Lionel Messi soutient Neymar pour le Mondial 2026
Lionel Messi n’a pas tourné autour du pot. Interrogé par Pollo Alvarez sur l’avenir international de son ami Neymar, l’Argentin a clairement pris position : il veut voir le Brésilien au Mondial 2026.
Entre les deux, l’histoire est connue. Des années complices au FC Barcelona, des retrouvailles au Paris Saint-Germain, une relation qui dépasse largement le cadre du terrain. Messi l’a reconnu : il lui est difficile de parler de Neymar avec détachement. Mais l’argument qu’il avance dépasse l’amitié.
Pour lui, la Coupe du monde doit rassembler ce que le football fait de mieux. Et, dès que son corps le laisse tranquille, Neymar fait toujours partie de cette élite.
Un talent freiné par un corps fragile
Longtemps présenté comme l’héritier naturel du duo Messi – Cristiano Ronaldo, Neymar a vu sa trajectoire se briser à répétition. Les blessures ont rythmé les moments clés de sa carrière, cassant l’élan au moment où il semblait prêt à s’installer au sommet.
Aujourd’hui, le numéro 10 brésilien est revenu à la maison, à Santos FC, le club de ses débuts, presque comme un cercle qui se referme. Mais ce retour a surtout été marqué par l’attente et les soins médicaux. Sa dernière apparition avec la Seleção remonte à octobre 2023. Depuis, les interrogations se multiplient : reviendra-t-il un jour à 100 % ?
Les chiffres récents sont cruels. À 34 ans, Neymar n’a disputé que huit matchs avec Santos cette année, miné par des problèmes récurrents au genou. Une première intervention chirurgicale en décembre, une nouvelle en mars : chaque tentative de relance s’est heurtée à un nouveau contretemps. Le temps, lui, ne s’arrête pas, et le calendrier mène à grands pas vers 2026.
Un monument de la Seleção
Pourtant, dès qu’on regarde son héritage en sélection, le doute s’efface un instant. Neymar est le meilleur buteur de l’histoire du Brésil avec 79 réalisations. Il est aussi le deuxième joueur le plus capé du pays, avec 128 sélections. Ces chiffres racontent un poids, une influence, une génération façonnée autour de lui.
C’est cette dimension que Messi met en avant : un Mondial sans Neymar ne serait pas tout à fait le même. Pour l’Argentin, un joueur de ce calibre, s’il est apte, doit être sur la plus grande scène. Point final.
Le sélectionneur brésilien Carlo Ancelotti, lui, ne pourra pas se contenter de la nostalgie ou des états de service. Il devra juger un présent, un état physique, une capacité à enchaîner plusieurs matchs de très haut niveau en quelques semaines. Le staff médical de la Seleção suivra chaque minute jouée avec Santos, chaque séance d’entraînement, chaque réaction de ce genou qui dicte désormais la carrière du numéro 10.
Cafu, autre voix forte en faveur de Neymar
Messi n’est pas le seul grand nom à prendre publiquement position. Légende parmi les légendes, Cafu s’est lui aussi rangé derrière Neymar. L’ancien capitaine champion du monde a rappelé à quel point l’attaquant brésilien reste un phénomène technique, allant jusqu’à affirmer qu’il possède, à l’état brut, plus de talent naturel que Messi et Cristiano Ronaldo.
Pour Cafu, une condition domine toutes les autres : si Neymar est prêt physiquement et mentalement, il peut encore faire basculer un match à lui seul. Le débat ne porte donc pas sur le niveau intrinsèque, mais sur la capacité à retrouver un corps qui suive les idées.
L’ultime décision, Cafu le sait, appartiendra à Ancelotti. Elle dépendra des examens, des sensations du joueur, de la confiance que le sélectionneur accordera à un leader qui arrive au Mondial avec un passé médical lourd.
Entre rêve et compte à rebours
La situation de Neymar se joue désormais sur une ligne de crête. D’un côté, le soutien public de figures comme Messi et Cafu, la mémoire encore vive de ses exploits en sélection, le désir de boucler son histoire avec la Coupe du monde sur un dernier grand chapitre. De l’autre, un corps qui résiste, un âge qui avance, un Brésil en reconstruction, tenté de préparer l’avenir avec une nouvelle génération.
Le compte à rebours vers 2026 a déjà commencé. Reste une question brûlante : la prochaine Coupe du monde écrira-t-elle un dernier acte avec Neymar en scène principale, ou tournera-t-elle la page sans lui ?




