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Manchester City : Fernandez freiné dans ses ambitions de leader

À peine arrivé, déjà recadré. Recruté pour 125 millions de livres en provenance de Chelsea, Fernandez ne portera pas le brassard à Manchester City. Pas tout de suite, en tout cas.

Le milieu argentin, champion du monde 2022, a officiellement rejoint les Citizens lors du dernier jour du mercato, avec un contrat de cinq ans et une déclaration forte : il a affirmé avoir « toujours rêvé d’être dans un club aussi grand que Man City », un tacle à peine voilé à son ancienne équipe. L’ascension express vers un rôle de patron, elle, attendra.

Maresca tranche : une hiérarchie déjà verrouillée

Avant la rencontre de Premier League face à Coventry City, Enzo Maresca a été interrogé frontalement : Fernandez allait-il intégrer le groupe de capitaines ? La réponse a claqué, nette.

« Non, le capitaine c’est Ruben [Dias], Erling [Haaland], Marc Guehi et Gianluigi Donnarumma », a lâché l’entraîneur en conférence de presse vendredi. Quatre noms, aucune place pour la recrue phare.

Ce choix s’inscrit dans un vestiaire en pleine mutation après les départs de Rodri et Bernardo Silva. Ruben Dias et Erling Haaland incarnent la continuité de l’ère Pep Guardiola. Marc Guehi et Gianluigi Donnarumma, eux, symbolisent le nouveau visage voulu par Maresca, prêt à confier des responsabilités fortes à des joueurs plus récents dans le projet.

Un camouflet pour un ex-capitaine à Chelsea

Le message a d’autant plus de poids que Fernandez n’arrive pas en novice dans le domaine du leadership. À Stamford Bridge, il a porté le brassard à 57 reprises, dont 43 fois sous les ordres… de Maresca lui-même. L’Italien sait donc exactement quel type de leader il laisse, pour l’instant, en retrait dans la hiérarchie officielle.

Pour un joueur habitué à être une voix forte dans le vestiaire, la décision ressemble à un premier coup d’arrêt symbolique. City a payé le prix fort, mais Maresca refuse de brûler les étapes.

Un vestiaire déjà conquis

Sur le terrain du ressenti, le discours change complètement de tonalité. L’entraîneur insiste : le groupe attendait Fernandez avec impatience.

« C’est un gagnant et, quand vous appartenez à un effectif et qu’un autre joueur qui gagne arrive, ils sont toujours contents », a expliqué Maresca. Il a même confié qu’« au cours des quatre ou cinq derniers jours, quatre ou cinq joueurs de l’effectif » l’avaient interrogé pour savoir si l’Argentin venait ou non, tant ils le voulaient à leurs côtés. « C’est très important qu’il soit avec nous et nous en sommes à 100 % heureux », a-t-il insisté.

Pas de brassard, donc, mais déjà un poids réel dans le vestiaire. Fernandez débarque dans un City en reconstruction, entouré de leaders établis et de nouvelles têtes promues. À lui, désormais, de forcer la porte de cette garde rapprochée.