Le dernier chapitre amer de Lionel Messi à la Coupe du Monde avec l'Argentine
En 2022, l'Argentine a offert à Lionel Messi une victoire en Coupe du Monde pleine de romantisme. Mais le spectacle offert lors de leur défaite face à l'Espagne a fait disparaître toute bienveillance.
Messi dans un rôle effacé au cœur de la finale 2026
Alors que les joueurs espagnols célébraient avec ferveur le but de Ferran Torres, Messi réajustait simplement ses chaussettes, fatigué. Ce n'était pas un Messi colérique, mais un homme épuisé, dont la troisième finale mondiale s’était transformée en simple effort physique sous le soleil de New Jersey. En prolongation, sa présence sur le terrain était minimale, comme s’il se tenait à l’écart d’une équipe qui décevait.
Un football argentin tiraillé entre beauté et dureté
Le football argentin fascine par ses contrastes. La légende veut qu’il incarne le plus beau football, symbolisé par Messi aujourd’hui, mais aussi par des figures historiques comme Maradona ou la sélection victorieuse de la Copa América 1957, menée par une attaque flamboyante surnommée la nuestra. Cette équipe incarnait un style offensif libre, mais aussi une certaine ruse et un goût pour les petites tricheries, parfois même brutales, comme l’illustre la fameuse main de Dieu de Maradona.
Des styles opposés et des finales contrastées
Les victoires mondiales argentines reflètent ces tensions. En 1978, sous César Luis Menotti, l'équipe pratiquait un jeu offensif élégant. Quatre ans plus tard, Carlos Bilardo imposa une rigueur pragmatique, emmenée par Maradona, pour décrocher le titre en 1986. La finale de 1990 fut une rencontre rugueuse, souvent considérée comme l’une des plus laides de l’histoire, un souvenir qui rappelle étrangement ce qui s’est passé récemment.
Une fin de carrière de Messi marquée par l’amertume
Après plusieurs échecs douloureux, les années 2020 ont vu l’émergence d’un nouvel élan avec Scaloni à la tête, construisant une équipe autour de Messi. Leur triomphe en 2022 contre la France reste sans doute la meilleure finale jamais jouée. En 2024, Messi a encore impressionné en inscrivant six buts lors de la phase de groupes aux États-Unis, avec des gestes magiques qui rappelaient son apogée. Mais la suite fut plus difficile.
Un match final où l’anti-football a dominé
Face à une Espagne techniquement supérieure et plus fraîche, l’Argentine a choisi des méthodes sombres. L'arbitre a laissé faire beaucoup de fautes non sanctionnées, permettant à l’équipe de gêner le jeu espagnol par des interventions musclées. Mais il manquait la beauté dans ce combat acharné. Le carton rouge d’Enzo Fernández avant la fin du temps réglementaire a aggravé la situation. Paredes, entré pour calmer le milieu, a fini par jouer des coudes, tandis que l’après-match a été marqué par une bagarre provoquée par Nahuel Molina.
Messi, un dernier éclat au milieu du chaos
Malgré tout, Messi a tenté de briller. Il a délivré une belle passe à Pedri, provoqué un corner puis frappé un tir puissant que Mikel Merino a encaissé courageusement. Un incident futile a même vu Messi essayer de faire sanctionner un adversaire pour avoir parlé en couvrant sa bouche. C’était symptomatique : il ne restait plus grand-chose à offrir.
Une finale difficile à retenir
Quand l’Espagne a fêté sa victoire, on avait du mal à croire que cette finale resterait dans les mémoires. Qui voudrait se souvenir d’un Messi évoluant dans une équipe cherchant à gagner en trichant ? Cela n’entache en rien sa carrière ni son héritage, mais c’est dommage que ce chapitre final ait été si sombre, surtout avec l’équipe qui l’avait aidé à atteindre les sommets.




