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Liverpool face à Brentford : rotation et défis d'Iraola

À peine le temps de reprendre leur souffle. Trois jours après un spectaculaire 6-3 face au LASK en Champions League, Liverpool remet le bleu de chauffe samedi sur la pelouse de Brentford, au Gtech Community Stadium, avec une certitude : Andoni Iraola va faire tourner.

Iraola face au mur du calendrier

Le calendrier serre la vis, Iraola ouvre l’effectif. Entre le déplacement à Brentford et la réception de Villarreal mardi en Europe, l’entraîneur des Reds n’a plus le luxe de s’accrocher à un onze-type.

« Dans cette période, quand on joue tous les trois jours – presque moins de trois jours – tu as besoin de plus de joueurs », a-t-il rappelé devant les médias. Le message est clair : personne ne se repose, tout le monde doit être prêt.

Il l’a déjà prouvé en milieu de semaine en remaniant son équipe. Il recommencera ce week-end. Et il recommencera encore avant Villarreal. La rotation n’est plus une option, c’est un principe de survie.

« Nous avons besoin de tout le monde, nous aurons besoin de tout le monde à un moment ou à un autre », insiste Iraola. À Liverpool, la hiérarchie existe, mais le banc n’est plus un simple décor.

Gravenberch suspendu, des retours en vue

Pour composer son puzzle, Iraola devra toutefois se passer de Ryan Gravenberch. Le milieu néerlandais purge un match de suspension après son carton rouge reçu lors de la défaite contre Manchester City en championnat. Un coup dur dans la densité de l’entrejeu, mais l’Espagnol récupère des munitions ailleurs.

Cody Gakpo, Alexander Isak et Dominik Szoboszlai pourraient en effet réapparaître dans le groupe. Tous trois s’étaient blessés pendant la trêve internationale et avaient manqué les rendez-vous face à Manchester City et au LASK.

Rien n’est encore gravé dans le marbre, Iraola reste prudent, mais cette fois il laisse une porte entrouverte : leur retour n’est plus exclu. De quoi offrir des solutions offensives et techniques supplémentaires, au moment où les minutes commencent à peser dans les jambes.

Autre bonne nouvelle : Federico Chiesa et Wataru Endo redeviennent disponibles après avoir été écartés en milieu de semaine pour des raisons de règlement en compétition européenne. Deux profils différents, deux cartes supplémentaires dans la main de l’entraîneur.

En revanche, Conor Bradley, Hugo Ekitike et Giovanni Leoni restent éloignés des terrains pour une longue période. Sur ces dossiers-là, Liverpool sait qu’il faudra patienter.

Brentford entre doutes physiques et espoirs de retour

En face, Brentford ne traverse pas ce marathon indemne non plus. Keith Andrews surveille de près l’état de Kevin Schade et Jannik Schuster, touchés lors du nul 2-2 à Aston Villa.

Les deux joueurs ont repris la course cette semaine. Reste à savoir jusqu’où ils pourront pousser à l’entraînement à la veille du match. Andrews ne prendra pas de risque inutile, mais l’idée de les récupérer pour défier Liverpool n’est pas écartée.

L’horizon s’éclaircit aussi pour Sepp van den Berg, ancien défenseur de Liverpool, ainsi que pour Nathan Collins et Mikkel Damsgaard, tous en phase de retour vers la pleine capacité. Brentford ne sera peut-être pas au complet, mais les Bees regagnent peu à peu de la profondeur.

Entre West London et l’Europe, une ligne de crête

Ce déplacement à Brentford tombe au pire moment sur le plan physique, mais au meilleur pour jauger la solidité mentale des Reds. Une équipe qui vient d’inscrire six buts en Champions League, qui enchaîne les voyages, et qui doit déjà penser à Villarreal sans se brûler les ailes en Premier League.

Iraola le sait : la moindre erreur de dosage se paie cash dans ce genre de séquence. Trop de changements, et la cohésion vacille. Pas assez, et les jambes lâchent avant l’Europe.

Samedi à West London, Liverpool jouera bien plus qu’un simple match de championnat. C’est un test grandeur nature de sa capacité à vivre avec un calendrier qui ne pardonne rien, et à prouver que l’expression « on a besoin de tout le monde » n’est pas qu’un slogan de vestiaire.