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Liverpool débute l’ère Iraola avec un effectif amoindri

Andoni Iraola s’apprête à vivre son premier match officiel sur le banc de Liverpool ce dimanche. Un baptême du feu en Premier League face à Newcastle United… sans plusieurs cadres, déjà coincés à l’infirmerie.

Le club n’a presque pas bougé sur le marché des transferts. Résultat : les mêmes visages ont enchaîné les minutes en préparation, parfois jusqu’à la casse. Et c’est avec ce groupe réduit qu’Iraola doit lancer sa saison.

Isak, l’attaquant indispensable

Alexander Isak symbolise ce paradoxe. De retour d’une Coupe du monde réussie avec la Suède, l’attaquant a illuminé les derniers matches amicaux. Il enchaîne, il marque, il rassure. Mais son corps, lui, reste sous surveillance après les pépins de la première saison d’Iraola à Liverpool.

L’entraîneur l’a reconnu vendredi : Isak est un joueur majeur, dans une forme encourageante, qui s’entraîne tous les jours et accumule les minutes. Il compte sur lui pour les buts, mais pas seulement. Iraola insiste sur le travail sans ballon, sur le pressing, sur l’implication totale. Isak veut marquer, son coach le juge surtout sur ce qu’il offre à l’équipe dans le jeu global.

Et il va devoir tenir le choc. Car derrière lui, la concurrence est décimée.

Ekitike et Bradley, longue traversée du désert

Hugo Ekitike ne reviendra pas de sitôt. Victime d’une rupture du tendon d’Achille en avril, l’attaquant est condamné à regarder les premiers mois de la saison depuis les tribunes. Les nouvelles données par Iraola en juillet n’ont rien de rassurant : on parle de plusieurs mois encore avant de le revoir en rouge.

Même scénario pour Conor Bradley. Touché gravement au genou avant même la blessure d’Ekitike, le latéral a passé l’essentiel de 2026 à l’écart. Là aussi, le staff vise un retour vers novembre ou décembre. Pas avant.

Iraola l’a résumé clairement : dans l’ordre des retours, Giovanni Leoni est le plus proche, puis viennent Bradley et Ekitike. Pour ces deux derniers, la route est encore très longue. On parle de mois, pas de semaines.

Gomez, premier coup dur de la pré-saison

Comme si cela ne suffisait pas, Joe Gomez a rejoint la liste. Le défenseur a dû quitter le terrain après seulement dix minutes lors du match de préparation contre Sunderland le mois dernier.

Le verdict est tombé : lésion musculaire. Rien de catastrophique, mais assez sérieux pour le tenir éloigné des terrains plusieurs semaines. Iraola estime qu’il sera quasiment impossible de le récupérer pour le début de la saison, tant l’échéance se rapproche. Le technicien se donne une base d’un mois d’absence, sans exclure un léger dépassement.

Une date circule déjà : un possible retour lors du déplacement à Ipswich, le vendredi 4 septembre. Un objectif raisonnable, sans garantie.

Leoni, un retour attendu après un calvaire

Giovanni Leoni, lui, aperçoit enfin une lumière au bout du tunnel. Victime d’une rupture des ligaments croisés, le défenseur aura manqué près d’un an de compétition lorsqu’il retrouvera le groupe.

Iraola l’a confirmé : Leoni est le plus proche d’un retour parmi les blessés de longue durée. Mais même pour lui, la prudence reste de mise. Après une telle blessure, la moindre précipitation peut tout gâcher.

Une saison à lancer avec un noyau réduit

Pour l’instant, Liverpool doit composer avec ce qu’il a. Un Isak appelé à porter l’attaque presque seul pendant que l’infirmerie se remplit, un secteur défensif fragilisé par les absences de Gomez et Leoni, et des couloirs privés de Bradley.

La bonne nouvelle pour Iraola, c’est le calendrier : un match environ tous les sept jours en début de saison. Un rythme qui devrait permettre de ménager les organismes et de protéger ceux qui restent debout.

Reste une question simple, brutale : ce noyau resserré tiendra-t-il assez longtemps pour que Liverpool reste dans le bon wagon avant les retours annoncés de novembre et décembre ?