Michael Carrick, le bon homme pour Manchester United
Amad Diallo s’avance, le regard franc, et lâche les mots que beaucoup de supporters de Manchester United murmurent déjà : Michael Carrick est « le bon homme » pour diriger le club sur le long terme.
Depuis sa prise de fonctions en janvier, d’abord jusqu’à la fin de la saison, l’ancien capitaine a remis United à l’endroit. Une équipe en crise, un club en plein doute après le limogeage de Ruben Amorim, et soudain une trajectoire redressée : troisième de Premier League, en position idéale pour retrouver la Ligue des champions.
Le décor a changé. L’ambiance aussi.
Carrick, l’ancien du vestiaire devenu patron
À l’origine, la direction voulait se donner du temps. Amorim écarté au début de l’année, l’intention était claire : nommer un intérimaire, étudier le marché, passer en revue toutes les options pour un projet à long terme. Carrick devait assurer la transition. Il a finalement ouvert un débat.
À Dublin, où l’équipe est en stage, Amad Diallo ne se cache pas lorsqu’il est interrogé sur son entraîneur. Il mesure ses mots, mais le message est limpide.
« Ce n’est évidemment pas à nous, les joueurs, de décider, mais il a été vraiment excellent, il fait énormément pour l’équipe », explique l’ailier. « Il a beaucoup d’expérience, il connaît le club, il a l’ADN. On pense que c’est le bon homme. On est vraiment très heureux de ce qu’il fait en ce moment. »
Carrick n’a pas eu besoin de longs discours pour imposer sa ligne. Une idée simple, répétée à tous : gagner, retrouver la Ligue des champions, remettre Manchester United à sa place. Le reste, ce sont les séances, les détails, le travail individuel.
« Depuis son arrivée, il a été clair avec tout le monde : il veut gagner, il veut atteindre la Ligue des champions la saison prochaine, et il travaille avec chaque joueur, un par un », poursuit Amad. « Il fait du très bon travail et on est vraiment contents de l’avoir comme manager. »
Les résultats ont suivi, mais ce sont surtout les témoignages venus du vestiaire qui tracent le portrait d’un coach en train de s’imposer.
Un discours qui passe, un vestiaire conquis
Amad insiste sur un point : certains entraîneurs changent le destin d’un club. Carrick, selon lui, fait partie de cette catégorie.
« Parfois, ce genre de manager peut ramener le club là où il doit être », glisse-t-il. « De mon point de vue, c’est le bon homme, mais ce ne sont pas les joueurs qui décident. »
L’ailier n’est pas le seul à se ranger derrière son entraîneur. Bryan Mbeumo, lui aussi interrogé durant ce camp d’entraînement, dresse le même constat. Son expérience sous les ordres de Carrick l’a marqué.
« On a une bonne expérience avec lui, en jouant sous ses ordres », souligne l’attaquant. « Ce n’est pas à nous de décider, mais on va essayer de prendre le maximum de lui. »
Ce « maximum », c’est une connaissance intime du club, de son histoire, de ses exigences, mais aussi une proximité assumée avec le groupe. Carrick sait comment parler à ses joueurs. Il sait aussi ce que représente ce maillot.
« Il connaît le parcours du club, il sait comment nous parler aussi », poursuit Mbeumo. « Je pense que ça a été plus simple parce qu’il connaît l’endroit, donc c’est vraiment bien de travailler avec lui. »
Le ton est posé, la conviction nette.
« Je pense que le club décidera à la fin de la saison, mais honnêtement, on est vraiment contents d’avoir Michael Carrick comme manager et il fait du bon travail. »
Une décision qui s’écrira sur le terrain
La direction de Manchester United a désormais un problème de riche. Elle voulait du temps, elle se retrouve avec un candidat naturel, adoubé par son vestiaire et porté par les résultats.
Carrick, lui, ne s’est pas lancé dans une campagne. Il s’est contenté de gagner des matches, de remonter au classement, de relancer des joueurs en difficulté. Le reste appartient à ceux qui tranchent en coulisses.
Mais dans les couloirs du camp d’entraînement de Dublin comme dans les tribunes d’Old Trafford, une question s’impose désormais : comment tourner la page d’un manager que le vestiaire considère déjà comme « le bon homme » pour ramener United là où il estime devoir être ?




