Liverpool envisage Olise pour remplacer Salah
À Liverpool, une question obsède déjà tout Anfield : comment remplacer Mohamed Salah ? Steven Gerrard, lui, a un nom en tête. Et un seul.
« Si vous voulez faire venir un remplaçant direct de Salah, il y a très peu d’options. Olise en serait une », a lâché l’ancienne légende des Reds sur talkSPORT. Puis il a aussitôt refroidi l’enthousiasme : « Je ne pense pas qu’il soit disponible. »
Un joyau sous clé à Munich
Michael Olise n’est pas simplement un nom sur une short-list. À 24 ans, le Français est devenu l’une des pierres angulaires du Bayern. Recruté à Crystal Palace en 2024 pour 53 millions d’euros, il s’est imposé comme un créateur de différences constant.
Les chiffres parlent pour lui : 44 actions décisives cette saison, avec 16 buts et 28 passes décisives. Un rendement de meneur de jeu élite, qui attire forcément les regards. Liverpool, mais aussi Real Madrid et FC Barcelona, suivent la situation de près.
Sur le papier, un transfert ferait sens. Dans la réalité, il ressemble à une chimère.
Olise est lié au club bavarois jusqu’en 2029. Un contrat long, un rôle central, un statut de chouchou du public. À Munich, les rumeurs déclenchent surtout des sourires.
Karl-Heinz Rummenigge l’a dit sans détour dans la presse espagnole : ces spéculations amusent le Bayern. « Il lui reste encore trois ans de contrat, il n’y a rien de plus à dire. Les gens viennent au stade pour des joueurs comme lui », a-t-il rappelé, refermant sèchement le dossier.
200 millions sur la table ? Le Bayern ne bronche pas
Les informations venues d’Angleterre évoquent pourtant une offensive XXL. Liverpool serait prêt à poser 200 millions d’euros pour convaincre le Bayern de lâcher son numéro créatif. Une somme qui le propulserait dans la stratosphère des plus gros transferts de l’histoire.
À Säbener Straße, la ligne officielle reste inflexible. Le directeur sportif du Bayern, Max Eberl, a assuré récemment que le club ne consacrait « pas une seule pensée » à un départ d’Olise. Le message est clair : l’argent ne suffit pas toujours.
Le Français est désormais jugé indispensable. Au cœur du jeu, décisif semaine après semaine, il incarne le présent et l’avenir du Bayern. On ne laisse pas filer ce genre de joueur au moment où il atteint sa pleine maturité.
L’après-Salah, casse-tête majuscule
Si Liverpool insiste autant, c’est parce que le compte à rebours a déjà commencé. Mohamed Salah a annoncé fin mars qu’il quitterait le champion d’Angleterre en titre à la fin de la saison, malgré un contrat courant jusqu’en 2027.
Depuis 2017, l’Égyptien a porté le club sur ses épaules : 255 buts en 436 matches, des saisons à plus de 30 réalisations, des soirées européennes marquantes, une Premier League et une Champions League au palmarès. Remplacer une telle machine à marquer et à décider ne se résume pas à trouver un bon ailier droit.
Son futur reste flou. Des rumeurs insistantes envoient Salah vers Al-Ittihad en Arabie saoudite. Rien n’est encore signé, mais à Liverpool, personne ne doute que l’ère Salah touche à sa fin.
D’où cette obsession Olise. Profil créatif, décisif, capable de faire basculer un match d’un geste. Sur le terrain, l’idée colle. Sur le marché, elle se heurte à un mur.
Gerrard lucide : « Pas forcément un clone »
Steven Gerrard, lui, connaît trop bien la maison pour croire à un unique plan A. Il sait comment travaille le département recrutement du club.
« Le service de scouting de Liverpool aura plusieurs options en tête. Il ne faut pas forcément un remplaçant poste pour poste », estime l’ancien capitaine. Autrement dit, les Reds pourraient choisir de redistribuer les responsabilités offensives plutôt que de chercher un nouveau Salah en copie conforme.
Liverpool devra trancher : tenter le coup de force pour un Olise quasiment intouchable, ou réinventer son attaque avec d’autres profils, peut-être moins clinquants, mais plus accessibles.
Dans un marché où les vrais game-changers se comptent sur les doigts d’une main, la question n’est plus seulement de savoir qui peut succéder à Salah. Elle devient plus brutale : qui, aujourd’hui, peut encore être arraché à un géant comme le Bayern ?




