Leeds sans James face à Arsenal : Farke doit composer
Leeds se rend à Londres avec un coup derrière la tête. Daniel Farke l’a confirmé devant la presse : Daniel James ne sera pas du voyage à l’Emirates Stadium. Touché au dos lors de son passage en sélection, le Gallois laisse un vide dans un secteur offensif déjà sous tension.
« Daniel James manquera le match contre Arsenal, il est forfait avec une blessure au dos. Il est revenu de son équipe nationale avec ce problème et, pour cette raison, il n’est pas disponible pour ce match », a expliqué l’entraîneur allemand.
Une phrase sèche, qui résume l’ampleur du contretemps pour une équipe invaincue mais déjà contrainte de jongler avec les absences.
Derrière, la situation n’est guère plus confortable. Joe Rodon reste à l’infirmerie. Le défenseur poursuit sa rééducation après un souci aux ischio-jambiers. Farke refuse toutefois de céder au pessimisme : « Joe est sur la bonne voie dans sa rééducation et progresse bien. Il a déjà eu des séances individuelles sur le terrain mais il faudra encore un peu de temps avant qu’il ne reprenne l’entraînement avec le groupe. »
Pas de retour immédiat donc, mais un horizon qui commence à se dégager.
Au milieu de ces mauvaises nouvelles, quelques éclaircies. Sur le plan offensif, Jean-Matteo Bahoya et Harry Wilson se rapprochent du rythme de la compétition. Deux dossiers suivis de très près par le staff, tant chaque option compte à l’approche d’un déplacement de ce calibre.
Bahoya
Revenu lui aussi de sélection avec une cheville touchée, le jeune offensif a donné des signes encourageants. « Jean-Matteo Bahoya est également revenu avec une entorse à la cheville mais il va beaucoup mieux. Aujourd’hui, il était pour la première fois avec nous sur le terrain. Nous devons maintenant attendre et voir comment son corps réagit, mais il semble y avoir une chance qu’il soit disponible. Au moins, il y a eu des progrès », a détaillé Farke.
Une lueur d’espoir, mais pas de certitude. Le staff ne prendra aucun risque inutile, tout en sachant que sa présence sur le banc, voire plus, pourrait changer le visage du match.
Harry Wilson
Le cas Harry Wilson suit une trajectoire similaire, avec un pas d’avance. L’ailier a repris l’entraînement collectif après sa blessure musculaire. « Et aussi une bonne nouvelle avec Harry Wilson après sa blessure musculaire : il est de retour à l’entraînement avec l’équipe depuis mardi. Là encore, nous devons voir comment son corps réagit mais il y a aussi une chance qu’il soit disponible pour ce match », a indiqué le technicien.
Là encore, prudence. Mais pour Farke, pouvoir compter ne serait-ce que sur quelques minutes de Wilson, dans un match où chaque transition peut peser lourd, représente déjà un atout potentiel.
Pendant que Leeds compte les présents et les absents, Arsenal avance avec la sérénité d’un prétendant installé. L’équipe de Mikel Arteta occupe la deuxième place du classement, avec quatre victoires sur ses cinq premières rencontres. Le tableau est clair : l’Emirates n’est pas exactement l’endroit idéal pour gérer une pénurie de cadres.
Les chiffres rappellent d’ailleurs l’ampleur du défi. Arsenal reste sur huit victoires consécutives face à Leeds, et n’a plus perdu à domicile contre le club du Yorkshire depuis neuf rencontres. Une domination nette, presque écrasante, qui pèse forcément dans les têtes avant le coup d’envoi de ce samedi 10 octobre.
Pour Farke, la marge de manœuvre se réduit, mais l’équation reste la même : protéger l’invincibilité de son équipe, malgré un groupe amoindri, sur l’un des terrains les plus hostiles du pays. Entre les joueurs en reprise, les cadres encore en soins et un adversaire lancé à pleine vitesse, Leeds s’avance vers un test grandeur nature.
Reste à savoir si cette série londonienne à sens unique va se prolonger, ou si ce Leeds diminué trouvera justement dans l’adversité le ressort pour briser la logique annoncée.




