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Manchester City cible Elliot Anderson et Sandro Tonali pour son milieu

Manchester City prépare un été de rupture au milieu de terrain. Derrière les portes closes de l’Etihad, une idée s’impose : la prochaine version de cette équipe passera par une refonte en profondeur de l’axe. Deux noms reviennent avec insistance. Sandro Tonali. Elliot Anderson.

L’après Bernardo Silva, point de bascule

Le départ annoncé de Bernardo Silva, en fin de contrat en juin, agit comme un déclencheur. Le capitaine s’éloigne, le cœur créatif du vestiaire aussi. Dans le même temps, l’avenir de Rodri n’est plus aussi limpide qu’il ne l’était. Le Ballon d’Or reste au centre du projet, mais Manchester City sait qu’il doit sécuriser son avenir à lui… et celui du milieu tout entier.

Hugo Viana et son équipe doivent rencontrer le camp de Rodri dans les prochains mois pour évoquer une prolongation. En parallèle, le club a déjà avancé ses pions sur le marché. L’idée est claire : verrouiller le présent, préparer l’après. Et c’est là qu’apparaissent Elliot Anderson et Sandro Tonali.

Elliot Anderson en priorité, Tonali en obsession

Dans la short-list de City pour l’été, un nom est entouré en rouge : Elliot Anderson. Le milieu de Nottingham Forest, international anglais, est placé tout en haut de la liste des recruteurs. Les dirigeants le voient comme une pièce centrale de la prochaine génération, et City serait en position de force pour le recruter, alors qu’il est lui aussi pressenti pour quitter Forest après la Coupe du monde FIFA.

Mais derrière ce dossier prioritaire, un autre intrigue et excite : Sandro Tonali. Le milieu de Newcastle United, présenté comme en fin de cycle à St. James’ Park après une saison décevante des Magpies, attire plusieurs géants. Manchester City, Manchester United, Arsenal : la concurrence est lourde. Et l’Italien, en pleine entrée dans son prime, est séduit par la perspective de jouer les titres au plus haut niveau.

City veut un milieu de terrain de classe mondiale pour accompagner la transition. Tonali coche toutes les cases sportives. Reste un problème : le sortir de Newcastle.

Un contrat en béton et aucune porte dérobée

Les dirigeants de City surveillent de près la situation contractuelle de Tonali. Et ce qu’ils voient n’a rien de rassurant. Le milieu est lié à Newcastle jusqu’en juin 2029, avec une option pour une année supplémentaire. Un bail XXL. Un message clair envoyé au marché.

D’après The Athletic, il n’existe aucun « gentlemen’s agreement » entre Tonali et Newcastle pour faciliter un départ. Pas de clause cachée, pas de promesse officieuse de laisser filer le joueur au premier géant venu. Juste une relation décrite comme faite de « respect mutuel et d’appréciation » entre le club et l’international italien.

Pour City, le constat est brutal : recruter Tonali s’annonce comme une « tâche immense ». Rien ne se fera par la petite porte. Rien ne sera simple.

Le prix, la pression, et un été sous tension

Newcastle aurait fixé la barre autour de 100 millions d’euros pour envisager un départ de Tonali. Une somme qui place immédiatement le dossier dans la catégorie des transferts structurants. Son avenir ne devrait pas se décanter avant la Coupe du monde FIFA organisée de l’autre côté de l’Atlantique. D’ici là, le joueur restera au centre des spéculations, mais sans avancée concrète.

Pour espérer le faire bouger, Manchester City devra frapper fort. Le club sait déjà qu’il lui faudra, au minimum, que Tonali manifeste clairement sa volonté de partir, au point d’assumer une demande de transfert à ce niveau de valorisation. Sans un geste fort du joueur, la négociation restera un bras de fer théorique.

City, de son côté, est prêt à se montrer créatif. L’idée d’un package incluant plusieurs joueurs pour faire baisser la facture circule déjà en coulisses. Jusqu’à quatre éléments pourraient être intégrés à une offre globale destinée à Newcastle. Une manœuvre lourde, qui traduirait l’ampleur de l’intérêt des champions d’Angleterre pour le milieu italien.

Un milieu à réinventer

Tout converge vers une même question : à quoi ressemblera le milieu de Manchester City à l’aube de la saison 2026-2027 ? Les négociations avec Rodri, la succession de Bernardo Silva, la possible arrivée d’Anderson, l’éventuel pari XXL sur Tonali… chaque pièce de ce puzzle pèsera sur la physionomie de l’équipe.

Les dirigeants de l’Etihad ont fait leur choix stratégique : ils ne veulent pas subir la transition, ils veulent la dicter. Reste à savoir si Newcastle acceptera de lâcher Tonali, et si le joueur ira jusqu’au bout pour forcer la main.

La prochaine grande bataille de City ne se jouera peut-être pas sur un terrain, mais dans les bureaux, autour d’un milieu de terrain qui pourrait redessiner toute une ère.