Manchester City en négociations pour Enzo Fernandez : Chelsea ouvre la porte
Manchester City a lancé l’offensive. Le club champion d’Angleterre est en discussions avancées avec Chelsea pour recruter Enzo Fernandez, milieu argentin sacré champion du monde, cible prioritaire d’Enzo Maresca.
Le technicien italien, qui a dirigé Fernandez à Chelsea, pousse en interne pour retrouver son ancien maître à jouer. City le voit comme la pièce centrale de son nouveau milieu, dans un été déjà marqué par le départ programmé de Rodri vers Barcelona.
Chelsea prêt à vendre… mais à ses conditions
Du côté de Stamford Bridge, la ligne est claire : Enzo Fernandez peut partir si deux conditions sont réunies. D’abord, que l’offre écrite atteigne leur valorisation. Ensuite, qu’un renfort soit trouvé pour rééquilibrer l’effectif.
Chelsea avait fixé une première limite : vendredi 14 août à 17h, pour recevoir une proposition formelle de 120 millions de livres. City n’a pas bougé à ce moment-là, occupé à finaliser le départ de Rodri. Le délai est passé, mais pas le dossier.
À Londres, on reste convaincu qu’une vente est possible d’ici la fin du mercato, malgré cette date butoir symbolique. Les dirigeants des Blues se préparent désormais à réclamer soit un montant supérieur à ces 120 millions de livres, soit une structure de paiement plus avantageuse que celle discutée avant le 14 août.
Vers un transfert historique en Premier League
Les chiffres donnent le tournis. Si l’accord dépasse les 125 millions de livres déboursés par Liverpool pour Alexander Isak l’été dernier, le transfert d’Enzo Fernandez deviendra la vente la plus chère de l’histoire en Angleterre.
À 25 ans, l’Argentin s’apprête donc, potentiellement, à entrer dans une autre dimension financière. Manchester City, de son côté, se montre confiant quant à la conclusion de l’opération, selon les informations de GIVEMESPORT.
Le joueur, lui, est partant. L’idée de retrouver Maresca et de s’inscrire dans le projet de City le séduit clairement.
Entre sifflets, ovations et malaise à Stamford Bridge
Sur le terrain, Enzo Fernandez continue pourtant de porter le maillot bleu. Lundi, il est entré en jeu lors de la victoire 3-2 de Chelsea à Fulham. Une apparition qui a résumé l’ambiance étrange qui l’entoure.
Une partie du public de Chelsea l’a sifflé. Une autre a répliqué en scandant son nom. Fissure dans les tribunes, malaise palpable. Reste une question : ces sifflets visent-ils son envie de départ ou sont-ils liés au contexte plus large, certains supporters n’ayant toujours pas digéré l’élimination de l’Angleterre par l’Argentine lors de la Coupe du monde 2026 ? Rien n’est clair, mais le climat est loin d’être neutre.
Chelsea entre deux stratégies : récupérer gros et se réinventer
La vente éventuelle de Fernandez pourrait déclencher une nouvelle vague de mouvements à Chelsea. Le club londonien envisage de se renforcer au milieu. Alex Scott fait partie des profils suivis et appréciés en interne.
Problème : Bournemouth s’attend à le conserver. Chelsea a déjà vu une offre de 64 millions de livres rejetée plus tôt dans l’été et n’a pas relancé depuis. Aucun nouveau contact n’a été établi entre les deux clubs.
Les dirigeants réfléchissent donc à d’autres options. D’autant que le rôle d’Enzo Fernandez a déjà évolué : utilisé comme milieu défensif à son arrivée de Benfica, il a été repositionné plus haut sous Maresca, en tant que numéro huit, voire dix. Cela ouvre la porte à un profil plus créatif pour lui succéder, plutôt qu’à un pur récupérateur.
Si Pedro Neto venait lui aussi à quitter le club, le besoin d’un renfort offensif central ou droit se ferait encore plus pressant. Chelsea est disposé à écouter les offres proches de 100 millions de livres pour Neto, même si son départ reste loin d’être acquis.
Un mercato qui peut rebattre les cartes en Angleterre
Entre la possible vente record d’Enzo Fernandez, le départ de Rodri vers Barcelona et les manœuvres offensives autour de Pedro Neto, c’est une partie d’échecs à très haute mise qui se joue au sommet de la Premier League.
Manchester City pense tenir sa prochaine pièce maîtresse. Chelsea, lui, jongle entre impératifs financiers, pression du marché et reconstruction sportive.
Reste à savoir combien vaudra, dans quelques jours, le droit d’arracher Enzo Fernandez à Stamford Bridge. Et qui, au final, dictera vraiment le tempo de ce mercato anglais : le terrain ou les comptes bancaires.




