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Louis Saha refroidit les espoirs du Celtic

Louis Saha refroidit les espoirs du Celtic, Derek McInnes face à un choix fort, et la scène écossaise en pleine tension avant le week-end. Panorama d’une journée où les attaquants, présents ou absents, dictent les débats.

Saha ne croit pas au rêve Moyes pour le Celtic

Ancien buteur passé par Everton, Louis Saha connaît bien David Moyes. Et son jugement est tranchant : il doute sérieusement que le Celtic ait les moyens d’arracher l’actuel manager de Premier League pour succéder à Martin O’Neill.

Le club de Glasgow vise haut, l’ambition est claire. Mais pour Saha, convaincre un entraîneur solidement installé en Angleterre de tout quitter pour un défi, certes prestigieux, mais moins exposé médiatiquement, relève presque de l’utopie. Le message est limpide : le Celtic devra peut-être revoir sa cible ou trouver un argument décisif pour faire vaciller Moyes.

Boyd met la pression sur McInnes avant St Johnstone

Chez l’ennemi historique, un autre ancien buteur fait parler. Kris Boyd estime que Derek McInnes a une décision majeure à prendre avant le match de samedi contre St Johnstone : relancer ou non Kevin Kelsy dans le onze de départ.

Le dossier est simple, mais lourd de conséquences. Kelsy apporte profondeur, puissance et présence dans la surface. Le laisser sur le banc, c’est assumer un choix tactique fort. Le réinstaller, c’est envoyer un signal clair au vestiaire et au public : l’attaque se réorganise autour de lui. Boyd, lui, place déjà le débat sur la table. À McInnes de trancher.

Savic prévient Hearts : Trabzonspor peut encore monter de régime

En Turquie, Stefan Savic savoure à peine la victoire contre le grand rival Besiktas que son regard est déjà tourné vers Hearts. Le défenseur de Trabzonspor est catégorique : son équipe a encore de la marge.

Après avoir dominé Besiktas lundi, avec un succès 2-0 scellé par un deuxième but signé Mohamed Salah, Savic annonce la couleur. Pour lui, ce n’était qu’un palier, pas un sommet. Hearts est prévenu : la cadence peut encore s’accélérer, le rythme s’intensifier, la confiance turque grandir. Quand un vestiaire sort d’un tel succès, il devient dangereux.

Dundee suspendu à la cheville de Bobby Wales

À Dundee, l’inquiétude grandit. Steven Pressley doit patienter, et ce n’est jamais le terrain préféré d’un entraîneur. L’attaquant prêté, Bobby Wales, a été envoyé chez un deuxième spécialiste pour tenter d’obtenir enfin un diagnostic définitif concernant sa blessure à la cheville.

L’attente, ici, n’est pas qu’une question médicale. Elle touche directement l’animation offensive de l’équipe. Sans certitude sur la durée d’indisponibilité, il est difficile de planifier, d’ajuster, de recruter ou de repositionner. Pressley se retrouve dans un entre-deux inconfortable, avec un puzzle offensif incomplet et un calendrier qui n’attend pas.

Dundee United sort le grand jeu pour Amar Fatah

À quelques kilomètres, à Tannadice, le discours est tout autre. Jim Goodwin l’affirme : Dundee United était « désespéré » de faire revenir Amar Fatah. Le club lui a présenté une offre jugée très généreuse pour le convaincre de revenir.

Cette insistance dit tout. Fatah n’est pas un simple renfort, mais une pièce centrale du projet. Quand un manager parle d’un club « désespéré » de récupérer un joueur, c’est qu’il voit en lui un accélérateur, quelqu’un capable de changer le visage d’une saison. Reste à savoir si cette « offre séduisante » suffira à boucler le retour tant souhaité.

L’énigme Mouloua, arme fatale malgré le vélo

Enfin, à Aberdeen, Stephen Robinson a découvert une nouvelle source de réflexion. Ayoub Mouloua a frappé fort contre St Mirren. Un impact qualifié de « ruthless », impitoyable, par son entraîneur.

Le plus étonnant ? L’attaquant a passé la semaine à s’entraîner… sur un vélo statique, limité physiquement, loin du travail collectif classique. Malgré cela, il est entré en scène et a fait basculer le match. Pour Robinson, c’est plus qu’une bonne nouvelle : c’est un casse-tête de luxe. Comment gérer un joueur qui répond de cette façon avec si peu de préparation ? Le banc, le onze, la rotation : tout est à reconsidérer.

Dans un championnat où chaque détail compte, ce genre de performance peut redessiner une hiérarchie offensive en une seule soirée.