Montpellier HSC : un tournant majeur avec GSS et Ilkay Gundogan
Montpellier HSC s’apprête à vivre un tournant majeur de son histoire. Selon les informations de L’Équipe, le fonds d’investissement britannique GSS est en négociations avancées pour entrer au capital du club héraultais, avec un nom inattendu au coeur du projet : Ilkay Gundogan.
L’ancien milieu de Manchester City, aujourd’hui figure du football européen, fait partie du montage porté par GSS. Un autre ancien joueur passé par le football anglais, Daniel Karbassiyoon, passé notamment par Arsenal, Burnley et Ipswich Town, est également impliqué dans l’opération.
L’appel au secours de Laurent Nicollin
Le mouvement ne tombe pas du ciel. Dès la saison 2024-2025, Laurent Nicollin avait sonné l’alarme. Confronté à une situation sportive et économique délicate, le président de Montpellier avait lancé un appel public à l’investissement.
Il avait alors adressé un document d’une dizaine de pages aux grandes banques d’investissement françaises. Un cri lancé à la mer. « Nous lançons un hameçon dans la mer », y écrivait-il, conscient que le modèle historique du club arrivait à ses limites.
Nicollin y posait une ligne rouge symbolique : il ne souhaitait pas céder totalement le club. Mais la réalité l’a rattrapé. Face à la dégringolade sportive et à la pression financière, il reconnaissait déjà qu’il pourrait devoir se résoudre à devenir actionnaire minoritaire de Montpellier. « Notre chute doit être moins douloureuse en fin d’année », ajoutait-il, lucide sur la pente descendante.
La chute en Ligue 2 et le mur sportif
Cette pente, Montpellier n’a pas réussi à l’enrayer. Relégué en Ligue 2 pour la saison 2025-2026, le club n’a pas su rebondir. La remontée immédiate, souvent présentée comme vitale pour les clubs historiques, lui a échappé.
Pire encore, à l’image du Stade de Reims, relégué la même saison, La Paillade n’a même pas accroché les barrages d’accession. Un coup dur supplémentaire pour une institution qui, quelques années plus tôt, défiait les géants de Ligue 1.
Le risque était clair : s’installer dans le ventre mou de la Ligue 2, avec des revenus en berne, une attractivité sportive en recul et un stade qui se vide peu à peu. C’est dans ce contexte que le dossier GSS a pris de l’épaisseur.
GSS en approche, Nicollin vers un nouveau rôle
D’après L’Équipe, un accord entre GSS et Laurent Nicollin se rapproche. Les discussions avancent, au point que l’hypothèse d’un changement de mains dès cet été est désormais bien réelle.
Un point reste toutefois flou : s’agira-t-il d’une prise de contrôle totale ou d’une entrée au capital sous forme de participation minoritaire ? Les contours exacts ne sont pas encore tranchés, mais l’option d’un Nicollin relégué au rang d’actionnaire minoritaire est plus que jamais sur la table.
Le coeur du projet porte la marque de GSS, avec Gundogan en figure de proue sportive et Karbassiyoon en relais d’expertise anglo-saxonne. Un attelage qui tranche avec l’ADN familial et profondément local qui a longtemps fait la singularité de Montpellier.
Un été décisif pour La Paillade
Après l’échec de la remontée et l’absence de playoffs, cet été pourrait donc marquer une rupture nette. La Paillade, club champion de France en 2012, pourrait entrer dans l’ère des fonds étrangers, comme tant d’autres avant elle.
Reste une question, lourde de sens pour les supporters : ce virage financier offrira-t-il à Montpellier une rampe de lancement vers le haut niveau… ou scellera-t-il définitivement la fin d’un certain romantisme autour du club ?




