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Messi : L’appétit intact pour le Mondial 2026

Lionel Messi n’a rien perdu de sa lucidité ni de son envie. Interrogé par le présentateur Pollo Alvarez dans une interview diffusée sur YouTube, le capitaine de l’Argentine a dressé un état des lieux sans fard de l’Albiceleste… tout en laissant planer un léger suspense sur sa présence au Mondial 2026.

« Il y a beaucoup de joueurs qui traînent des blessures ou qui manquent de rythme, mais la vérité, c’est que quand le groupe est réuni, il a déjà prouvé qu’il rivalise et qu’il veut toujours gagner », a-t-il confié.

La France en ligne de mire, les géants au rendez-vous

Messi ne se cache pas : la concurrence sera féroce. Pour lui, un pays se détache nettement.

« À l’heure actuelle, la France est de nouveau en très grande forme. Ils ont une quantité incroyable de joueurs de très haut niveau », a-t-il souligné au sujet de la sélection que l’Argentine a fait plier au bout d’une finale irrespirable en 2022 au Qatar.

Derrière les Bleus, Messi voit une meute lancée à pleine vitesse. Il cite l’Espagne, le Brésil, évoque un Portugal « très compétitif » et rappelle que l’Allemagne et l’Angleterre restent des menaces permanentes. Les grandes puissances sont toujours là, prêtes à se disputer la prochaine couronne mondiale.

2026 approche, Messi entretient le mystère

Le Mondial 2026, programmé du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Mexique et au Canada, se rapproche à grands pas. Messi aura 39 ans en juin de cette année-là. Et pourtant, aucune annonce définitive.

Il n’a pas encore confirmé officiellement sa participation. Pas de retraite annoncée, pas de promesse non plus. Juste une ligne directrice, claire, presque brutale dans sa simplicité : il jouera tant que son corps le lui permettra.

« J’aime jouer au football, et je vais le faire jusqu’à ce que je ne puisse plus », a insisté celui qui a transformé Inter Miami en attraction majeure de la Major League Soccer.

La saison passée, il y a décroché le titre de MLS Most Valuable Player, porté Miami vers le titre et terminé meilleur buteur du championnat. À ce stade de sa carrière, Messi ne se contente pas d’exister : il domine encore.

Une faim de victoire qui ne faiblit pas

Le mot qui revient le plus souvent dans sa bouche, c’est « compétitif ». Il ne joue pas pour participer. Il joue pour gagner.

« Je suis compétitif. J’aime gagner en tout… Je ne laisse même pas mon fils gagner aux jeux vidéo », a-t-il lâché, mi-sourire, mi-avertissement.

Derrière l’anecdote, une réalité : ce qui le pousse encore, ce n’est ni le palmarès ni la gloire, mais cette obsession de la victoire, dans le moindre détail.

Huit Ballon d’Or, un titre mondial, une MLS conquise dès son arrivée, une aura intacte : Messi aurait toutes les raisons de lever le pied. Il choisit l’inverse. Il continue, il s’accroche, il se projette.

Reste une question, immense : jusqu’où cette rage de vaincre portera-t-elle encore l’Argentine sur la route du Mondial nord-américain ?