RDC Sport

Manchester City vise Enzo Fernandez après le départ de Rodri

Manchester City vit un été de rupture au milieu de terrain. Bernardo Silva déjà parti au Real Madrid, Rodri annoncé tout proche du FC Barcelona : l’axe qui a porté l’ère Pep Guardiola se fissure. Et à l’Etihad, Enzo Maresca regarde vers un visage qu’il connaît bien : Enzo Fernandez.

The Independent, City envisage sérieusement de se positionner sur le milieu argentin de Chelsea, dans l’hypothèse où le transfert de Rodri vers Barcelona se conclurait. Elliot Anderson, arrivé de Nottingham Forest, reste pour l’instant la seule recrue dans l’entrejeu. Trop léger pour un champion d’Angleterre qui vient de changer d’ère sur le banc.


Maresca, successeur direct de Guardiola, n’a pas oublié ses mois passés avec Fernandez à Chelsea. Le technicien italien le tient en très haute estime, au point d’en faire une cible prioritaire pour redessiner son milieu. Le profil colle : volume, qualité de passe, capacité à dicter le tempo et à se projeter. Mais un obstacle massif se dresse déjà.

Chelsea fixe le ton : 140 millions ou rien

À Stamford Bridge, on ne brade pas Enzo Fernandez. Le club londonien valorise son joueur de 25 ans à environ 140 millions d’euros. Un chiffre qui rappelle aussitôt l’investissement consenti en 2023, lorsque Chelsea l’avait arraché au Benfica pour 121 millions d’euros.

Xabi Alonso, nouvel homme fort sur le banc des Blues, ne veut pas entendre parler d’un départ à la légère. Le plan est clair : faire de Fernandez la pièce centrale de la reconstruction. Le milieu argentin doit être le socle, pas la monnaie d’échange.

La porte n’est pas totalement fermée pour autant. Tout dépendra des mouvements de Chelsea sur ce mercato. Une tentative pour recruter Alex Scott a déjà capoté : AFC Bournemouth a refusé une offre de près de 75 millions d’euros. Un refus qui complique les marges de manœuvre londoniennes. Tant que Chelsea ne sécurise pas ses propres cibles, discuter d’un départ de Fernandez reste politiquement explosif en interne.

Real Madrid en embuscade

L’histoire ne se limite pas à un duel entre City et Chelsea. En coulisses, un autre géant observe la situation : le Real Madrid. Après avoir échoué à attirer Rodri, le club madrilène considère également Fernandez comme une option crédible pour renforcer son milieu.

Le timing intrigue. Fernandez est encore en vacances après la Coupe du monde, mais il a récemment publié des images de travail individuel, signe qu’il prépare déjà son retour à l’entraînement collectif prévu la semaine prochaine. Le joueur se montre affûté, concentré, alors que son avenir fait l’objet de toutes les spéculations.

Sur le terrain, il a répondu la saison dernière. Malgré un contexte instable à Chelsea, il a signé 16 buts et 9 passes décisives sous le maillot bleu. Des chiffres solides pour un joueur capable d’occuper plusieurs rôles : numéro 8, numéro 10, voire milieu box-to-box selon les besoins. À Manchester, il pourrait reculer d’un cran, évoluer plus bas aux côtés d’Elliot Anderson, pour organiser le jeu et sécuriser la première relance.

Un talent brillant, un caractère qui fait parler

Fernandez n’est pas seulement une valeur marchande. C’est aussi une personnalité forte. Ses déclarations publiques sur son avenir lui ont valu une suspension temporaire la saison passée. Un épisode qui a fait du bruit, mais qui n’a pas entamé son statut au sein de l’effectif.

Son pedigree international pèse également dans les négociations. Avec l’Argentine, il a marqué deux fois lors de la dernière Coupe du monde, dont un but crucial : l’égalisation en demi-finale contre l’Angleterre. Un moment qui a renforcé son image de joueur de grands rendez-vous. La finale, elle, a tourné au cauchemar : expulsé pour un second avertissement face à l’Espagne, il a quitté le terrain en laissant son pays à dix. Une exclusion qui, aux yeux de beaucoup, a peut-être coûté le titre à l’Argentine.

City, Chelsea, Real : qui osera le premier coup de poker ?

Le décor est planté. Manchester City doit anticiper le départ d’un métronome nommé Rodri. Chelsea veut bâtir son futur autour d’Enzo Fernandez, tout en restant à l’écoute d’une offre qui ferait vaciller sa position. Le Real Madrid, lui, attend le moment opportun pour se glisser dans la brèche.

Reste une question brûlante : qui prendra le risque de poser 140 millions d’euros sur la table pour un milieu déjà au cœur de deux projets… et capable, à lui seul, de faire basculer l’équilibre de l’Europe ?