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Liverpool face à Manchester City : Koumas en première ligne

À Anfield, Liverpool se prépare à défier Manchester City avec un visage neuf à la pointe de l’attaque. Andoni Iraola a tranché : Lewis Koumas est prêt à débuter, propulsé en numéro neuf de circonstance dans l’un des chocs majeurs de la saison de Premier League.

Isak et Gakpo out, Koumas propulsé en première ligne

Le décor est brutal pour Liverpool. Alexander Isak ne sera pas là. Cody Gakpo non plus. Tous deux ont quitté la trêve internationale avec des blessures qui forcent Iraola à revoir tout son plan offensif.

« Alex Isak et Cody Gakpo ne joueront pas le match. Ils ne sont pas prêts », a confirmé l’entraîneur sur le site officiel du club.

Le Suédois souffre d’une cuisse, une lésion musculaire qualifiée de « petite » mais suffisante pour le priver de ce rendez-vous. Le Néerlandais, lui, traîne une cheville abîmée après un gros tacle. Il s’entraîne en marge, travaille seul, mais reste trop juste pour dimanche.

Le coup est double. Et même triple. Car Hugo Ekitike manque lui aussi à l’appel. D’un coup, toute l’armada de numéro neuf s’effrite. Il ne reste qu’un vrai avant-centre de métier pour ce match : Lewis Koumas.

Iraola ne se cache pas derrière les absents. Il assume. « Pour le numéro neuf, nous avons probablement seulement Koumas en ce moment mais nous avons d’autres options », a-t-il expliqué, cité par BBC Sport, rappelant qu’il dispose aussi d’ailiers capables d’occuper l’axe. Reste que le message est clair : Koumas tient la corde pour débuter.

La confiance totale d’Iraola en Koumas

À 21 ans, Koumas se retrouve projeté en tête d’affiche d’un duel contre Manchester City. Pression maximale. Confiance totale.

« Koumas a notre confiance », insiste Iraola.

Le technicien espagnol ne présente pas cette titularisation comme un pari fou, mais comme une suite logique. Il rappelle qu’il a « toujours aimé » le joueur et que ce dernier a déjà montré, lors de minutes importantes, qu’il était « prêt ».

Dans un Anfield qui attend toujours un héros inattendu dans les grands soirs, le profil de Koumas colle parfaitement au scénario. Iraola sait qu’il devra sans doute bricoler autour de lui, avec des ailiers capables de rentrer dans l’axe, mais il martèle qu’il alignera « un onze avec un niveau suffisant pour rivaliser ».

Un message destiné autant au vestiaire qu’au public : malgré les blessures, Liverpool ne se présentera pas en victime.

Jacquet, rassurant au cœur de la défense

Au milieu de ces mauvaises nouvelles offensives, une certitude rassure Iraola : Jeremy Jacquet sera là. Le défenseur sort d’une trêve internationale bien remplie avec l’équipe de France, où il a disputé deux rencontres avant d’être ménagé face à la Belgique.

« Oui, il est en forme, il est prêt », a assuré l’entraîneur sur le site du club.

Son absence lors du dernier match des Bleus relevait de la simple précaution. Sauf coup dur à l’entraînement de veille de match, Jacquet tiendra bien sa place à Anfield.

Iraola ne cache pas son admiration pour le début de saison de son défenseur, des propos relayés par BBC Sport. Il souligne d’abord la qualité intrinsèque du joueur : les vidéos donnent une idée, mais c’est au quotidien, à l’entraînement, qu’il a réellement mesuré son potentiel. Jacquet a gagné sa première sélection dans une équipe de France où les places se méritent au prix fort. Et il a répondu présent.

L’entraîneur savoure ce cap franchi, tout en rappelant que le chemin reste long pour son joueur. Jacquet n’est qu’au début de son histoire au très haut niveau. Anfield contre Manchester City, dans ce contexte de blessures et de responsabilités accrues, représente une nouvelle étape.

Un choc sous tension et un pari assumé

Privé de ses armes offensives majeures, Liverpool aborde ce sommet avec un mélange de contraintes et d’opportunités. Les contraintes, ce sont ces absences en cascade qui rebattent toutes les cartes. L’opportunité, c’est cette chance offerte à Koumas de s’installer dans la lumière, soutenu par un Jacquet en pleine ascension au cœur de la défense.

Iraola ne dramatise pas. Il compose. Il s’adapte. Il avance avec ce qu’il a, persuadé que son onze aura « le niveau pour rivaliser » avec Manchester City.

Reste une question, brûlante : ce Liverpool amoindri, porté par la fougue de Koumas et la solidité de Jacquet, peut-il transformer la contrainte en tournant majeur de sa saison ? Anfield, lui, est prêt à en décider.