Manchester United vise Sander Berge malgré son rêve de Liverpool
Manchester United avance ses pions au milieu de terrain. Après avoir verrouillé l’arrivée d’Ederson Silva en provenance de l’Atalanta, les nouveaux décideurs d’INEOS ne comptent pas s’arrêter là. Un autre profil est ciblé pour densifier l’entrejeu, et un nom revient avec insistance : Sander Berge.
Berge, nouvelle cible dans un chantier majeur
Le milieu de Fulham s’ajoute à une liste déjà bien fournie. United discute avec West Ham pour Mateus Fernandes, garde un œil attentif sur Tyler Adams, et a choisi de reculer face aux exigences jugées démesurées de Nottingham Forest pour Elliot Anderson, évalué à 130 millions de livres.
Dans ce contexte, The Athletic révèle que Sander Berge figure désormais parmi les options étudiées par les co-propriétaires d’INEOS. Ce n’est pas une lubie de dernière minute. Le club mancunien s’était déjà penché sur son cas en 2024, au moment où il avait quitté Burnley pour rejoindre Fulham.
Depuis, le Norvégien a fait plus que justifier cet intérêt.
Un métronome fiable de Premier League
À 28 ans, Berge s’est imposé comme l’un des milieux défensifs les plus constants et les plus fiables de Premier League. Indispensable à Fulham, il enchaîne les matches, les récupérations et les sorties propres sous pression. Sans bruit, sans excès de lumière, mais avec une régularité qui attire fatalement les grands clubs.
Son statut international renforce encore son aura. Membre de la sélection de Norvège pour la Coupe du monde 2026, il aborde son premier Mondial au sommet de sa maturité. De quoi peser lourd dans les réflexions de Manchester United, en quête de joueurs capables de performer immédiatement tout en tenant la distance sur plusieurs saisons.
Le contrat de Berge à Fulham court jusqu’en 2029, avec une option pour une année supplémentaire. Le message est clair : il ne partira pas à prix cassé. The Athletic rappelle d’ailleurs que Fulham entend réaliser une plus-value sur les 25 millions de livres investis il y a deux ans.
Un passé rouge… mais côté Liverpool
Ce dossier a pourtant un parfum particulier pour les supporters de United. Car Sander Berge n’a jamais caché, par le passé, son attirance pour l’ennemi juré.
En novembre 2019, interrogé par la chaîne norvégienne TV2, il lâchait des mots qui résonnent encore aujourd’hui : jouer à Anfield était pour lui « un rêve », Liverpool étant, selon lui à l’époque, « la meilleure équipe » et celle qui possède « le plus de fans ». Il ajoutait qu’il aimerait « jouer à Anfield aussi souvent que possible ».
Un discours qui avait séduit jusque sur le banc de Liverpool. Jürgen Klopp lui-même appréciait déjà son profil. Après une rencontre de Ligue des champions entre Liverpool et KRC Genk, l’Allemand lui avait glissé qu’il était « un joueur intéressant, très intéressant », comme rapporté par The Athletic fin 2020.
Aujourd’hui, le décor a changé. Klopp n’est plus là, Liverpool suit d’autres pistes, et c’est Manchester United qui s’avance. Le romantisme des premières déclarations laisse place au réalisme d’un marché où les opportunités se saisissent quand elles se présentent.
INEOS trace sa ligne
Pour United, la logique est sportive avant tout. Le club veut remodeler son milieu, réduire sa dépendance à quelques individualités, et retrouver une assise capable de tenir le rythme de la Premier League et de l’Europe. Ederson Silva arrive pour apporter puissance et volume. Un profil comme Berge offrirait lecture du jeu, discipline tactique et fiabilité semaine après semaine.
Reste à savoir si Fulham acceptera de négocier et jusqu’où Manchester United sera prêt à monter. Le joueur, lui, se trouve à un moment charnière : pilier d’un club stable, cadre de sa sélection, convoité par un géant historique en pleine reconstruction.
Il a longtemps rêvé d’Anfield. Sa prochaine grande scène pourrait bien être Old Trafford.




