseur central », souligne le coach.

Rohl séduit, mais ne règle pas tout

Merlin Rohl, lui, profite pleinement de la situation. Sa préparation convaincante lui a ouvert la porte du onze de départ, et il s’accroche. Moyes apprécie son état d’esprit et sa polyvalence.

« Il est déterminé à bien faire et à nous montrer qu’il peut être un latéral droit. Et à cause de ça, on est contents », reconnaît-il.

Le technicien insiste sur la palette du joueur : Rohl peut évoluer plus haut, dans d’autres rôles, et apporter un profil différent physiquement et techniquement.

« Il peut jouer d’autres rôles pour nous, ce qui veut dire qu’on peut le placer plus haut, le faire jouer différemment. Il a un niveau d’athlétisme différent de certains autres garçons. C’est un bon footballeur, en général, et il peut marquer si on le rapproche du but. Mais il se débrouille aussi bien là où il est », détaille Moyes.

Rohl a gagné le droit d’être essayé. Il a gagné le droit d’être pris au sérieux. Mais il n’a pas fait disparaître le besoin structurel du club sur ce côté.

Un message au mercato

Moyes ne se contente pas de défendre ses joueurs. Il met aussi la barre très haut pour toute recrue éventuelle. Pas question de signer un latéral droit pour faire le nombre.

« Tout le monde parle d’un latéral droit, donc je dis : j’espère qu’il sera meilleur que Jake O’Brien, j’espère qu’il sera meilleur que Merlin Rohl et que ce qu’ils offrent », lâche-t-il.

Le cadre est posé : chaque arrivée doit hausser le niveau, pas simplement combler un trou. « On essaie toujours d’avoir mieux que ce qu’on a – à chaque poste, pour être honnête. En tant que manager, on essaie, et ce n’est pas si simple d’aller chercher quelqu’un de meilleur que ces deux-là. Merlin a très bien joué en pré-saison. Il mérite vraiment sa chance. »

Everton avance donc sur une ligne de crête : s’appuyer sur des solutions internes qui répondent, tout en cherchant activement le spécialiste capable de verrouiller le flanc droit.

La question est simple désormais : le club trouvera-t-il ce latéral avant que le marché ne se referme, ou Moyes devra-t-il continuer à jongler avec ses pièces jusqu’au cœur de la saison ?