Liverpool : Michael Owen désigne Jarrod Bowen comme successeur de Salah
À Liverpool, l’après-Salah a déjà un visage. Et pour Michael Owen, il se trouve à Londres, côté West Ham, avec le brassard au bras et le but dans le sang : Jarrod Bowen.
Owen désigne son successeur idéal à Salah
Invité de l’émission talkSPORT Breakfast, l’ancien Ballon d’Or n’a pas tourné autour du pot. Pour lui, Bowen est le candidat numéro un pour reprendre le flambeau laissé par la star égyptienne à Anfield.
« Comment tu le savais ? J’ai dit à deux-trois potes hier que c’est le seul joueur que je signerais », a confié Owen en parlant du capitaine des Hammers.
Il a rappelé à quel point l’ailier est devenu une icône à West Ham, adoré par le public, avant de glisser le scénario qui fait frémir l’Est londonien : une relégation, et la porte grande ouverte vers Liverpool.
Dans l’esprit d’Owen, le profil est limpide : 29 ans, une palette technique large, une vraie capacité de finition, et surtout cette polyvalence offensive qui collerait parfaitement aux idées d’Arne Slot la saison prochaine.
Un droitier rare sur le marché
Owen ne s’est pas contenté d’un compliment poli. Il a raconté une séance partagée avec Bowen, lors d’un tournage pour une émission consacrée aux attaquants. Cette journée-là l’a marqué.
« Je le trouve absolument brillant », a-t-il expliqué.
Il a évoqué un joueur à l’aise des deux pieds, capable de tirer les corners, rapide, et surtout clinique devant le but. À ses yeux, Bowen a le niveau pour une Coupe du monde. Et s’il devait choisir un remplaçant à Salah, ce serait lui, sans hésitation, au risque de froisser les supporters de West Ham.
L’enjeu est clair : Liverpool a besoin d’un spécialiste du côté droit. Malgré un investissement colossal d’environ 446 millions de livres l’été dernier, l’effectif manque toujours de ce profil si particulier, un ailier droit capable de partir du flanc et de faire basculer un match comme Salah le fait depuis des années.
Un effectif riche, mais un vide sur le flanc droit
Owen l’a rappelé : l’équipe n’est pas à reconstruire, seulement à ajuster. « Ils vont devoir faire juste un peu de chirurgie sur l’équipe ; ils ont dépensé une fortune l’an dernier », a-t-il souligné, en rappelant que le club a aussi récupéré une bonne partie de cette somme. Mais il doute de la marge de manœuvre actuelle. Et la priorité, pour lui, ne souffre d’aucune discussion : remplacer Salah.
Dans l’effectif, personne ne propose ce mélange de menace constante, de course vers l’intérieur et de finition chirurgicale depuis la droite. Les noms circulent à d’autres postes : Alexander Isak, Hugo Ekitike, des talents qui gèrent encore des problèmes physiques. Rio Ngumoha tente de se faire une place, Cody Gakpo et Florian Wirtz offrent des solutions offensives variées. Beaucoup d’options vers l’avant, mais aucune qui colle vraiment au rôle spécifique occupé par l’Égyptien.
C’est là que Bowen apparaît comme une pièce presque parfaite dans le puzzle de Slot.
Une opération complexe pour un Liverpool compté
Sur le papier, l’idée a de l’allure. Sur le marché, c’est une autre histoire. Un transfert de Bowen ne se négocierait pas à la baisse, surtout si West Ham parvient à éviter la chute en Championship. Et Liverpool, privé d’indemnité sur le départ de Salah, ne pourra pas se permettre toutes les folies.
Le club devra sans doute redevenir inventif, comme à l’époque où il allait chercher Sadio Mané ou Roberto Firmino pour des montants bien inférieurs aux standards actuels du marché. Trouver la bonne affaire, le bon profil, au bon moment.
L’ancien ailier des Reds, Jermaine Pennant, partage cette inquiétude autour du budget d’Arne Slot. Pour lui, Liverpool ne s’alignera pas sur les énormes enveloppes vues ailleurs. Il rappelle toutefois deux retours défensifs importants, ainsi que celui de Conor Bradley, autant de renforts internes qui comptent pour la saison prochaine.
Pennant insiste sur un point : il faudra donner malgré tout des moyens à Slot. Selon lui, reproduire exactement le même système avec ce groupe n’aura pas de sens. Il appelle à retrouver une forme de « vieux Liverpool », un style plus direct, plus tranchant, capable de tirer davantage de ce noyau et d’arracher de meilleurs résultats.
Dans cette équation tactique et financière, un ailier droit décisif reste la pièce maîtresse. Reste à savoir si Jarrod Bowen sortira un jour du London Stadium pour enfiler le rouge d’Anfield, ou si Liverpool devra dénicher ailleurs l’héritier de Salah.




