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Liverpool et Inter Milan : Jones et Dumfries au centre des discussions

Dumfries dans le viseur de Liverpool, Jones au cœur du jeu d’Inter

Le mercato de Liverpool prend une tournure inattendue. Deux noms, deux trajectoires possibles, et un même fil rouge : Inter Milan. D’un côté Curtis Jones, enfant du club arrivé à neuf ans, aujourd’hui convoité par les champions d’Italie. De l’autre Denzel Dumfries, piston droit puissant et expérimenté, suivi de près par la cellule de recrutement des Reds.

Tout part d’un même rapport, signé Paul Joyce dans The Times. Inter réfléchit à relancer son offensive pour Jones. Liverpool, de son côté, a sérieusement étudié le profil de Dumfries, alors qu’Arne Slot cherche à renforcer le flanc droit de sa défense avant la prochaine saison.

Jones, entre attachement au club et zone de turbulence

Inter ne découvre pas Curtis Jones. Le club lombard avait déjà creusé la piste en janvier, en envisageant un prêt assorti d’une option d’achat. L’idée n’a pas disparu. Le milieu anglais reste dans leurs plans, et l’intérêt s’est même consolidé après un nouveau titre en Serie A et une saison à venir chargée sur plusieurs fronts.

Le problème, c’est le prix. Liverpool évalue Jones autour de 35 millions de livres. Un montant conséquent pour un joueur qui entre dans sa dernière année de contrat. Une situation classique… et dangereuse. Quand le temps file, le pouvoir bascule souvent vers l’acheteur.

Sur le terrain, Jones vit pourtant sa période la plus dense à Liverpool. Sous Slot, il a joué davantage que par le passé, au point d’être parfois déplacé en latéral droit après la blessure longue durée de Conor Bradley. Un poste inhabituel pour lui, qui a ravivé les débats sur son rôle réel dans le projet du nouvel entraîneur.

Techniquement, Jones reste l’un des talents maison les plus raffinés du club. À 25 ans, il n’est ni un pari brut ni un vétéran en bout de course. Tottenham l’avait d’ailleurs ciblé plus tôt dans l’année avant de finalement se tourner vers Conor Gallagher. À Anfield, on continue de le tenir en haute estime, certains le jugeant même plus intéressant que Gallagher en termes d’âge et de potentiel.

Mais le football moderne ne s’encombre pas de nostalgie. L’histoire est belle : gamin de la ville, formé au club, symbole de l’académie. La réalité, elle, se lit dans les colonnes de chiffres et les échéances contractuelles.

Un détail a ajouté du combustible au feu : la réaction de Jones à une publication de Mohamed Salah appelant à un retour au “heavy metal football” de Jürgen Klopp. Beaucoup y ont vu un signe de frustration vis-à-vis des orientations tactiques sous Slot. Rien ne prouve qu’il souhaite partir, mais Inter a flairé une ouverture. Et ne la lâche pas.

Dumfries, la piste qui s’éclaircit pour le couloir droit

Pour les supporters de Liverpool, le nom qui fait le plus de bruit, c’est pourtant celui de Denzel Dumfries.

Le Néerlandais coche plusieurs cases évidentes : puissance, volume de course, projection offensive. Slot le connaît bien, pour l’avoir affronté et observé de près durant ses années aux Pays-Bas. Surtout, le besoin à ce poste est criant. La blessure de Bradley a mis en lumière à quel point l’équilibre du côté droit reposait sur peu de monde.

Dumfries n’est pas un clone de Trent Alexander-Arnold. Son jeu est plus direct, plus vertical, moins axé sur la création intérieure. Mais dans une équipe en transition tactique, cette différence peut devenir une arme. Slot pourrait y voir un profil complémentaire, capable de verrouiller un côté et de donner une dimension plus physique aux phases de transition.

À 30 ans, il ne représente pas un projet à dix ans. Il incarne plutôt une solution immédiate, un joueur de haut niveau habitué à la Ligue des champions et aux grandes affiches internationales. Et là, un chiffre change tout : une clause libératoire fixée à 22 millions de livres, selon Joyce.

Dans un marché où les latéraux d’élite se négocient souvent à des montants démesurés, cette somme ressemble à une opportunité. C’est précisément le genre de dossier que Liverpool aime exploiter : prix maîtrisé, profil ciblé, adéquation tactique claire.

Inter, de son côté, doit aussi réfléchir à l’après-Dumfries. La perspective de récupérer Jones dans la même fenêtre de transferts n’est pas négligeable. Il n’est pas question, à ce stade, d’un échange direct formalisé entre les deux joueurs, mais les trajectoires se croisent. Et elles se rapprochent.

Un été charnière pour Slot et la direction sportive

Arne Slot n’a pas droit à un été tranquille. Il doit gérer des fins de contrat, des états d’âme, un héritage tactique lourd et l’exigence de rester compétitif immédiatement après l’ère Klopp. Chaque décision compte double.

Le cas Jones en est l’illustration parfaite. Le garder, c’est miser sur un joueur formé au club, encore perfectible, mais déjà performant. Le vendre, c’est accepter de se séparer d’un symbole pour rééquilibrer l’effectif et financer, potentiellement, des renforts ciblés comme Dumfries.

En parallèle, la piste du Néerlandais prend de l’épaisseur. Un latéral droit expérimenté, à un prix accessible, avec un entraîneur qui connaît ses qualités : le tableau est séduisant pour Liverpool. Surtout dans une zone du terrain où la moindre blessure a déjà failli tout faire vaciller.

L’histoire entre les Reds et Inter Milan ne se résume plus à un simple intérêt croisé. Elle dessine un possible jeu de chaises musicales : un milieu anglais vers San Siro, un international néerlandais vers Anfield.

Tout dépend désormais de la hiérarchie des priorités à Liverpool. Slot considère-t-il Jones comme une pièce centrale de son projet ou comme un actif monnayable pour construire une équipe plus équilibrée ? La réponse à cette question dira beaucoup de la direction que prendra le club.

Une chose est sûre : avec les révélations de Paul Joyce, le nom de Denzel Dumfries s’est installé au cœur des discussions. Et si ce dossier venait à s’accélérer, il pourrait bien devenir le symbole du premier grand virage de l’ère Slot.